Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

COVID-19: les réclamations pour des antidépresseurs ont augmenté en 2020

Par Julie Côté
pharmacien

Avec la pandémie de COVID-19, les réclamations d’antidépresseurs ont augmenté de plus de 20% au Québec au cours des six premiers mois de 2020 par rapport au premier semestre de 2019, révèle Express Scripts Canada (ESC).

Le fournisseur de services de télépaiements des réclamations d’assurance médicaments soutient que la province a enregistré une augmentation de plus de 20% des réclamations pour ce type de médicament entre les mois de janvier et juin par rapport à la période correspondante de 2019. Il s’agit de l’augmentation la plus importante parmi les provinces et territoires du pays. Le Canada a connu une hausse des réclamations de 11%.

Cette hausse ne se reflète cependant pas chez les assurés du public. La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) enregistre une diminution de moins de 1% des réclamations par rapport aux six premiers mois de 2019.

Selon le rapport de l’ESC, il y a eu une augmentation de 24% du nombre de femmes ayant fait une réclamation pour des antidépresseurs par rapport au premier semestre de 2019. Du côté des hommes, la hausse est de 21%. De plus, 23% plus d’individus âgés de 19 à 35 ans ont fait des réclamations pour des médicaments utilisés pour traiter la dépression. Encore ici, les chiffres de la RAMQ ne confirment pas de tendance à la hausse, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes.

Nous avons tenté de contacter plusieurs compagnies d’assurance privées, mais, par crainte de nuire aux ententes de confidentialité avec leurs clients, elles ont toutes refusé de nous accorder une entrevue.

>> À lire aussi: Comment soigner une dépression et remonter la pente

La santé mentale des Québécois

Dans son plus récent Indice de santé mentale, le fournisseur de solutions technologiques pour les régimes d’assurance collective Morneau Shepell expliquait que depuis son éclosion la COVID-19 a détérioré la santé mentale des Canadiens et des Québécois.

Pour le mois d’août 2020, le score du Québec était de 11,3 points en dessous de la valeur de référence de 75 établie par l’entreprise, qui tient compte des années 2017, 2018 et 2019. C’est le huitième mois consécutif que la province enregistre un score négatif, qui signifie que la santé mentale est affaiblie par rapport aux années précédentes.

Quoi faire pour avoir de l’aide?

Pour obtenir de l’aide via le régime public, vous devez contacter le CIUSSS le plus près de votre domicile ou votre médecin de famille, qui vous inscrira au guichet d’accès en santé mentale. Les délais restent cependant très longs. Si la personne à la recherche d’aide développe des idées suicidaires, il faut se présenter à l’urgence.

Des institutions scolaires et certains milieux de travail offrent des programmes de consultation psychologique gratuits ou à faible coût.

Si l’argent n’est pas un problème, le secteur privé offre une panoplie de thérapeutes de tout âge et de tout type d’expérience, offrant des séances de 50 minutes coûtant généralement de 80 à 130 $. La meilleure façon de trouver un psychologue est de passer par le site de l’Ordre des psychologues du Québec.

>> À lire aussi : Mon psy est un robot

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.