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COVID-19: le nombre de guérisons… a doublé! Pourquoi?

Par Catherine Crépeau Mise en ligne : 29 Juillet 2020 Shutterstock.com

nombre_de_guerisons Shutterstock.com

Combien y a-t-il réellement de personnes qui se sont rétablies après avoir été infectées par le coronavirus? Une récente révision des données de l’Institut national de santé publique (INSPQ) a fait chuter de 94 % le nombre de cas actifs et doubler le nombre de guérisons. Pourquoi cette différence?

L’INSPQ a introduit un nouvel algorithme pour remplacer un outil qui sous-estimait le nombre de cas rétablis. Les résultats sont frappants. Au 22 juillet, le pourcentage de cas actifs est passé soudainement de 44,4 % à 2,5 % et celui des guérisons de 45,6 % à 87,6 %. L’algorithme est appliqué de façon rétroactive pour les cas sans statut «rétablis» dans le système de données et qui ne sont pas hospitalisés ou décédés. Ces personnes ne contribueraient présumément plus à la transmission de la maladie.

Des variations spectaculaires qui ont fait réagir l’Institut économique de Montréal (IEDM). «Clairement, les données doivent être mises à jour de façon plus fréquente. On peut se demander depuis combien de temps on répétait un nombre de cas actifs au Québec qui était à des années lumière de la réalité», observe Gaël Campan, économiste senior à l’IEDM.

Le groupe de réflexion sur les politiques publiques souligne qu’un climat de peur, peu propice au débat rationnel, est alimenté par des données qui manifestement n’étaient plus bonnes. «Il faut faire nettement mieux à ce chapitre», conclut-il.

Révision des façons de faire

Pour l’INSPQ, le nouvel algorithme permet d’éliminer les doublons. En effet, plusieurs tests de laboratoire peuvent être effectués pour une même personne. Cette dernière peut donc être comptabilisée chaque fois qu’une analyse en laboratoire est faite pour elle, ce qui peut mener à une surestimation du nombre de personnes testées pour la COVID-19 (aussi appelées personnes évaluées) et du nombre de personnes dont le test est positif (cas confirmés) et négatif (cas infirmés).

Depuis le 22 juillet, l’analyse des données en provenance des laboratoires exclut les résultats des tests supplémentaires émis pendant la durée théorique d’un même épisode d’infection confirmée de COVID-19, soit dans les 90 jours suivant le premier résultat positif émis. Ce changement influence à la baisse le nombre de personnes dont le test est négatif et donc, le total de personnes testées.

Qui est considéré comme rétabli?

Le nouvel algorithme exclut du calcul des cas rétablis ceux identifiés comme «décédés» ou «hospitalisés». Une personne est considérée comme rétablie lorsqu’elle satisfait aux critères de levée d’isolement, tels que l’obtention d’un test négatif au coronavirus pour les personnes susceptibles d’avoir été contaminées ou la fin de la période de 14 jours depuis les débuts de la maladie pour les personnes ayant été infectées.

Alors que le gouvernement s’attend à faire face à une seconde vague de coronavirus, il est important d’avoir des données à jour pour alimenter la discussion afin les décideurs politiques puissent faire des choix éclairés quant aux mesures de prévention à imposer et à leur durée.

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