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COVID-19 et rentrée: l’INSPQ demande de la souplesse face aux symptômes

Par Frédéric Perron
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L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) met en garde contre une «surveillance symptomatique trop rigoureuse» chez les enfants qui fréquentent la garderie ou l’école.

L’organisme a publié voilà quelques jours le Guide pour la gestion des cas et des contacts de COVID-19 dans les services de garde et dans les établissements d’enseignement préscolaire, primaire et secondaire. Ce document vise à soutenir les Directions de santé publique dans la réalisation des enquêtes de cas de COVID-19 et des interventions dans les services de garde et en milieu scolaire.

Dans son guide, l’INSPQ se montre plutôt rassurant quant au coronavirus chez les enfants. «Une revue rapide de la littérature scientifique indique que la COVID-19 chez les enfants semble moins sévère que chez les adultes; que les enfants présentent des symptômes légers à modérés ou sont asymptomatiques; que les symptômes présentés sont peu spécifiques et peu prédictifs d’une infection à la COVID-19, excepté l’anosmie [NDLR: perte de l’odorat].»

Appel au calme

L’organisme lance d’ailleurs un certain appel au calme, à l’approche de la rentrée: «Étant donné le caractère non spécifique des symptômes de la COVID-19, il est important d’éviter qu’une surveillance symptomatique trop rigoureuse ait des conséquences exagérées pour les enfants et leurs parents. […] Maintenir des critères stricts d’exclusion équivaudrait à refuser à plusieurs enfants l’accès à un service de garde/milieu scolaire pour une grande partie de la saison des infections respiratoires à venir, ce qui n’est pas souhaitable.»

Autrement dit, l’école ou la garderie ne devrait pas fermer la porte à votre enfant au moindre écoulement nasal.

«Je comprends le point de vue de l’INSPQ, affirme Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. La non-fréquentation scolaire peut aussi avoir des effets négatifs chez l’enfant, notamment en ce qui concerne l’apprentissage et le développement psychosocial. Cela dit, je pense qu’il faut rester prudent.»

Que faire en cas de symptômes?

D’après Jean-François Piché, un conseiller en relations du travail à la Centrale des syndicats du Québec qui a participé à plusieurs groupes de discussion sur la rentrée dans le contexte de la COVID-19, il subsiste un certain flou quant aux symptômes à surveiller chez les enfants.

«Ce qui n’est pas encore tout à fait clair, c’est à partir de quand un parent doit garder son enfant à la maison, dit-il. Est-ce que ça prend un symptôme, deux symptômes? On s’entend qu’un simple écoulement nasal, c’est peut-être un peu trop restrictif. Si on se met à faire ça, on va retirer trop d’élèves des milieux, et ce n’est pas souhaitable.»

Selon la «Marche à suivre en cas de COVID-19 en milieu scolaire» émise par le gouvernement du Québec, les symptômes à surveiller sont les suivants: fièvre, toux, difficulté à respirer, mal de gorge, perte de goût et d’odorat, grande fatigue, perte d’appétit importante, douleurs musculaires généralisées, vomissements et diarrhée. Si votre enfant présente certains de ces symptômes, vous devrez appeler au 1 877 644-4545. On vous indiquera alors s’il doit rester à la maison et s’il doit passer un test de dépistage. Le gouvernement du Québec a également mis en ligne un outil d'autoévaluation des symptômes de la COVID-19.

>> À lire aussi: Rhume, grippe, COVID-19... comment distinguer les symptômes?

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