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COVID-19: ce qu’il faut savoir sur les doses de rappel

Par Florence Dujoux
dose-rappel-vaccin-covid PIC SNIPE/Shutterstock.com

Le gouvernement lance une «campagne de vaccination massive» contre la COVID-19 pour se préparer à une éventuelle nouvelle vague cet automne, mais les Québécois sont divisés sur la pertinence des doses de rappel.

La dose de rappel est peu populaire au sein de la population générale jusqu’à présent. La proportion de Québécois de plus de 5 ans ayant reçu leur troisième dose stagne autour de 56 %, même si 88 % des plus de 60 ans l’ont obtenue. Ces chiffres sont-ils imputables à la fatigue pandémique? En conférence de presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, les a plutôt attribués au grand nombre de personnes ayant récemment contracté la COVID, surtout chez les jeunes.

Pour les responsables de la santé publique, il est essentiel d’aller chercher un rappel pour maintenir son niveau de protection. «Il faut rappeler à notre mémoire immunitaire ce qu’elle doit faire», a expliqué la présidente du Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ), la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach-Thanh, précisant que les vaccins à base d’ARN messager actuellement disponibles offrent une protection de 6 à 8 semaines contre les infections et de 5 à 6 mois contre les hospitalisations avec les sous-variants d’Omicron.

Les intervalles recommandés

Fini le décompte du nombre de doses! Vous devez désormais tenir compte du temps écoulé depuis votre plus récente injection pour déterminer s’il est temps d’en recevoir une nouvelle. Tous les adultes ayant eu leur dernière dose il y a cinq mois ou plus devraient recevoir une dose de rappel.

Que faire si vous faites partie des nombreux Québécois ayant contracté la maladie dans les derniers mois? «Lorsque vous avez eu la COVID, on recommande d’attendre trois mois», a indiqué le ministre Dubé. Il faut tenir compte de l’événement le plus récent pour savoir quand se faire vacciner.

Le calendrier de vaccination proposé

La vaccination automnale, en cours depuis le 15 août dans les CHSLD et dans les résidences privées pour aînés (RPA), devrait se terminer le 25 septembre. Les personnes âgées de 60 ans et plus, ainsi que le personnel de santé, peuvent pour leur part prendre rendez-vous sur Clic Santé. Les 18 ans et plus pourront les imiter à compter du 29 août.

Environ 150 cliniques de vaccination sont mises en place, en plus des pharmacies qui offrent le service. La campagne donnera lieu à la réouverture de grands centres, comme la clinique du Stade olympique à Montréal. Selon le ministre Dubé, le réseau de la santé dispose d’environ 300 000 vaccins pas semaine. «On a la capacité de vacciner tous ceux qui le souhaitent», affirme-t-il.

La nouvelle génération de vaccins

Le «vaccin bivalent» a pour particularité de cibler à la fois la souche originale du coronavirus et le sous-variant Omicron BA.1. Mis au point par Moderna, il a récemment été approuvé au Royaume-Uni, où il sera utilisé pour les doses de rappel administrées aux adultes. En comparaison, les vaccins actuellement disponibles sont monovalents et adaptés au coronavirus original.

Devriez-vous attendre que la nouvelle génération de vaccins soit disponible ici pour tendre le bras? Pas selon les autorités sanitaires, qui pointent les incertitudes liées à la date d’approbation par Santé Canada et au nombre de vaccins disponibles. Santé Canada étudie présentement les demandes d’homologation du vaccin bivalent de Moderna et du vaccin actualisé de Pfizer.

Et les moins de 18 ans?

À la veille de la rentrée scolaire, qui s’accompagnera d’une augmentation du nombre de contacts, se pose la question de la mise à jour de la vaccination des plus jeunes.

Tous les adolescents de 12 à 17 ans ont déjà la possibilité de recevoir une dose de rappel, en respectant un délai minimum de cinq mois après leur dernière dose de base. Jusqu’à maintenant, moins de 20 % d’entre eux l’ont reçue. Elle est recommandée aux jeunes présentant un risque élevé de complications, ce qui inclut certaines conditions médicales, mais aussi le fait de vivre dans un milieu collectif fermé.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) autorise une dose de rappel du vaccin Pfizer-BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans. C’est le premier vaccin contre la COVID-19 autorisé comme dose de rappel pour ce groupe d’âge.

Pour les tout-petits de 6 mois à 4 ans, la vaccination a débuté au mois de juillet, il n’est donc pas encore question de dose de rappel. Selon le Ministère, moins de 10 000 doses de vaccin ont été administrées, sur environ 400 000 enfants de cette tranche d’âge. Seul le vaccin Spikevax de Moderna est autorisé par Santé Canada pour les 0-4 ans. Le CIQ recommande également ce vaccin.

>> À lire aussi: COVID-19: à quoi s’attendre cet automne?

 

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