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COVID-19: à quoi s’attendre cet automne?

Par Florence Dujoux
covid-automne LookerStudio/Shutterstock.com

Difficile de prévoir l’ampleur de la hausse des cas liés à la rentrée! Mais les facteurs de risque sont bien identifiés.

Quels seront nos comportements lors de cette première rentrée sans mesures sanitaires? Comment évaluer la transmission dans la population générale, sans test PCR? Serons-nous confrontés à un nouveau variant plus virulent? Autant d’interrogations qui rendent complexes les projections sur l’évolution de la pandémie dans les prochains mois.

Selon les experts, il reste essentiel de chercher à anticiper ce qui peut se passer pour être paré à toute éventualité. À l’Institut national de santé publique (INSPQ) et à l’Université Laval, on a travaillé sur la modélisation de l’évolution potentielle de la COVID-19 dans le Grand Montréal pour l’automne et l’hiver 2022-2023.

Quatre grands scénarios ont été identifiés, mais il est trop tôt pour déterminer lequel va se concrétiser. «Il y a un scénario où il ne se passe pas grand-chose, avec, peut-être, une petite remontée des cas en décembre, et, à l’opposé, il y a la possibilité, avec un nouveau variant qui échapperait de façon importante à l’immunité, d’avoir une nouvelle vague assez importante», résume le Dr Éric Litvak, vice-président associé aux affaires scientifiques à l’INSPQ.

Ce que l’on sait, c’est que l’évolution de la pandémie dépendra du maintien de l’immunité de la population et des caractéristiques des nouveaux variants potentiels.

L’importance critique de l’immunité hybride

La majorité des Québécois (environ 65 %) présentent une immunité hybride, c’est-à-dire qu’ils ont été à la fois vaccinés et infectés par la COVID-19. Le reste de la population se répartit entre ceux qui sont uniquement vaccinés (immunité vaccinale), ceux qui ont été infectés sans être vaccinés (immunité naturelle) et ceux qui n’ont été ni vaccinés ni infectés (aucune immunité).

«La meilleure protection que l’on peut avoir, c’est l’immunité hybride, qui protège à plus de 95 % contre l’infection, et encore davantage contre les complications», souligne Marc Brisson, directeur du groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses de l’Université Laval.

Pour contrer une huitième vague, encore faudrait-il que l’immunité hybride perdure! Selon les experts interrogés, elle pourrait diminuer, soit parce que les gens ne retournent pas se faire vacciner, soit parce qu’elle est contournée par de nouveaux variants.

Les incertitudes liées aux nouveaux variants

Les sous-variants d’Omicron, BA.4 et BA.5, restent prédominants au Québec actuellement. Mais le virus continue à muter, et il est possible qu’un nouveau variant, doté de caractéristiques différentes, devienne majoritaire cet automne.

Selon Marc Brisson, pour qu’un variant devienne prédominant, il doit avoir un avantage sur les autres. «C’est vraiment une guerre entre les variants, et celui qui va gagner, c’est celui qui échappe le plus aux différents types d’immunité, ou qui est le plus transmissible», explique-t-il.

Même si un nouveau variant était moins sévère, un nombre de cas élevé pourrait entraîner des perturbations importantes dans le système de santé et dans le fonctionnement de la société.

3 conseils pour se prémunir contre une nouvelle vague

• Demeurez prudent

La COVID va continuer à circuler cet automne et à faire partie de nos vies. Il reste donc primordial de maintenir les gestes de base pour limiter sa transmission. Lavez-vous les mains fréquemment, gardez vos distances, toussez dans votre coude et surveillez vos symptômes. Et n’hésitez pas à ressortir votre masque dans les endroits clos, mal ventilés et achalandés. Il reste l’un des meilleurs moyens pour prévenir la transmission du virus.

• Pensez à aérer

Avoir une bonne ventilation dans les lieux clos est essentiel pour limiter la transmission. L’automne est propice aux rassemblements: pensez à ouvrir les fenêtres au bureau, à l’école ou au restaurant!

• Allez chercher votre dose de rappel

Le gouvernement vient d’entreprendre une nouvelle campagne de vaccination massive. Les personnes dont le dernier vaccin remonte à plus de cinq mois sont invitées à le renouveler pour maintenir un niveau de protection le plus élevé possible. «Ça vous aide vous, puisque ça vous protège éventuellement contre l’infection, mais ça nous aide collectivement aussi, puisque plus il y a de gens qui ont une protection à jour, moins il y a de risque que, si une autre vague se produit, elle bouleverse nos vies», fait valoir le Dr Litvak.

Les personnes âgées de 75 ans et plus peuvent prendre rendez-vous depuis une semaine, alors que celles âgées de 60 ans et plus pourront le faire à compter du 22 août. La campagne sera étendue aux 18 ans et plus le 29 août.

Les experts continuent à suivre de près la situation, ici et à l’international, pour détecter le plus tôt possible un nouveau variant qui pourrait représenter une menace. «On espère qu’il n’y aura pas de situations qui vont nécessiter à nouveau des restrictions ou des mesures comme on en a eu dans le passé, mais on n’est pas à l’abri», conclut-il.

>> À lire aussi: COVID-19: avez-vous besoin d’une dose de rappel d’un vaccin? et Doit-on s’inquiéter de la variole simienne?

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