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Contre les jouets offerts chez McDonald’s

Par Lise Bergeron
Contre les jouets offerts chez McDonald’s Réjean Poudrette

Le Center for Science in the Public Interest (CSPI) juge que les jouets donnés chez McDonald’s font partie d’une tactique de marketing hautement discutable et qui serait illégale.

Le CSPI des États-Unis s’attaque à un vieux classique du géant de la restauration rapide. Pour l’organisme de défense des droits des consommateurs, McDonald’s manipule malicieusement les enfants et les incite à consommer du junk food en les attirant avec un jouet. «Cette pratique est anticoncurrentielle, trompeuse et illégale en vertu de plusieurs lois américaines de protection des consommateurs», estime le CSPI.
McDonald’s utilise un puissant et pernicieux outil publicitaire, estime l’organisme, qui menace de déposer une poursuite contre la chaîne de restaurants si elle s’obstine à continuer dans cette voie.
Au Québec, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) interdit aux commerçants de faire de la publicité auprès des enfants de moins de 13 ans. Elle n’interdit toutefois pas la pratique de McDo de donner un jouet avec chaque «Joyeux festin» vendu.
Au grand dam de la Coalition Poids, qui souhaite que la LPC soit étendue à ce type de marketing. La direction des Affaires juridiques de l’OPC étudie actuellement cette question, d’autant plus que la LPC est en cours de révision.
«Les enfants, qui ne font pas la différence entre l’information et la promotion avant huit ans et qui reconnaissent les marques à un âge de plus en plus jeune, ne devraient pas être manipulés à des fins commerciales», écrit Suzie Pellerin, directrice de la Coalition, dans une lettre adressée à l’OPC au début du mois de juin 2010.
L’appel de l’organisme fait écho à la décision récente du comté de Santa Clara, en Californie, d’interdire la distribution de jouets promotionnels accompagnant les repas pour enfants qui ne répondent pas à des critères nutritionnels définis.
Selon la Coalition, qui fait aussi pression sur McDonald’s et Burger King Canada, il faut dissocier les jouets des aliments camelotes, qui sont souvent riches en sucre, en sel et en gras. Surtout que ces jouets font souvent partie d’une collection, ce qui signifie que les enfants voudront retourner plusieurs fois au restaurant afin de la compléter.
Au début de 2010, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a encouragé ses États membres à prendre un maximum de mesures afin de réduire l’exposition des enfants aux campagnes de marketing intensives. Campagnes dont l’arsenal ne se limite plus à la pub télé, mais inclut des personnages connus, du placement de produits, des commandites, sites Internet, courriels, messages textes, marketing viral, etc. Une artillerie lourde qui vise essentiellement à fidéliser les clients dès leur plus jeune âge.

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  • Par Daniel Vachon
    05 Janvier 2012

    Mon fils aiment beaucoup les jouets de McDo. Ils sont généralement bien conçus et amusants. Il sait qu'il aura un jouet lorsque nous allons chez McDo MAIS c'est nous qui décidons quand nous y allons.

    Je pense être capable de faire des choix sensés.

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