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Contraceptifs Yaz: du nouveau

Par Lise Bergeron
yaz Shutterstock.com

Plusieurs milliers de boîtes d’anovulants ont été rappelées en catimini par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis l’automne dernier.

C’est ce que nous apprend Jim Edwards, analyste de l’industrie pharmaceutique, sur le site Bnet.com. Ce rappel, peu publicisé, concernait des milliers de boîtes de Yaz, commercialisé par Bayer et le générique Ocella, commercialisé par Teba Pharmaceuticals.

Les deux produits ne respectaient pas les spécifications de dosage usuels.

Comme nous le rapportions en mars dernier, les contraceptifs Yaz et Yasmin font l’objet de centaines de poursuites aux États-Unis et d’un recours collectif au Canada.

On soupçonne l’un des ingrédients actifs de ces anovulants – la drospirénone – de présenter un risque accru de thrombose et d’embolie. D’ailleurs, le British Medical Journal concluait dans une étude parue en 2009, que tous les contraceptifs oraux sont risqués, mais que la combinaison levonorgestrel et faible dose d’oestrogène constituait l’option la plus sécuritaire par rapport aux risques de thrombo-embolie.

C’est également le point de vue du Dr Marc Zaffran, auteur du livre Contraceptions, mode d’emploi: «Tous les anovulants ne sont pas égaux. Les risques accrus de troubles vasculaires liés au Yaz et au Yasmin sont connus depuis longtemps. Comme nous avons le choix entre différentes combinaisons d’hormones, mieux vaut choisir le produit qui est le moins risqué. C’est le bon sens même».

Malgré tout, s’appuyant sur deux études commanditées par Bayer, l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec (AOGQ) considère qu’il n’y a «aucune différence du taux de risque de développer une thrombo-embolie veineuse entre les différents contraceptifs oraux présentement sur le marché».

De concert avec Bayer, l’AOGQ estime aussi que «la fréquence de thrombo-embolie veineuse pendant l’utilisation de contraceptifs oraux est beaucoup moindre que celle liée à la grossesse». L’association recommande aux consommatrices d’anovulants «de continuer à les utiliser tels que prescrits à moins qu’elles n’éprouvent des complications». 

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