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Comment dénicher les vins des petits producteurs québécois ?

Par Mathilde Roy
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Victimes de leur succès, les vignerons québécois n’arrivent pas à répondre à la demande grandissante, si bien que plusieurs de leurs produits deviennent des raretés.

À La boîte à vins, une entreprise qui fait la promotion, la distribution et la vente de vins issus de la culture locale, les ventes ont explosé de 1 300 % de 2019 à 2020. « Du jamais vu », lance Louis-Philippe Mercier, sommelier et copropriétaire de l’entreprise, qui possède deux boutiques (l’une à Montréal, l’autre à Longueuil) et propose la vente en ligne ainsi que la livraison à domicile.

Un engouement que le Conseil des vins du Québec (CVQ) attribue à la qualité des produits, qui est de plus en plus au rendez-vous, et à l’intérêt des consommateurs pour l’achat local.

« C’est un beau problème, mais c’est un problème quand même », admet en riant Louis Denault, président du CVQ et propriétaire du vignoble Ste-Pétronille, situé sur l’île d’Orléans, à Québec.

« Bien que les vignerons d’ici aient des intentions de plantation de vignes et d’agrandissement de surfaces cultivées, ils seront toujours en pénurie, affirme-t-il sans détour. La production ne croît tout simplement pas à la même vitesse que la demande. C’est sans compter le délai entre le moment où une vigne est plantée et le moment où elle produit du vin (3 à 4 ans). »

Résultat : plusieurs vignobles se retrouvent en rupture de stock quelques mois après la sortie de leur dernier millésime, et les consommateurs doivent jouer du coude pour mettre la main sur certaines cuvées prisées, comme celles des vignobles Les Pervenches, Domaine du Nival et Pinard et Filles. Protégez-Vous n’a d’ailleurs pas été en mesure d’inclure leurs produits dans son plus récent test de vins blancs québécois.

Voici néanmoins cinq astuces pour vous aider à mettre la main sur ces nectars d’ici.

1. Visitez les épiceries fines et les dépanneurs spécialisés

Vous l’aurez remarqué : les vins québécois se multiplient dans les supermarchés, les épiceries fines et les boutiques spécialisées. En 2019 et 2020, 35 % des vins québécois étaient vendus dans ces commerces, selon le CVQ, ce qui en fait le principal réseau de distribution.

C’est que, depuis 2016, la loi permet aux producteurs artisanaux du Québec de vendre leurs bouteilles directement à un titulaire de permis d’épicier sans passer par la SAQ, qui exige des volumes de production que les petits vignerons ne peuvent atteindre.

Le CVQ dresse une liste des bonnes adresses où se procurer les vins québécois dans différentes régions de la province.

Si vous souhaitez vous procurer une cuvée en particulier, visitez le site web du vignoble en question, qui pourrait détailler ses points de vente. Cela dit, comme les quantités sont souvent limitées, les vins ne sont pas présents de façon continue dans chaque établissement. Il peut être avisé de vérifier la disponibilité des produits directement auprès du détaillant.

La boîte à vins, qui se spécialise dans les vins québécois de petites productions, est aussi une adresse de choix. « Nous proposons les produits de 70 vignerons québécois que nous avons sélectionnés ; 95 % de nos produits ne sont pas offerts à la SAQ », indique Louis-Philippe Mercier, sommelier et copropriétaire de l’établissement.

2. Passez par les restaurants

Pour mettre la main sur des raretés, les restaurants pourraient être vos meilleurs alliés, selon le sommelier spécialisé en vins québécois Louis-Philippe Mercier, car certains d’entre eux les tiennent pratiquement à l’année.

En décembre 2020, pour aider les restaurateurs qui vivaient des moments difficiles en raison de la pandémie de COVID-19, le gouvernement a assoupli certaines règles dans la loi. Les clients peuvent, depuis, acheter du vin plus facilement dans ces établissements. Par exemple, la vente de vin est permise simplement accompagnée d’un aliment (et non d’un repas) et plus d’une bouteille peut être vendue à la fois. De plus, l’alcool et l’aliment peuvent être livrés par un tiers, comme Doordash et Uber Eats, et le prix d’une bouteille peut être moins cher que le prix affiché en salle à manger.

Si vous souhaitez vous procurer une cuvée en particulier, visitez le site web du vignoble producteur, qui pourrait indiquer ses points de vente.

3. Visitez les vignobles

Bien qu’une nouvelle génération de vignerons ne vende pas ses bouteilles au vignoble – leurs vignes étant souvent situées à la maison familiale –, l’œnotourisme demeure encore une excellente façon de boire local, témoigne Louis Denault, président du CVQ et propriétaire du vignoble Ste-Pétronille.

Le quart des ventes des vins du Québec sont faites par les vignobles eux-mêmes, dont 5 % se font en ligne, selon les données du CVQ.

Pour découvrir les vignobles du Québec, rendez-vous sur le site du Conseil des vins du Québec, dans la section « Trouver un vignoble ».

4. Faites le plein au début de l’été

C’est à la fin de juin que vous trouverez la plus grande sélection de vins québécois sur le marché, selon Louis-Philippe Mercier, qui recommande de faire le plein de bouteilles à ce moment de l’année.

La raison est simple : la plupart des vignobles embouteillent le millésime de l’année précédente entre les mois de mars et de juin. Il y a donc de belles découvertes à faire en juin, juillet et août, confirme Mélanie Gore, directrice générale au CVQ.

Cela dit, ce ne sont pas tous les raisins récoltés qui, après avoir passé quelques mois en cuves, sont embouteillés au printemps et au début de l’été. Certains vins sont conservés plus longtemps, comme ceux qui sont élevés en fûts de chêne. Ces derniers arrivent généralement sur le marché en septembre et en octobre, précise Louis-Philippe Mercier.

5. Abonnez-vous aux infolettres et suivez les réseaux sociaux

En suivant les vignobles, restaurants et épiceries sur leurs comptes Instagram et Facebook et en vous abonnant à leur infolettre, vous serez averti dès qu’un nouvel arrivage de vins se pointera.

D’ailleurs, le vignoble Pinard et Filles indique sur son site web que « le meilleur moyen de connaître les disponibilités, au fur et à mesure des arrivages, est de [les] suivre sur les médias sociaux. »

« Les geeks de vin sont au courant qu’on envoie notre infolettre tous les vendredis à 15 h. Généralement, les produits les plus durs à trouver se vendent en quelques minutes, après l’envoi », renchérit Louis-Philippe Mercier, en parlant de l’infolettre de La Boîte à vins.

>> À lire aussi : notre test de 28 vins blancs québécois et notre test de 28 cidres effervescents québécois

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