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Maladie de Lyme et virus du Nil occidental en hausse au Québec

Par Catherine Crépeau
tiques

Avis aux amateurs de randonnées: les infections transmises par les piqûres de tiques et de moustiques, comme la maladie de Lyme ou le virus du Nil occidental, sont en hausse au Québec.

La prudence s’impose cet été lors de vos balades en campagne ou en forêt, alors que les infections transmises par les piqûres de tiques et de moustiques, comme la maladie de Lyme et les virus du Nil occidental (VNO) ou du sérogroupe Californie (VSC), sont en progression, prévient l’Institut de la santé publique du Québec (INSPQ).

Le nombre de cas déclarés de la maladie de Lyme a bondi au cours des dernières années. En 2019, l’INSPQ a comptabilisé 500 cas, comparativement à 160 en 2015 et 43 en 2012. Autre sujet de préoccupation: plus de 70 % des personnes infectées depuis 2015 l’ont été à l’intérieur de la province, contre 49 % en 2013.

Plus de tiques infectées

La tique à pattes noires (ou Ixodes scapularis) qui propage la maladie gagne donc du terrain, en plus d’être plus souvent porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme. La proportion de tiques infectées par la bactérie est passée d’environ 18 % en 2018 à 24 % l’année suivante.

L’INSPQ indique que les populations de tiques porteuses de la maladie sont principalement établies dans le nord et l’ouest de l’Estrie, une grande partie de la Montérégie, le sud-ouest de la région de la Mauricie-et-Centre-du-Québec, et le sud-ouest de l’Outaouais. Ce qui n’exclut pas sa présence ailleurs dans la province, incluant les îles de Montréal et de Laval!

Des virus sous surveillance

Les moustiques qui transmettent le VNO et les VSC sont aussi de plus en plus présents au Québec, bien que la hausse du nombre de cas d’infection soit moins marquée.

L’INSPQ a confirmé 14 infections du virus du Nil occidental en 2019, alors qu’il en dénombrait 201 en 2018 et une vingtaine en 2009 – année où il est devenu obligatoire de les déclarer aux autorités de santé. Ces chiffres ne tiennent cependant pas compte des cas asymptomatiques, soit près de 80 % des personnes infectées. Il faut aussi leur ajouter les 25 décès comptabilisés depuis 2010.

En ce qui concerne les infections aux virus du sérogroupe Californie – on en compte 17 à ce jour –, seuls les cas provoquant une atteinte du système nerveux central doivent obligatoirement être déclarés. Entre 2006 et 2015, seulement trois cas d’encéphalite ont été rapportés, alors qu’en 2018, il y en avait 24.

 

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

Maladie de Lyme

 

 

43

139

125

160

177

329

304

500

41

Virus Nil occidental

2

42

134

(5 décès)

32

(1 décès)

6

45

(1 décès)

30

(2 décès)

27

(1 décès)

201

(15 décès)

14

0

Source: Direction de la vigie sanitaire, MSSS, mise à jour les 15 et 23 juin 2020.

Symptômes et traitements

La maladie de Lyme et les virus du Nil occidental et du sérogroupe Californie présentent des symptômes similaires: lésions cutanées rougeâtres au point de piqûre, fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et troubles gastro-intestinaux pour les virus.

Dans le cas de la maladie de Lyme, les symptômes apparaissent entre 3 et 30 jours après la piqûre. Si la tique n’est pas vite retirée et la maladie traitée rapidement, la bactérie peut se propager dans l’organisme et provoquer, dans les semaines suivantes, un engourdissement des membres, des palpitations cardiaques, des maux de tête, et même une méningite.

Les symptômes des VNO et VSC apparaissent de 2 à 14 jours après la piqûre. Dans moins de 1 % des cas, le virus du Nil occidental peut provoquer des atteintes neurologiques, comme une encéphalite (inflammation du cerveau) ou une méningite (infection des enveloppes du cerveau) aseptique, ou encore des problèmes du système nerveux. Dans de rares cas, les VSC peuvent causer une infection neurologique grave telle qu’une méningite, une encéphalite ou une myélite (inflammation de la moelle épinière).

La maladie de Lyme se traite avec des antibiotiques. La durée du traitement dépend du stade de l’infection et des symptômes. Pour les virus, il n’existe ni traitement ni vaccin. Cependant, la plupart des personnes infectées guérissent d’elles-mêmes.

Quelques conseils pour vous protéger

• Marcher dans les sentiers et éviter les herbes hautes;

• Porter un chapeau, des souliers fermés et des vêtements longs et de couleur claire;

• Entrer son chandail dans son pantalon et le bas de pantalon dans les chaussettes ou les bottes;

• Utiliser un chasse-moustiques à base de DEET ou d’icaridine sur les parties exposées du corps, à l’exception du visage;

• Immédiatement après l’activité, examiner les animaux de compagnie, les vêtements et l’équipement, puis votre peau;

• Si une tique s’est accrochée, on la retire en saisissant sa tête avec une pince à épiler, puis on lave la plaie avec de l’eau et du savon.

• Placer la tique retirée de la peau dans un contenant hermétique, comme un contenant à pilules vide. Indiquer la partie du corps qui a été piquée et la date de retrait de la tique et conserver le flacon au réfrigérateur. La tique pourrait être utile si vous consultez un médecin.

>> À lire aussi: Comment choisir un bon anti-moustique et Soulager les piqûres d’insectes: lotion, pommade ou crème?

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