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Bonbons d'Halloween empoisonnés: mythe ou réalité?

Par Clémentine Hillairet
Bonbons dHalloween empoisonnes mythe ou realite

Du poison dans les bonbons, des lames de rasoir dans les pommes... Ces sombres histoires reviennent nous hanter chaque année à l’Halloween.

Chaque année, au mois d’octobre, les histoires de friandises empoisonnées refont surface. Si la plupart ne sont que des légendes urbaines, certaines sont bel et bien réelles. Une histoire à glacer le sang a fait les manchettes dans les années 1990: des aiguilles auraient été trouvées dans des friandises le soir de l’Halloween à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville.

Ailleurs dans le monde, ce genre d’histoires a aussi fait la une. Dans les années 1960, à Long Island, aux États-Unis, Helen Pfeil a été condamnée à deux ans de prison pour avoir donné des bonbons empoisonnés à l’arsenic à des adolescents venus frapper à sa porte le soir de l’Halloween. Plus récemment, en 2012, dans le nord de l’Angleterre, Donald Junior Green, 23 ans, a été inculpé après avoir offert aux enfants de petits sachets contenant… de la cocaïne!

Incidents rares

L’histoire de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville est-elle un cas isolé? Pratiquement. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui s’occupe d’enquêter sur l’altération possible de gâteries d’Halloween, n’a reçu, dans tout le pays, que cinq plaintes de consommateurs dans les cinq dernières années.

«La contamination peut être accidentelle (pendant la fabrication du produit) ou intentionnelle», explique Elena Koutsavakis, chargée des relations médias à l’ACIA. Si c’est un acte délibéré, l’agence prévient alors les services de police locaux. Du côté du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, on se fait rassurant: dans la province, aucun cas n’a été répertorié durant les trois dernières années, confirme Alexandre Noël, porte-parole du ministère.

>> À lire aussi: Gare aux ingrédients toxiques dans le maquillage d'Halloween

Gare aux rappels

Prudence, toutefois! Les bonbons, comme tous les autres aliments, ne sont jamais à l’abri d’un rappel alimentaire. Le 2 octobre 2013, des friandises d’Halloween, les Original Halloween Kiss, ont justement été visées par un rappel, car elles étaient susceptibles de contenir des morceaux de métal dangereux. C’est son fabricant, Aliments Original Division Québec inc., qui a volontairement retiré le produit du marché. Celui-ci était vendu en vrac dans les épiceries et grandes surfaces du Canada.

Même si aucun cas de blessure n’a été signalé, l’ACIA et Santé Canada conseillent aux consommateurs qui pourraient douter de leur achat de se renseigner auprès de leur détaillant. Santé Canada recommande aux parents d’inspecter toutes les friandises recueillies par leurs enfants avant de leur permettre de les manger et de retirer tous les bonbons dont l’emballage a été déchiré ou perforé ainsi que les bonbons faits maison et les fruits frais.

Les risques d’allergie

Votre enfant est allergique aux arachides? Vous pourriez passer une bien mauvaise soirée, et pas en raison de bonbons empoisonnés intentionnellement. Certaines friandises du commerce peuvent, en effet, contenir des arachides ou d’autres allergènes. Depuis 2012, les contraintes en matière d’étiquetage se sont durcies, explique l’ACIA. Les exigences ont été élevées en matière d’étiquetage des sources d’allergènes alimentaires, de gluten et de sulfites.

Santé Canada recommande de lire attentivement les étiquettes de toutes les friandises et d’éviter de consommer celles dont l’emballage ne comporte pas de liste d’ingrédients. Sinon, votre Halloween pourrait tourner au vinaigre…

Attention à la date de péremption!

Les bonbons aussi ont leur date de péremption: celle-ci est inscrite sur le sac ou la boîte qui les renferme s’ils ont une durée de conservation de 90 jours ou moins, selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Cependant, en ce qui concerne les bonbons qui se mangent en une seule bouchée – généralement ceux distribués à l’Halloween –, les fabricants ne sont pas tenus d’afficher une date de péremption, selon la loi fédérale.

En règle générale, le chocolat noir se conserve en moyenne deux ans, mais le chocolat blanc perdra son arôme après un an seulement. Les bonbons à croquer peuvent se conserver un an; les friandises gélifiées, les caramels ou les gommes à mâcher, entre six et neuf mois. La durée de vie de tous ces produits dépend surtout de leurs ingrédients, de l’emballage et des conditions de stockage. Un bonbon est trop collant ou granuleux? Il a perdu de sa couleur ou son goût semble altéré? Il est certainement périmé. Mieux vaut alors le jeter.

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  • Par Jean-Yves Gingras
    31 Octobre 2014

    Suite à votre article sur les collectes de friandise à l'Halloween, je peux vous dire j'ai eu ma part de stress avec cela.
    Dans les années 90 je demeurait à l'Assomption avec ma famille et c'était vraiment une fête que de se déguiser, de passer aux portes et de revenir à la maison pour distribuer nos bonbons. Avant toute consommation nous vérifions ce que la récolte avait donnée. Malheureusement une année nous avons trouvé un épingle dans une pomme et aussi un petit sac maison transparent avec des bonbons dégoulinants comme s'ils avaient été trempés dans un liquide quelconque. Nous avons avertis la police, nous n'étions pas les premier à se plaindre. Nus avons un peu désenchanté sur cette fête. Maintenant mes enfants sont grands et quand l'occasion se présente je donne des crayons, effaces, papiers, bagues ou autres objets à l'effigie de l'Halloween.

  • Par FRANCIS ROY
    30 Octobre 2013

    A propos des allergies, nous utilisions un truc simple lorsque mon fils, allergique aux arachides, était jeune. La tournée débutait tôt et dès le retour à la maison, on faisait le tri. Les bonbons "allergènes" étaient troqués contre ceux sans risque que nous avions achetés. Nous repassions les bonbons dans le grand bol pour les plus vieux qui finissaient la soirée.

    Aujourd'hui, mon fils passe en groupe et après la soirée, un échange se fait avec les amis pour ne garder que les bonbons sans risque.

    Ces façons de faire ajoutent de l'agrément à une fête qui insécurise quelquefois les parents des enfants allergènes.