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Le lait coûtera plus cher en 2022

Par Catherine Crépeau
Le lait coutera plus cher iStockphoto

Le prix du lait à la ferme augmentera de 8,4 % à compter du 1er février 2022. Une hausse qui devrait se répercuter sur le prix des autres produits laitiers… et de votre panier d’épicerie.

Le prix du lait à la ferme est déterminé annuellement par la Commission canadienne du lait (CCL). Ses propositions doivent cependant être approuvées par les autorités provinciales avant d’entrer en vigueur, ce qui a été fait au début du mois de décembre.

Pour 2022, la société d’État a décidé que le prix du lait payé aux producteurs augmentera de 6,31 $ l’hectolitre (ou 0,06 $ le litre), ce qui aura pour effet d’augmenter de 8,4 % en moyenne le coût du lait utilisé pour fabriquer des produits laitiers destinés aux secteurs du détail et de la restauration. C’est presque deux fois plus élevé que le record précédent de 4,52 % établi en 2017.

Cette hausse pour les transformateurs les aidera à contrebalancer la hausse des coûts de production attribuable à la pandémie, notamment ceux associés aux aliments pour animaux, à l’énergie et aux engrais, selon la commission laitière. Cette dernière reconnaît d’ailleurs une hausse de 5 % des coûts de transformation du lait, entre autres pour le conditionnement, la main-d’œuvre et le transport.

Pour le beurre, il faudra s’attendre à une hausse de 12 %, soit autant que pour l’ensemble des années 2016 à 2021.

Au cours des cinq dernières années, l’indice des prix à la consommation pour les produits laitiers a augmenté de 7,4 %. En comparaison, l’indice pour la viande a crû de 11,8 %, celui pour les œufs, de 20,6 %, et celui pour le poisson, de 7,7 %.

>> À lire aussi: Le lait, bon ou mauvais? Réponses en 9 points

Le prix à l’épicerie

Les dépanneurs, épiceries et autres commerçants peuvent déterminer eux-mêmes le prix du lait qu’ils vendent, en autant qu’il se situe entre les montants minimum et maximum fixés par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.

Vous pouvez vérifier les prix exacts sur le site de la Régie. Dans la majorité des régions (à l’exception de l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine), les prix sont désormais ceux-ci:

• Lait à 3,25 % M.G.: de 2,01 $ à 2,17 $ (1 litre), de 3,96 à 4,28 $ (2 litres) et de 7,60 $ à 8,24 $ (4 litres).

• Lait à 2 % M.G.: de 1,92 $ à 2,08 $ (1 litre), de 3,78 $ à 4,10 $ (2 litres) et de 7,25 $ à 7,89 $ (4 litres).

• Lait à 1 % M.G.: de 1,83 $ à 1,99 $ (1 litre), de 3,60 $ à 3,92 $ (2 litres) et de 6,89 $ à 7,53 $ (4 litres).

• Lait à 0 % M.G.: de 1,75 $ à 1,91 $ (1 litre), de 3,45 $ à 3,77 $ (2 litres) et de 6,59 $ à 7,23 $ (4 litres).

Certains formats sont toutefois exclus des prix fixés par la Régie des marchés agricoles et alimentaires, par exemple: 
• Le lait vendu dans un contenant en plastique
• Le lait vendu dans un contenant avec un bouchon de plastique
• Le lait traité à ultra haute température (UHT)
• Le lait microfiltré
• Le lait à durée de conservation prolongée
• Le lait vendu dans des contenants de 250 ml et de 500 ml
• Le lait certifié bio
• Le lait cacher

Prix trop élevé? Portez plainte

Si un commerçant ne respecte pas les montants minimum et maximum, vous pouvez porter plainte à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec: [email protected]. Les inspecteurs se chargent de visiter et aviser les commerçants contre lesquels des plaintes ont été déposées. Selon l'organisme gouvernemental, ceux-ci se conforment généralement au Règlement dès qu'ils sont avertis.

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  • Par GUY FORTIER
    02 Février 2013

    Si vous saviez ce que ca coute aux producteurs laitiers simplement pour avoir le droit de produire, vous diriez autre chose...Et que dire du salaire de ces mêmes producteurs, ils sont sous-payés par rapport a leur travail et aux invetissements qu' ils doivent faire.

     29
  • Par GEORGES BÉTIT
    17 Mars 2013

    Encor une augmentation du lait! Depuis la premiere augmentation, il y a plusieurs années, nous avons diminué notre cosommation proportionnellement detel façon qu'aujourd'hui, nous en achetons très peu. On s'arenge avec les sous prduis, beaucoup moin chers, et peut etre meilleur pour la santé... L'industrie se tire dans le pied au détrimend des producteurs et des consommateurs au profit desa intermédières...Bravo! J'espère que vous vous étoufferez en contant votre argent!

     13
  • Par Christian Tadji
    09 Septembre 2013

    La collusion dans la construction? Dépassé! ... Maintenant dans une laiterie près de chez vous, commandité par le PQ!

    Curieux comme on prétend protéger les producteurs alors qu'ils s'en sortent très bien dans des marchés quasi libres, comme en France, où les produits laitiers sont parmi les moins chers.

     3
  • Par CLAUDE BOUCHARD
    21 Février 2013

    Quel sont les conséquences des hausses de prix. Comme George je suis en furie contre les hausses de prix des produits de bases. Par conséquent, on consomme moins ou on consomme mieux et surtout moins de gaspillage dans les céréales par exemple. Depuis plusieurs années je n’achète plus de fromage ou beure sauf en solde chez Costco. Je préfère m’en priver que d’encourager ce monopole laitier. Quel est la différence entre se regrouper, fixer les prix et la collusion!

    Je suis convaincu que Guy a raison et je n’ai rien contre le pauvre producteur laitier mais il me semble qu’il y a beaucoup trop de joueur entre le consommateur et le producteur. À mon avis il faut encourager la saine concurrence et réduire cette immense et multiple structure administrative Québécoise couteuse qui réglemente le prix du lait.

    Malheureusement, ça nous encourage à traverser les lignes pour acheter lait, beure, fromage, yogourt, essences, vêtement etc.

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  • Par DENIS CHAPDELAINE
    02 Février 2013

    Et oui, encore une augmentation, hydro,vidéotron,panier d'épicerie au complet,essence, vin,bien de consommation en temps genre, impôt, taxes,le fait est que tout augmentation devrait passer par une loi, pas plus que le niveau du coût de la vie, parce que les salaires ne suivent pas, sur 30 ans le pouvoir d'achat d'un salarié moyen à diminué de 30% ,donc moins de sous= moins d'achat=fais moins travaillé les gens.

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