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Agriculture urbaine: des bienfaits insoupçonnés

Par Françoise Ruby
Agriculture urbaine des bienfaits insoupconnes

Les nombreux avantages de l’agriculture en ville se confirment. Semer, planter et récolter comporte plusieurs bénéfices, et ceux-ci vont bien au-delà d’offrir un accès à des légumes locaux.

Petits potagers, jardins collectifs, ruelles vertes: l’agriculture urbaine a des impacts positifs sur de nombreux enjeux sociaux, révèle la consultation sur l’agriculture urbaine menée récemment par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). «Les quelque 100 mémoires soumis et les six auditions tenues en juin dernier indiquent clairement que l’agriculture urbaine est vivante et très diversifiée», explique Luc Doray, secrétaire général de l’organisme.

Publié il y a quelques semaines, le mémoire de la Direction de santé publique de Montréal explique notamment que l’agriculture en ville favorise de saines habitudes de vie, car elle fait bouger les jardiniers et les incite à manger davantage de fruits et de légumes. Fait intéressant: une heure de jardinage permet de brûler entre 150 et 225 calories!

Socialiser, se distraire et travailler

Le jardinage est aussi un outil efficace de réinsertion sociale et professionnelle, croit Denis Rousseau, membre du Regroupement des jardins collectifs du Québec et directeur de La Croisée de Longueuil, un organisme dont la mission est de promouvoir l’autonomie des gens de la communauté par la socialisation et le sentiment d’appartenance. «Des personnes déprimées ou n’ayant pas eu d’emploi depuis longtemps sortent de leur isolement et améliorent beaucoup leur estime de soi et leur autonomie en travaillant dans notre jardin collectif biologique», affirme-t-il. Le jardin collectif La Métairie de Longueuil entame sa 15e année d’existence et on y cultive 80 variétés de légumes.

Les jardins communautaires et collectifs favorisent les échanges intergénérationnels et interculturels en contribuant notamment à l’intégration des nouveaux arrivants, ajoute Luc Doray. Un effet positif que confirme Pénélope Darcy, coordonnatrice du projet RUI Hodge – Place Benoît de l’arrondissement de Saint-Laurent à Montréal. «Nos 32 parcelles de jardin communautaire, notre jardin collectif et nos ateliers de jardinage sont des leviers extraordinaires pour favoriser la socialisation et la participation citoyenne des immigrants», dit-elle.

Préserver l’environnement

Qu’ils soient communautaires (parcelles individuelles) ou collectifs (partage de la récolte entre tous les jardiniers), les jardins sont cultivés de façon écologique, sans engrais ou pesticides de synthèse. Ils permettent non seulement de réduire les îlots de chaleur mais aussi le ruissellement des eaux de pluie lors des précipitations abondantes.

«Les jardiniers compostent, ce qui réduit le volumes des déchets domestiques enfouis ou incinérés», fait remarquer Denis Rousseau. De plus, plusieurs d’entre eux récupèrent l’eau de pluie pour l’arrosage, ce qui permet d’économiser ainsi l'eau potable. «Cela permet également d’améliorer l’environnement visuel puisque ces projets transforment des arrière-cours servant de débarras en îlots de verdure, ajoute Pénélope Darcy.

Parmi les suggestions mises de l’avant par les citoyens et organismes de la métropole, on compte notamment l’harmonisation des réglementations dans les arrondissements et la ville-centre, de même que la mise en place d’une politique permettant d’encourager l’agriculture urbaine. Plusieurs organismes souhaitent, par exemple, que les projets soient financés de façon récurrente et qu’ils soient priorisés dans les quartiers défavorisés afin de lutter contre l’insécurité alimentaire. L’OCPM remettra un rapport au comité exécutif de la Ville de Montréal à la fin de l’été.

Vous voulez jardiner en ville? Il y a des règles à suivre!

Que vous habitiez dans la métropole ou ailleurs au Québec, sachez que tous les jardins communautaires ont leurs propres règlements. En voici quelques exemples:
• Payer une cotisation annuelle qui varie en général de 2 à 20 $.
• Planter avant une date fixée à l’avance, souvent entre le 1er et le 15 juin.
• Entretenir régulièrement son jardinet et les allées adjacentes.
• Contrôler les ravageurs, maladies et mauvaises herbes par des moyens écologiques.
• Ne pas cultiver certaines espèces qui prennent trop d’espace, qui sont trop grandes ou qui génèrent des problèmes d’insectes ou de maladie: par exemple, les grands tournesols et les maïs font de l’ombre aux voisins et les pommes de terre attirent les insectes.
• Nettoyer son jardinet à la fin de la saison, en général au plus tard entre le 15 octobre et le 1er novembre.

À lire sur Protégez-Vous.ca
Combattez les îlots de chaleur: végétalisez!

Pour en savoir plus
Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD)
Agriculture urbaine MTL
Photos et exemples de projets d’agriculture urbaine

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  • Par Christian Tadji
    09 Août 2012

    J'ai entendu d'exterminateurs que faire de l'agriculture en ville augmentait la population de souris. Comme il y en a déjà beaucoup à Montréal, je suis pas sûr que ce soit finalement une bonne idée de cultiver en ville.

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