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La pandémie augmente le risque d’exposition au radon

Par Catherine Crépeau
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L’école à distance, le télétravail et le fait de passer plus de temps à la maison augmentent le risque d’exposition au radon, un gaz cancérigène présent dans toutes les maisons du pays, prévient Santé Canada.

Le radon est un gaz qui provient des éléments radioactifs de la terre, comme l’uranium. Il est donc présent partout dans l’air, l’eau et les roches, en quantité variable. Au Canada, il est la cause d’environ 10 % des cancers du poumon, ce qui en fait la première cause de cette maladie chez les non-fumeurs.

Vous êtes exposé au radon quotidiennement sans le savoir puisqu’il s’agit d’un gaz incolore et inodore. Il peut s’infiltrer dans votre demeure par toutes les ouvertures en contact avec le sol, comme des fissures dans la fondation ou la dalle de plancher, ou les espaces autour des tuyaux.

Avec la pandémie qui vous force à passer plus de temps à la maison, que ce soit à cause de l’école à distance, du télétravail ou des périodes de confinement, votre risque d’exposition au radon augmente, prévient Santé Canada.

L’agence gouvernementale fédérale a lancé une campagne pour sensibiliser les Canadiens aux dangers du radon et aux risques d’exposition dans les maisons, notamment dans les sous-sols où sont souvent aménagés les bureaux et les salles de jeux.

Un nouveau message a été lancé dans le cadre de la campagne annuelle du mois de la sensibilisation au radon de Santé Canada et, au Québec, plus de 600 000 foyers ont reçu une affichette. Les adresses ciblées sont situées dans les secteurs où environ 10 à 15 % des habitations ont une concentration de radon supérieure à la directive canadienne.

Détecter le radon

Pour savoir si votre maison contient une forte concentration de radon, Santé Canada vous recommande d’acheter en ligne un test de mesure à long terme du radon. Ce test, vendu entre 30 et 45 $ est le seul moyen d’analyser la quantité de gaz dans une maison. Le dosimètre doit être installé au même endroit pendant trois mois avant d’être envoyé par la poste, puis analysé en laboratoire.

Selon les recommandations de Santé Canada, la concentration ne devrait pas dépasser 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3), sans quoi des mesures correctives seront nécessaires.

Des travaux à faire?

Des entreprises certifiées effectuent les travaux après un test de mesure du radon au-delà du taux recommandé par Santé Canada. L’Association pulmonaire du Québec en propose quelques-unes sur son site.

En général, les techniques proposées sont efficaces et relativement peu coûteuses, permettant souvent d’abaisser les teneurs à 7 Bq/m3 ou moins. Il s’agit, par exemple, de colmater les fissures dans les planchers et les murs de fondation, de les recouvrir de deux couches de peinture et d’un agent d’étanchéité, de boucher les ouvertures autour des tuyaux et des conduits de drainage ou d’améliorer la ventilation. Si cela ne suffit pas, il est possible d’installer de petits ventilateurs et des tuyaux pour aspirer le radon et l’évacuer à l’extérieur de la maison.

Au moment de la construction, de simples mesures préventives, telles que l’ajout d’une membrane de polyéthylène et l’installation d’un tuyau pour l’échappement des gaz, permettraient d’éviter le problème, et ce, pour quelques centaines de dollars. Ces mesures sont d’ailleurs prévues dans le Code de construction du Québec.

>> À lire aussi: Halte au radon dans la maison

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