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Jardinage: fini les pénuries, on sème!

Par Karl Rettino-Parazelli et Marie-Eve Shaffer
semences-jardin amenic181/Shutterstock.com

Après la frénésie de l’an dernier, la demande pour les semences est de retour à des niveaux plus habituels cette année. Vous devriez donc trouver les graines que vous cherchez pour commencer à semer, dans la maison, ou directement dans votre jardin, avec le retour des températures plus clémentes.

Au début de l’année 2021, la semencière Lyne Bellemare, de l’entreprise Terre Promise, parlait de «folie furieuse» pour décrire la demande des Québécois pour ses semences. «Cette année, c’est beaucoup plus calme», dit-elle. Ses ventes sont en baisse de 60 % par rapport à l’an dernier, mais demeurent plus élevées qu’avant la pandémie.

Même constat aux Jardins de l’écoumène et aux Semences du Portage, qui ont vu leurs ventes diminuer de 20 à 30 %. «L’an dernier, on avait l’impression que les clients achetaient un kit de survie! Ils prenaient toutes les espèces et plusieurs variétés d’une même espèce. C’est certain que ça ne pouvait pas entrer dans un jardin personnel», se rappelle la directrice du département des semences des Jardins de l’écoumène, Gabrielle Rochon-Sabourin.

«Ça a été une très bonne année, mais on n’a pas répété les ventes exceptionnelles de l’année dernière», acquiesce le semencier Yves Gagnon des Jardins du Grand-Portage, qui approvisionnent les Semences du Portage.

Toutes les entreprises interrogées soupçonnent que les Québécois ont encore des semences en réserve ou n’ont simplement plus envie de jardiner à partir de semences après un premier essai pendant la pandémie. Résultat: pas de pénurie généralisée sur les tablettes ou en ligne, comme en 2021.

«On peut trouver les espèces qu’on veut, mais peut-être pas la variété qu’on veut», précise Mme Bellemare. Par exemple, sur la boutique en ligne de Terre Promise, vous pouvez acheter des semences de laitues, maïs les graines de laitue Tomahawk ne sont plus disponibles.

C’est le moment de semer au jardin

Vous n’avez pas encore acheté de semences, mais l’idée de jardiner à partir de graines vous intéresse? Sachez qu’il n’est pas trop tard. Si vous êtes dans la région de Montréal ou plus au sud, le moment est venu de semer directement au jardin vos graines de carottes, de laitues, d’oignons ou de pois.

«Ces espèces tolèrent le gel, on peut donc les semer maintenant. Même s’il fait -2 ou -3 degrés Celsius la semaine prochaine, ça ne dérangera pas», précise Yves Gagnon.

Pour ce qui est des semis intérieurs, vous devrez attendre à l’année prochaine pour les tomates, les poivrons ou les aubergines, mais il est encore temps de préparer ceux de courges, de courgettes ou de choux-raves, que vous pourrez transplanter dans votre jardin au début du mois de juin.

Pour vous guider, vous pouvez consulter un des nombreux calendriers de semis disponibles en ligne, comme celui-ci. Vous devrez cependant repousser les dates proposées de quelques semaines si vous habitez une région plus froide. Cette carte des zones de rusticité au Canada et cette liste détaillée par municipalité vous indiqueront dans quelle zone vous vous situez et si les graines que vous voulez semer poussent dans votre région.

Par exemple, si vous habitez à Sept-Îles, vous êtes en zone 3b, ce qui signifie que vous pouvez cultiver des plantes de votre zone et des zones inférieures (2a, 2b, 1a et 1b).

Quelques conseils pour votre saison de jardinage

1. Évaluez la capacité de votre potager

Isaac Veilleux, du Potager ornemental de Catherine, recommande d’évaluer la quantité qui peut être plantée dans votre jardin. «Regardez le nombre de graines dans les sachets et la quantité pour faire un rang, dit-il. Si vous avez besoin d’une seule enveloppe, n’en achetez pas six.»

2. Achetez des semences seulement pour la prochaine saison

«N’achetez pas de semences pour trois ans», insiste Isaac Veilleux, puisque la durée de vie des graines n’est pas la même d’une variété à l’autre. Yves Gagnon, des Jardins du Grand-Portage, indique par exemple que les semences de concombres, de melons ou de courges se conservent pendant 6 ou 7 ans, mais que celles de panais, de carottes, de maïs ou d’oignons se gardent deux ans, pas plus.

3. Plantez ce que vous mangez

«S’il y a des légumes que vous ne mangez pas, ça ne sert à rien de les mettre dans le jardin, lance M. Veilleux. J’ai moi-même cultivé du kale pendant quatre ans avant de réaliser que je n’en mangeais pas et que je n’aimais pas ça. C’était de l’espace perdu.»

4. Acclimatez vos plants

Si vous avez fait des semis intérieurs, ne les transplantez pas au jardin dès les premières journées ensoleillées. «On ne prend pas un plant de tomates qui a été à 25 degrés Celsius pendant 7 semaines pour le mettre dehors avec des nuits à 2 ou 3 degrés», illustre Yves Gagnon. Il vous conseille plutôt de sortir vos plants quelques heures par jour pendant une dizaine de jours pour les acclimater graduellement à la température extérieure et aux rayons du soleil.

>> À lire aussi: Tout savoir pour jardiner sur votre balcon et L’ABC d’un premier potager

 

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