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Vous baignez-vous dans de l’eau propre? Vérifiez-le

Par Hélène Roulot-Ganzmann Mise en ligne : 17 juin 2013

Plusieurs ressources permettent de s’assurer que la rivière ou le lac dans lequel vous nagez n’est pas contaminé.

Photo: Shutterstock

Au Québec, deux programmes permettent de vérifier la qualité des eaux de baignade. Celles-ci sont analysées plusieurs fois au cours de l’été afin d’établir la classification suivante: excellente (A), bonne (B), passable (C) ou polluée (D).

C’est la teneur en coliformes fécaux qui permet de déterminer la qualité de l’eau des bassins de baignade. Il s’agit de bactéries qui vivent naturellement dans l’intestin des animaux à sang chaud – oiseaux, mammifères, humains. «Les coliformes ne sont pas nocifs pour l’homme, mais ils constituent un indicateur. Plus ils sont nombreux dans l’eau, plus le risque est grand que l’on soit également en présence de virus, celui de la gastro-entérite, par exemple», explique le biologiste Guy Deschamps, responsable du Réseau de suivi du milieu aquatique à la Ville de Montréal.

Les risques liés aux baignades en eaux polluées dépendent du taux de contamination, de l’état de santé du baigneur et de ses pratiques (immersion de la tête, durée de la baignade, etc.). Les infections gastro-intestinales, comme la diarrhée, et celles des voies respiratoires supérieures, des yeux, des oreilles, du nez, de la gorge et de la peau, en constituent les conséquences les plus fréquentes.

Plages, lacs et rivières de la province

Le programme Environnement-plage du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs analyse la qualité de plus de 360 points d’eau au Québec, y compris les quatre plages montréalaises (qui ont d’ailleurs obtenu la note «A» l’an dernier). Des échantillons sont prélevés de deux à cinq fois pendant l’été, en fonction des constats établis l’année précédente. Les résultats sont affichés sur les lieux de baignade et sur le site du ministère; on peut également les obtenir par téléphone au 1 800 561-1616.

Région métropolitaine
Administré par la Ville de Montréal, le programme Qualo analyse la qualité de l’eau, des berges et des rives ceinturant l’île. Il compte plus de 100 points d’échantillonnage dans les eaux du Saint-Laurent, de la rivière des Prairies et du lac des Deux Montagnes. Pendant la période estivale, des prélèvements sont effectués chaque semaine et les résultats sont affichés le vendredi sur une carte interactive. Ils sont trop variables pour être affichés sur place, mais ils pourraient éventuellement être offerts sur une application mobile.

Méfiez-vous des apparences!
En dehors des endroits balisés pour la baignade et les activités aquatiques, difficile de trouver de l’information sur la qualité de l’eau! Certaines plages privées et certaines municipalités publient l’information sur leur site Web, alors que les parcs de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) affichent les résultats d’analyse sur place.

Si, au hasard d’une promenade, vous tombez sur une magnifique rivière dont vous ignorez la qualité de l’eau, ne vous y baignez pas… même si l’eau semble propre. «Une eau claire ne signifie pas qu’elle n’est pas contaminée, alors qu’une eau trouble n’est pas forcément de mauvaise qualité», fait remarquer Guy Deschamps.

La règle d’or: ne pas se baigner dans les 48 heures qui suivent une forte pluie, même sur une plage dont la cote est «A». «Les eaux de pluie se déversent directement dans les eaux de baignade, entraînant avec elles toutes sortes de polluants», spécifie le biologiste.

Et les algues bleu-vert?
Ces micro-organismes, naturellement présents en faible quantité dans les lacs et les rivières du Québec, ne posent généralement pas de problème. Exception: lorsqu’elles se reproduisent rapidement et en abondance, donnant alors l’impression que l’eau est recouverte d’une couche de peinture verte. Dans un tel cas, on doit éviter tout contact avec l’eau et signaler la situation au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, qui dresse sur son site la liste des plans d’eau fermés en raison des algues bleu-vert (cyanobactéries).

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