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Recrudescence de l’achat d’autos aux États-Unis

Par Jesse Caron Mise en ligne : 15 Avril 2010 Shutterstock

Ventes de véhicules: l’industrie sera davantage surveillée par l’OPC Shutterstock

La vigueur du dollar canadien ravive le phénomène de l’achat de véhicules chez nos voisins américains.

Des données obtenues auprès du Registraire des véhicules importés (RVI) indiquent une nette augmentation du nombre de véhicules importés des États-Unis vers le Canada depuis le début de 2010. Un peu plus de 16 000 véhicules personnels d’origine américaine ont obtenu un «passeport» canadien durant les trois premiers mois de l’année en cours. C’est presque deux fois plus que durant la même période en 2009.

Les immatriculations québécoises de voitures étasuniennes ont suivi à peu près la même tendance: elles ont un peu plus que doublé en janvier, février et mars 2010 par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. Malgré cette reprise, l’importation reste largement inférieure aux sommets qu’elle a atteints à la fin de 2007 et en 2008: les Québécois avaient alors acheté autant de voitures chez nos voisins du Sud dans le mois d’avril et celui de mai 2008 que durant les trois premiers mois de 2010 combinés.

Faible curiosité du public

L’achat d’une auto aux États-Unis semble d’ailleurs loin de susciter la même curiosité parmi les automobilistes qu’il y a deux ans. CAA-Québec a reçu seulement une soixantaine de requêtes d’information depuis cinq mois, alors qu’il en avait traité 10 fois plus durant les 12 mois de 2008. L’Association pour la protection des automobilistes (APA) n’a pas reçu beaucoup de demandes de renseignements non plus ces dernières semaines, même si «on pourrait être à l’aube du retour du phénomène», selon son président, George Iny.

«Depuis le pic de 2008, le mot s’est passé à l’effet que les concessionnaires américains vendaient de moins en moins facilement aux Canadiens, que certaines garanties n’étaient pas honorées au Canada, ou que des acheteurs ont connu des difficultés d’importation. Cela a sans doute fait diminuer l’engouement du grand public», avance le porte-parole de CAA-Québec, Philippe St-Pierre.

Bon pour une auto de luxe, et encore

Ce seraient plutôt les chasseurs d’aubaines luxueuses qui font actuellement gonfler les statistiques d’importation, ce que tendent à montrer les données du RVI. Ainsi, les Canadiens ont acheté deux fois plus de BMW, d’Infiniti, de Mercedes-Benz et de Porsche aux États-Unis durant le premier trimestre de 2010 qu’entre janvier et mars 2009. À l’inverse, les importations de véhicules Hyundai, Kia, Toyota et Volkswagen sont restées stables ou ont diminué. Tant l’APA que CAA-Québec le confirment: comme en 2008, l’achat chez l’Oncle Sam ne vaut la peine que pour les véhicules haut de gamme. «Il y a peu ou pas d’économie à faire en achetant une sous-compacte, une compacte ou même une intermédiaire aux États-Unis plutôt qu’au Canada. C’est simple: plus les véhicules se vendent cher, plus l’écart de prix est grand entre les deux pays», précise M. St-Pierre.

«Encore faut-il détenir l’argent comptant ou avoir accès à du financement à faible taux d’intérêt pour véritablement épargner», prévient George Iny. La raison? Il est impossible pour un Canadien de louer un véhicule aux États-Unis ou d’obtenir un financement «maison» chez un concessionnaire. M. Iny rappelle que les promotions offertes par les filiales canadiennes des constructeurs vont parfois jusqu’à effacer la différence de prix apparente entre les véhicules des deux pays, et ce même dans le cas des modèles luxueux.

Les véhicules d’occasion sont à priviléger

Une manière simple et sécuritaire de se procurer une voiture haut de gamme à prix avantageux consiste à se tourner vers un modèle d’occasion d’origine américaine, mais vendu ici par un marchand qui aura déjà réglé toutes les démarches d’importation. «Faire affaire avec un réseau bien établi de notre côté de la frontière permet d’éviter des tracas, et surtout d’examiner et d’essayer le véhicule avant de l’acheter, ce qui est primordial», explique George Iny.

Pour en savoir plus

Achat d’un véhicule aux États-Unis, CAA-Québec
Garantie des véhicules importés des États-Unis, APA

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