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L'écoconduite, plus facile à dire qu'à faire!

Par Stéphan Dussault
shutterstock_1086840347 Shutterstock.com

L’écoconduite, ça vous dit quelque chose? Il n’est pas question ici de conduire une auto hybride ou de réduire votre kilométrage.

On parle plutôt de modifier certaines techniques de conduite pour diminuer la consommation d’essence. Par exemple en limitant les freinages et les accélérations brusques en ville et en abaissant la vitesse de croisière sur l’autoroute.

En 2009 et 2010, l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) a voulu vérifier l’impact de l’écoconduite. Les premiers résultats de son étude viennent d’être publiés. L’Agence a sélectionné 69 automobilistes et leur a offert une formation théorique et pratique d’environ six heures. Puis on a installé dans leurs véhicules des instruments pour calculer, entre autres, les régimes du moteur et la consommation d’essence. Ces outils électroniques ont enregistré des millions de données pendant neuf mois.

Perte des bonnes habitudes

Au début, les changements de conduite se sont aussitôt transformés en économies d’essence. Le premier mois, on a noté chez les participants une diminution moyenne de la consommation de carburant de 11 % en ville et de 9,5 % sur la route. Au prix moyen actuel de l’essence de 1,27$ le litre, cela équivaut à un rabais de plus de 5 $ sur chaque plein de 40 litres. Le meilleur des 69 cobayes a même réduit sa consommation de 32 % en ville.

Puis, petit à petit, les mauvaises habitudes ont repris le dessus. À la fin de l’étude, les économies oscillaient plutôt autour de 8 %. Et le conducteur modèle n’économisait plus que 5 % en ville et 1 % sur la route. Cette «motivation décroissante» est due à une «absence de rétroaction», écrit l’AEE dans son rapport (PDF). En clair, les conducteurs ont besoin qu’on leur rappelle les bonnes façons de faire pour persévérer. L’Agence suggère entre autres des campagnes de sensibilisation.

«Si la consommation d'essence et les économies réalisées étaient affichées en direct sur le tableau de bord du véhicule, plusieurs feraient plus attention», estime Jean-Sébastien Trudel, président d’Ellipsos, qui conseille les entreprises en matière de développement durable.

Cibler aussi les gros véhicules

L’AEE aimerait bien intégrer, dans une prochaine phase, les principes de l’écoconduite aux cours de conduite en ciblant, entre autres, les conducteurs de camions et d’autobus, qui font rouler des véhicules énergivores pendant plus de 2 000 heures par an.

Jean-Sébastien Trudel n’y croit pas trop. Selon lui, les conducteurs ne suivent pas les règles apprises «parce qu'ils n'ont aucun avantage à le faire – pire, c'est même contraire aux délais de livraison qu'on leur impose».

Sa solution: leur remettre les économies d’essence sous forme de prime! «Quand les chauffeurs recevront un boni de 1 000 $ à la fin de la première année, ce ne sera pas très long avant de les voir s'échanger des conseils sur l’écoconduite.»

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  • Par DIANE Croteau
    15 Février 2012

    Bravo ! Le Québec réagit enfin et propose des solutions INTELLIGENTES au problème de la polution de la planète...

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  • Par JEAN-GUY POIRIER
    15 Février 2012

    Il y a des lustres que je pratique l'écoconduite. La raison en est simple, je trouve con de consommer 10 litres pour faire un trajet alors que je peux en consommer 8. Cependant, la multiplication effrénée de feux de circulation et de panneaux d'arrêts au cours de la dernière décennie (et je vous assure, dans plusieurs cas, sans raison réellement reliée à la sécurité) fait en sorte de mitiger ces gains potentiels.

     7
  • Par ALAIN DESGAGNÉ
    01 Juillet 2012

    La conduite économique n'est pas seulement rentable, elle est sécuritaire. Malheureusement, bien conduire n'est pas dans les habitudes de plusieurs, toujours trop pressés ou carrément "cowboy" sur les routes. Quand on conduit bien, on se retrouve trop souvent malmené par ces "impulsifs-émotifs de la route" qui ne se gênent pas pour vous talonner de trop près, vous faire sentir que vous les gênez dans leur élan ou adopter des comportements plus dangereux encore comme des dépassements interdits. La loi néglige encore trop les mauvaises conduites en automobile. Deux ou trois "trop pressés" sur une artère pricipale et c'est suffisant pour faire augmenter la vitesse de tous à 110 km/h alors que la limite est de 90 km/h. Il n'est ainsi pas rare de voir s'accumuler une lignée interminable d'automobiles derrière une voiture qui roule à la limite permise.

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  • Par MICHEL GRAVEL
    15 Février 2012

    Difficile d'économiser l'esence en ville, mais l'achat local (de proximité) nous aide. De Laval à Québec, le ''Cruise'' à 98 kmh tient la consommation de 6 à 6.2l/100km, en prime les nerfs calmés! et la musique et les conversations agréables.
    M. Gravel

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  • Par Maxime Roy
    01 Juillet 2012

    Et après les gens viennent se plaindre de l'augmentation du prix de l'essence? Moi je roule entre 90 et 95 km/h sur l'autoroute et je me fais dépasser par 99% des véhicules!

    Message à tout ceux qui roulent à 100 km/h ou plus, VOUS êtes responsable du prix incroyable l'essence actuellement et vous n'avez AUCUN droit de vous plaindre tant que vous ne réduirez pas votre vitesse en bas de 100 km/h ! J'ai hâte que le prix de l'essence augmente encore plus, comme ça vous allez peut-être un jour allumer!

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