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Rentrée scolaire: le port du masque obligatoire à partir de la 5e année

Par Rémi Leroux
covid-ecole

Port du masque, bulle sociale, récréations, service de garde… L’imminence de la rentrée scolaire apporte son lot de questions pour les parents. Et pas toujours de réponses.

Le gouvernement a présenté son plan de match pour la rentrée scolaire 2020-2021 des élèves du primaire et du secondaire, dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19. Un plan réajusté par rapport à celui du printemps dernier, qui semble avoir rassuré les principales organisations professionnelles du monde scolaire, dont la Centrale des syndicats du Québec et ses fédérations du réseau scolaire.

Voici les principales règles qui ont fait l’objet d’ajustements.

1. Le port du masque sera-t-il obligatoire à l’école?

Pas pour tout le monde et pas partout.

• Pour les élèves de l’éducation préscolaire, le port du couvre-visage n’est obligatoire ni à l’école ni dans le transport scolaire. Il est toutefois permis;

• Pour les enfants des 1er et 2e cycles du primaire, le port d’un couvre-visage n’est pas obligatoire, mais il est recommandé dans les aires communes et le transport scolaire;

• En revanche, le port du masque est obligatoire pour les enfants du 3e cycle du primaire (5e et 6e années) ainsi que pour les élèves du secondaire. Ils devront le porter dans les aires communes (gymnase, cafétéria, bibliothèque, corridors, hall d’entrée, auditorium, etc.) et en présence d’élèves de groupes-classes différents;

• Les enseignants devront eux aussi se couvrir le visage. Ils en seront cependant exemptés à l’intérieur des classes.

À l’intérieur des salles de classe, quel que soit l’âge des élèves, le port d’un couvre-visage ne sera pas obligatoire. Il pourra également être retiré une fois rendu dans les locaux spécialisés.

Dans les cours de récréation, le couvre-visage ne sera pas requis, mais la règle de distanciation physique de 2 mètres devra être respectée.

Les familles devront fournir les masques à leurs enfants.

2. De quelle taille sera la bulle sociale?

Au printemps, les premières recommandations portaient sur des regroupements de six enfants maximum pour constituer des «bulles sociales». Cette préconisation a été abandonnée au profit du groupe-classe puisque la Santé publique du Québec ne demande plus que les classes soient divisées en sous-groupes.

«La bulle, c’est la classe. C’est très important que ces groupes-classes soient stables», a expliqué en conférence de presse Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation. Pour préserver cette bulle, ce sont les professeurs qui changeront de classe. Reste un point d’interrogation: «Qu’adviendra-t-il des enseignants de spécialités qui circulent d’un groupe à l’autre et qui n’ont pas à porter de masque en classe?», s’interroge la CSQ dans un communiqué.

3. Quelle distanciation physique faudra-t-il respecter?

Dans les classes, aucune mesure de distanciation physique n’est prescrite. «On peut se côtoyer dans le groupe-classe un peu comme à l’intérieur de la famille», a précisé Jean-François Roberge.

Dans les classes de préscolaire, la distanciation physique de deux mètres n’est pas prescrite, comme c’est déjà le cas en CPE et en garderie subventionnée. Des équipements de protection individuels seront fournis au personnel qui intervient auprès des enfants.

Les autres mesures qui ont fait leur preuve au moment de la reprise de l’école en mai dernier (qui ne concernait pas les établissements du Grand Montréal), seront également reconduites: accès différenciés pour éviter le plus possible que les élèves se rencontrent, récréations à horaires décalés, accès au gel hydroalcoolique et lavage régulier des mains.

4. Quelles mesures pour les élèves et les personnes vulnérables? 

Les élèves qui, pour des raisons de santé, ne peuvent fréquenter un établissement scolaire, ainsi que ceux qui vivent avec des personnes vulnérables à la maison, pourront suivre un enseignement à distance.

5. Comment fonctionnera le service de garde?

Le plan du ministre de l’Éducation prévoit que les services de garde fonctionneront normalement. Les éducatrices devront cependant privilégier, «lorsque possible», le regroupement des élèves selon les groupes-classes et assurer une stabilité du personnel du service de garde pour chaque groupe.

Aucune précision n’a été apportée en cas d’impossibilité par les éducatrices de respecter strictement les groupes-classes, ce qui mettrait les élèves en contact avec des enfants d’autres groupes.

6. Qu’adviendra-t-il en cas d’éclosion de cas de COVID-19?

Un protocole a été mis en place «en cas de COVID-19 en milieu scolaire», qu’un élève présente des symptômes (toux, fièvre, difficulté à respirer, etc.) en classe ou à la maison, qu’il obtienne un résultat positif à un test de COVID-19 ou qu’une éclosion survienne dans l’école.

En cas de tests positifs de COVID-19, «tous les parents et le personnel de l’école seront automatiquement informés par l’établissement scolaire». Par ailleurs, les personnes considérées à risque modéré ou élevé sont retirées du milieu et testées.

Le gouvernement s’est par ailleurs engagé à garantir, en dedans de 24 heures, le basculement vers un enseignement en visioconférence en cas de fermeture d’une classe, voire d’un établissement. Ce que le ministre Roberge a appelé «[sa] garantie qualité-équité».

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