Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Peut-on se fier aux chasseurs d’aubaines ?

Par Lyes Mahouche
chasseurs-aubaines

Vous les fréquentez sans doute dans vos séances de magasinage en ligne, ces chasseurs d’aubaines qui recensent les meilleures offres du Web. Que ce soit Yulair, qui catalogue des offres de billets d’avion, le classique RedFlagDeals ou Honey, qui donne accès à des codes promotionnels dans des milliers de sites participants, l’idée de base semble la même : vous faire économiser. Mais peut-on faire confiance à ces différents services ?

La première question à se poser : d’où ces chasseurs d’aubaines tirent-ils leurs revenus ? Comme pour la plupart des sites web, une part de leur profit vient des publicités affichées sur leurs pages. Ils cherchent donc à attirer le plus d’utilisateurs possible. Leur autre source principale de revenu : l’utilisation de liens affiliés. La plupart des sites d’aubaines font directement affaire avec des commerçants comme Amazon en utilisant des liens uniques qui leur permettent ensuite de recevoir une commission pour chaque vente faite en passant par ce lien.

C’est là que l’impartialité des sites d’aubaines est remise en question. Puisqu’ils survivent grâce aux ventes qu’ils génèrent, leur but pourrait être de générer un maximum de ventes, sans nécessairement qu’il y ait une sélection des produits annoncés. Le marketing par affiliés est une industrie en pleine expansion. Rien qu’aux États-Unis, elle a plus que doublé de valeur depuis 2015 et pourrait atteindre les 8 milliards de dollars d’ici 2022.

Des sites différents dans leur approche

Cela dit, lien affilié ne signifie pas systématiquement conflit d’intérêts majeur. Certains sites réputés, comme Wirecutter, un site de recommandations appartenant au New York Times, utilisent des liens affiliés dans leurs articles. Ce dernier spécifie néanmoins dans ses politiques que les journalistes qui écrivent les articles en question ne savent pas, au moment des tests, quels articles bénéficieront des liens affiliés.

Pour d’autres, comme Yulair, le mode de rémunération n’a aucun effet sur leur impartialité puisqu’ils ne font que lister les meilleures aubaines de dernière minute. Contrairement à un site comme Expedia, Yulair n’est pas une agence de voyages. Comme l’explique Michel Rochefort, président de la compagnie, « le site est gratuit pour tous grâce aux publicités et aux références vers nos partenaires. Nous ne sommes pas une agence de voyages, nous ne vendons rien du tout sur notre site. »

Quand il n’y a pas de conseil dans l’équation, alors il n’y a pas de quoi se méfier ; il faut simplement garder en tête quelle est la fonction du site en prenant vos décisions.

Dans le cas d’un site comme RedFlagDeals, une grande partie du site est réservée aux forums de discussions alimentés par les internautes. C’est donc un espace où la communauté du site peut elle-même répertorier ses trouvailles.

En d’autres mots, il ne faut pas oublier que la majorité des sites d’aubaines ne sont pas des guides d’achat. Il faut plutôt les voir comme des répertoires d’offres. C’est encore plus vrai lorsque le site distribue des codes promotionnels uniques. Dans ce cas, le fournisseur peut faire affaire directement avec le site pour promouvoir ses produits.

Qu’en est-il de Honey ?

Vous avez peut-être entendu parler de Honey. Cette extension, une fois ajoutée à votre navigateur web, vous donne des codes promotionnels sur des milliers de sites d’achats en ligne participants. Honey offre aussi une option d’historique des prix grâce à un graphique affichant le prix du produit au fil du temps. Une option intéressante pour décider si l’offre en cours vaut la peine !

Seul hic, encore et toujours : l’extension doit recueillir des cookies et des données de ses utilisateurs pour fonctionner. La compagnie affirme ne partager ces données que lorsque c’est nécessaire pour l’utilisateur ou d’une façon qui garderait l’utilisateur anonyme.

Comme les sites cités plus haut, Honey tire ses revenus de commissions de la part des marchands participants. Au final, ça peut être bonne façon de gratter quelques dollars sans avoir à chercher vous-même pour des coupons ou des codes promotionnels !

>> À lire aussi : Retours, échanges et remboursements : renseignez-vous avant d’acheter en ligne et Le vintage et les biens d’occasion ont la cote

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.