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Kickstarter: faites appel au public pour financer vos projets

Par Catherine Crépeau
Kickstarter faites appel au public pour financer vos projets

Vous rêvez de réaliser un documentaire ou de publier un livre. Oui, mais avec quel argent? Eh bien, vous pouvez désormais cogner à la porte de Kickstarter.

Depuis le 5 août, le géant du socio financement, Kickstarter, permet aux entrepreneurs ou aux artistes canadiens de soumettre des projets qui demandent du financement alors que le service était auparavant uniquement accessible aux Américains ou aux entreprises incorporées aux États-Unis. Lancée à New York en 2009, Kickstarter est la plus ancienne plate-forme de financement participatif mettant en lien des entrepreneurs et des internautes susceptibles de parrainer financièrement leurs projets. L’entreprise est aussi le plus gros joueur dans ce domaine.

Soumettre un projet

Pour présenter votre projet à Kickstarter, vous devez définir en quoi il consiste, déterminer un objectif monétaire ainsi qu’une date d’échéance. Les projets sont soumis à un comité de sélection avant d’être proposés aux internautes en vue de les convaincre de participer financièrement à votre aventure en vous en donnant par exemple 25 $, 50 $ ou 100 $ via leur carte de crédit.

Si l’objectif monétaire n’est pas atteint avant l’échéance, le projet est annulé et aucun montant n’est débité. Mais si l’objectif est atteint, l’argent est encaissé, puis versé au chef du projet, en espérant qu’il livre la marchandise. Dans tous les cas, les dons ne sont pas remboursés. Lorsqu’un projet se réalise, Kickstarter empoche 5 % des fonds collectés.

«Il n’y a aucune garantie légale quant à la réalisation du projet. Les contributeurs doivent faire confiance à Kickstarter, qui pré-évalue les projets, et à ceux qui les proposent. C’est un pari qu’ils prennent», explique Ianik Marcil, économiste indépendant.

Cadeaux et reconnaissance

En échange de leur contribution, les investisseurs peuvent recevoir des récompenses, comme un t-shirt, des billets pour la première du film ou un exemplaire dédicacé de l’album financé. Il est toutefois interdit d’offrir des parts de l’entreprise en devenir ou de faire des promesses de rendement, à moins d’être inscrit à l’Autorité des marchés financiers comme courtiers en valeurs mobilières, souligne Sylvain Théberge, porte-parole de l’organisme.

L’Autorité est d’ailleurs favorable à cette forme de financement des petits projets indépendants qui ne peuvent ou ne veulent obtenir du financement par les voies traditionnelles. «Notre intention n’est pas d’étouffer ce nouveau type de financement, mais de protéger le public. On a fait des consultations et on poursuit notre réflexion pour que le sociofinancement se développe correctement, à l’intérieur de balises claires, sans zones d’ombre», précise Sylvain Théberge.

Kickstarter tiendra deux séances d’information à Montréal les 12 et 13 août. Les projets canadiens seront mis en ligne sur le site le 9 septembre, lors du lancement de la version locale de la plate-forme.

Le Fonds des médias du Canada recensait en avril 2012 plus de 580 plates-formes de financement participatif dans le monde. Ces différents sites de sociofinancement ont lancé en 2012 quelque 1,1 million de campagnes de financement réussies, permettant d’amasser 2,7 milliards de dollars américains. Une progression de 81 % par rapport à 2011. Au Canada, on compte 45 de ces sites, dont sept au Québec : Fundo, Haricot, La Plebe, La Ruche, Cuban Hat, ProjetsQC, Yoyomolo.

Des projets qui ont fonctionné

-Nouveau Projet: grâce à Kickstarter, le journaliste indépendant Nicolas Langelier, qui avait incorporé son entreprise aux États-Unis,  a amassé 20 % du financement nécessaire au lancement, en 2012, du magazine Nouveau projet consacré à la culture et aux enjeux sociaux de notre époque. C’était le double du montant visé.

-Laurence Anyways: le réalisateur québécois Xavier Dolan a obtenu 35 000 $ grâce à Touscoprod, une plate-forme française de sociofinancement dédiée au cinéma et à l’audiovisuel.

-La console Ouya: créée par une jeune entreprise en démarrage, la console unique en son genre a bénéficié d’un financement participatif Kickstarter de plus de 8,5 millions $, en août 2012.

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  • Par Thierry Mansour
    03 Septembre 2013

    Il existe aussi le site haricot.ca qui permet de faire du financement social pour ce genre de projet.

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  • Par Natacha Siméon
    03 Septembre 2013

    Enfin, une belle initiative qui nous permettra, nous aussi, Québécois, Canadiens d'avoir du financement autre que les banques pour démarrer une entreprise! Espérons que ça pourra aider plusieurs nouveaux entrepreneurs de chez nous! Bravo

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