Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Gare aux arnaques sur les sites de sociofinancement!

Par Maxime Johnson
Gare aux arnaques sur les sites de sociofinancement!

Faire appel au public pour financer un projet? La pratique est de plus en plus populaire sur le Web. Le fiasco d’un projet sur le site Kickstarter rappelle toutefois qu’il vaut mieux vaut être prudent avant d’investir.

Aussi appelés plateformes de financement participatif, les sites de sociofinancement comme Kickstarter mettent en lien de jeunes entreprises avec des internautes qui désirent parrainer financièrement leurs projets. Si l’idée de financer des projets originaux est alléchante, les investisseurs devraient faire preuve de prudence avant de financer des compagnies qui n’ont pas encore fait leurs preuves.

L’exemple le plus récent concerne le projet du routeur Anonabox, censé permettre aux utilisateurs de naviguer de façon anonyme sur le Web. Après avoir amassé près de 600 000 $ la semaine dernière, le projet a été retiré du populaire site Kickstarter. Le problème? L’appareil ne serait finalement peut-être pas une création originale, mais plutôt un simple routeur chinois probablement moins sécuritaire que prévu.

Plusieurs projets «bidon»

Ce n’est pas le premier projet annulé de la sorte par la plateforme de financement participatif Kickstarter. L’année dernière, par exemple, une entreprise américaine est passée près de recevoir 120 000 $ pour un produit séché prétendument à base de bœuf de Kobe. Devant les mensonges et les incohérences du projet, Kickstarter a finalement annulé le financement quelques heures seulement avant le paiement.

Plusieurs autres projets frauduleux ont aussi été financés sur Kickstarter, et ce n’est que des mois plus tard que les investisseurs ont réalisé s’être fait flouer. Les gens ayant financé les lunettes ZionEyez HD l’ont d’ailleurs appris à leurs dépens, après avoir chacun investi jusqu’à 1 500 $ pour ces lunettes censées diffuser des vidéos sur Facebook, mais qui n’ont jamais vu le jour.

Quels sont les dangers?

Si Kickstarter constate qu’un projet est frauduleux (ou qu’il semble l’être), les risques financiers sont pratiquement nuls pour les investisseurs, car l’argent est transféré aux compagnies seulement à la fin de la campagne de financement, qui dure environ un mois.

En revanche, aussitôt que l’argent est transféré des investisseurs au créateur, plus rien ne le protège. À ce sujet, les conditions d’utilisation de Kickstarter sont d’ailleurs on ne peut plus claires: Kickstarter n’est responsable d’aucune perte encourue par l’utilisation de son service, peu importe que le produit ne voie jamais le jour, qu’il ne fonctionne pas ou qu’il ne soit pas à la hauteur des attentes.

Selon ces conditions d’utilisation, les créateurs sont légalement tenus de livrer leurs produits. Sauf qu’en cas de pépin, ce sont les acheteurs qui doivent faire valoir leurs droits devant la justice.

Engager une poursuite judiciaire aux États-Unis pour un produit dont la valeur marchande représente quelques dizaines de dollars est toutefois loin d’être une solution envisageable pour la grande majorité des gens. Avant de promettre son argent, mieux vaut donc prendre certaines précautions.

Cinq conseils pour éviter les arnaques

1. Analysez le profil des créateurs
Êtes-vous capable d’identifier les personnes derrière la compagnie qui vous intéresse? Semblent-elles avoir assez d’expérience pour mettre à terme un projet du genre?

2. Financez des projets avec prototypes fonctionnels
Pour minimiser les risques d’échec, financez uniquement les projets accompagnés d’une vidéo montrant un prototype fonctionnel, surtout dans le cas des projets technologiques.

3. Déterminez si le projet est réaliste
Le produit est-il trop abordable pour ce qu’il semble offrir? Trop ambitieux si on le compare à ceux des grands fabricants? Si c’est le cas, il y a peut-être anguille sous roche

4. Cherchez un produit similaire
En cas de doute, vérifiez si un produit similaire existe, par exemple sur les sites de fabricants et grossistes chinois comme alibaba.com. Certains pseudocréateurs tentent parfois simplement de revendre au prix fort des produits achetés ailleurs pour une bouchée de pain.

5. Évitez les projets trop chers
Si un doute demeure après toutes ces vérifications, laissez tomber, surtout s’il s’agit d’un projet dispendieux. Le risque zéro n’existe jamais avec Kickstarter, et le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle, surtout lorsqu’on risque plusieurs centaines de dollars.

À lire aussi sur notre site: La nouvelle arnaque dans les petites annonces? Les sites d’historique de véhicules!

Lire l'article
Depo-Provera : règlement de l’action collective pour 2 millions

La pharmaceutique Pfizer devra verser un peu plus de 2 millions de dollars dans le cadre d’une action collective portant sur l’utilisation de Depo-Provera, un contraceptif injectable, liée à la perte de densité minérale osseuse. Les femmes admissibles à une compensation ont jusqu’au 1er mars 2022 pour s’inscrire et faire une réclamation.

Lire l'article
Peut-on laver ses masques chirurgicaux?

Les masques chirurgicaux sont considérés comme des dispositifs médicaux à usage unique. Pourtant, ils conservent leur propriété filtrante et leur respirabilité même après 10 lavages. C’est du moins ce que conclut une étude française publiée en octobre dans la revue scientifique Chemosphere. Devriez-vous mettre vos masques dans votre prochaine brassée? Pas si vite…

Lire l'article
Cinq questions sur le marketing d’influence

En parcourant les fils de vos réseaux sociaux, êtes-vous déjà tombé sur la publication d’un influenceur qui vantait les mérites d’un produit, sans préciser qu’il s’agissait en fait d’une publicité? Si oui, vous avez sans doute été la cible d’une stratégie de marketing d’influence.

Lire l'article
Vaccination des enfants contre la COVID-19: la décision revient aux parents

Plus de 20 mois après le début de la pandémie de COVID-19, c’est au tour des enfants de 5 à 11 ans d’être vaccinés. Si vous êtes parent d’un jeune de cet âge, vous devez décider s’il lèvera sa manche ou non.

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.