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Début de l’épargne-retraite pour tous

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 26 Juin 2014

Début de l’épargne-retraite pour tous

Le Régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) entre en vigueur le 1er juillet 2014. Voici comment vous pouvez en bénéficier… si vous en avez envie.

Au Québec, un travailleur sur deux n’a pas de régime de retraite offert par son employeur. Avec le RVER, le gouvernement du Québec souhaite que tous les travailleurs aient accès à un régime de retraite collectif peu coûteux afin de maximiser les économies nécessaires pour leurs vieux jours. Avec ses frais de gestion peu coûteux et son offre de placement peu complexe, le RVER pourrait devenir une bonne solution de rechange à un REER.

Êtes-vous concerné?

Le RVER vise d’abord les travailleurs qui n’ont accès à aucun régime d’épargne-retraite collectif dans le cadre de leur emploi. «Sont concernés avant tout les employés du secteur privé œuvrant dans de petites entreprises», précise Patrik Marier, professeur agrégé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques publiques comparées au Département de science politique de l’Université Concordia. Le site de la Régie des rentes du Québec possède un outil interactif permettant de vérifier soi-même si l’employeur est tenu ou non de mettre en place un RVER.

Pour cotiser à un RVER, le travailleur doit avoir 18 ans et plus, et compter un an de service continu dans l’entreprise. Le RVER sera également accessible aux travailleurs autonomes et aux travailleurs dont l’employeur offre déjà un régime de retraite autre que le régime public obligatoire du Régime de rentes du Québec. Ces personnes pourront participer à un RVER offert par un administrateur autorisé afin de mettre plus d’argent de côté pour leurs vieux jours.Le site de la Régie des rentes du Québec mentionne que la liste de ces administrateurs sera en ligne dès le 1er juillet 2014.

C’est l’employé qui cotise

Seul le travailleur cotise au RVER: des cotisations fixées par défaut entre 2 et 4 % du salaire brut seront prélevées à la source et réduiront son revenu imposable à la manière d’un investissement dans un REER. De son côté, l’employeur n’est pas obligé de mettre des sous dans le bas de laine de retraite de ses employés. S’il choisit de le faire, il bénéficiera de certains avantages sur le plan fiscal.L’employeur est cependant tenu d’aviser par écrit ses employés de l’entrée en vigueur du régime dans son entreprise.

C’est aussi lui qui doit inscrire ses employés au RVER. L’économiste spécialiste du système québécois des retraites, Michel Lizée, rappelle toutefois qu’un salarié «peut renoncer à son adhésion dans les 60 jours suivant la date où l’employeur l’aura avisé de la mise sur pied du RVER».

À noter que l’employeur est aussi tenu d’effectuer la retenue des cotisations sur les salaires avant de les remettre à l’administrateur du secteur financier (gestionnaires de fonds d’investissement, institutions financières, compagnies d’assurance). Et c’est l’administrateur choisi par l’employeur qui est chargé de faire fructifier les sommes investies.

4 questions sur le RVER

• En quoi un RVER est-il différent d’un REER personnel?

Comme les REER, les cotisations au RVER sont déductibles d’impôt et les sommes accumulées, capital et intérêts, restent à l’abri de l’impôt tant qu’elles ne sont pas retirées. Toutefois, dans le cas du RVER, l’employeur doit fournir la possibilité de faire des prélèvements à la source à chaque paie, ce qui peut faciliter l’épargne. De plus, les administrateurs de RVER doivent offrir des frais de gestion bas afin de ne pas trop gruger les rendements et ainsi maximiser la cagnotte.

• Peut-on modifier les cotisations au RVER?

Les employés peuvent augmenter ou réduire leur taux de cotisation, c’est-à-dire le pourcentage du salaire prélevé sur leur chèque de paie. Ils peuvent aussi décider d’interrompre ou de suspendre leur participation au RVER.

• Peut-on retirer l’argent avant la retraite?

Oui. Si l’argent provient des cotisations de l’employé, celui-ci peut bénéficier des sommes épargnées (la loi prévoit des frais d’au maximum 50 $). L’employé peut ensuite transférer cet argent, par exemple dans un REER pour pouvoir bénéficier du régime d’accession à la propriété (RAP).

• Quelles sont les limites du RVER?

«Alors que l’employeur n’est pas tenu de cotiser, il choisit non seulement l’administrateur privé du RVER, mais il peut aussi décider de le changer, et l’employé n’aura rien à dire. L’argent de l’employé suivra le choix de l’employeur», explique Michel Lizée. L’économiste fait aussi remarquer que les frais de gestion ne sont pas si bas. «La loi prévoit des frais de gestion de 1,25 % pour le RVER. À titre de comparaison, ils sont de 0,5 % pour les régimes publics, comme le Régime de rentes du Québec, explique-t-il. En fin de compte, le régime public paie des rentes environ deux fois plus élevées qu’un RVER.» Cela dit, les frais de gestion facturés par les administrateurs d’un RVER devront se situer entre 1,25 et 1,50 %, soit des taux moins élevés que pour d’autres types de fonds d’investissement, qui peuvent grignoter jusqu’à 2,5 % de vos rendements annuels bruts!

Photo: Shutterstock

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