Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Consommation responsable: lentement, mais sûrement

Par Agnès Delavault
Consommation responsable: lentement, mais sûrement

Alors que certaines pratiques en matière de consommation responsable ont le vent dans les voiles, d’autres font du surplace. Retour sur cinq années d’observation des habitudes des Québécois en la matière.

Depuis 2010, le Baromètre de la consommation responsable mesure les comportements des Québécois en matière de consommation responsable.

Pendant ces cinq années, certaines bonnes habitudes ont gagné en popularité. Par exemple, 88,5 % des Québécois sont aujourd’hui d’avis qu’il faut revoir nos modes de vie et de consommation.

Cette année, cette prise de conscience s’est traduite par une augmentation du «fait maison», les consommateurs étant de plus en plus nombreux à recycler et à transformer les objets, ou encore à cuisiner des plats maison. En effet, cette tendance se remarque particulièrement en alimentation, de même qu’en ce qui concerne les réparations et les rénovations du domicile.

>> À lire aussi: L'économie responsable, c'est possible? et La déconsommation, bonheur assuré?

Des comportements bien ancrés

Depuis 2010, le recyclage est de loin le comportement de consommation responsable le plus pratiqué par les Québécois, même si son niveau a légèrement diminué au cours de 2014.

La consommation locale et la «déconsommation» sont aussi dans le peloton de tête des comportements favorables depuis cinq ans. Il n’est donc pas étonnant que le logo «Aliments du Québec» soit le plus connu des consommateurs, juste après celui d’«Energy Star».

Cette année, les produits locaux se sont imposés dans les paniers des consommateurs. Confitures, biscuits et meubles ont fait leur apparition parmi le top 20 des produits écoresponsables prisés par les Québécois. Les fraises, tomates, pommes, pains, salades, viandes et volailles, qui ont connu les plus fortes progressions, figurent désormais parmi les aliments d’ici les plus populaires.

Maison et voiture aussi

Les consommateurs passent également à l’action en matière de choix de véhicule et d’habitation. Le Baromètre constate une croissance non négligeable du nombre de consommateurs qui optent pour un véhicule hybride ou électrique. De même, de plus en plus de Québécois privilégient une habitation écoresponsable ou certifiée.

Le Baromètre confirme qu’une vision de la consommation responsable plus axée sur la réduction de la consommation s’est progressivement imposée dans l’esprit des Québécois. Pour 82,7 % d’entre eux, consommer de façon responsable signifie d’abord renoncer à acheter des biens ou des services dont ils n’ont pas besoin.

Quelques difficultés

Autre élément dominant: pour près de 75 % des Québécois, consommer responsable veut dire acheter des produits ou des services bons pour l’environnement. Mais plusieurs obstacles les freinent dans le choix de produits. Le premier, et le plus important, est le prix, suivi du manque d’information sur les certifications (produits biologiques, commerce équitable, pêche durable, produits écologiques, LEED...) ou la difficulté à s’y retrouver dans ce domaine.

Ce qui explique en partie pourquoi les gens accordent peu d’importance aux certifications dans leurs processus d’achat. Le temps passé à rechercher les produits, parfois dans plusieurs magasins, puis à les choisir, nuit également à la consommation responsable.

Une question de confiance

Enfin, les consommateurs n’ont jamais été aussi méfiants envers les acteurs du développement durable. Au cours des cinq dernières années, ils ont perdu confiance notamment envers l’engagement des entreprises dans ce domaine. Seules quelques entreprises, telle Cascades, tirent leur épingle du jeu.

Ce scepticisme grandissant pourrait nuire à l’adoption d’habitudes de consommation responsable. Or, le passage à l’action des consommateurs est l’une des clés du développement de la consommation responsable, selon l’Observatoire ESG UQAM de la consommation responsable, qui a créé le Baromètre et son indice. Or, en cinq ans, ce développement n’a progressé que 1,1 point, passant de 64 en 2010 à 65,1 en 2014.

Une progression faible, qui, malgré les bonnes intentions des Québécois, traduit les difficultés qu’ils rencontrent pour modifier leur mode de consommation au quotidien.

Source: Observatoire de la Consommation Responsable, École des sciences de la gestion, UQAM

Où les Québécois achètent-ils leurs produits locaux?

Supermarchés et épiceries: 78,1 %
Marchés publics: 70,1 %
Kiosques saisonniers: 64,1 %
Magasins spécialisés (fruiterie, boucherie, etc.): 63,4 %
Chez le producteur: 43 %
Par un service de paniers garnis: 22,5 %

Source : Observatoire de la Consommation Responsable, École des sciences de la gestion, UQAM

Lire l'article
Depo-Provera : règlement de l’action collective pour 2 millions

La pharmaceutique Pfizer devra verser un peu plus de 2 millions de dollars dans le cadre d’une action collective portant sur l’utilisation de Depo-Provera, un contraceptif injectable, liée à la perte de densité minérale osseuse. Les femmes admissibles à une compensation ont jusqu’au 1er mars 2022 pour s’inscrire et faire une réclamation.

Lire l'article
Peut-on laver ses masques chirurgicaux?

Les masques chirurgicaux sont considérés comme des dispositifs médicaux à usage unique. Pourtant, ils conservent leur propriété filtrante et leur respirabilité même après 10 lavages. C’est du moins ce que conclut une étude française publiée en octobre dans la revue scientifique Chemosphere. Devriez-vous mettre vos masques dans votre prochaine brassée? Pas si vite…

Lire l'article
Cinq questions sur le marketing d’influence

En parcourant les fils de vos réseaux sociaux, êtes-vous déjà tombé sur la publication d’un influenceur qui vantait les mérites d’un produit, sans préciser qu’il s’agissait en fait d’une publicité? Si oui, vous avez sans doute été la cible d’une stratégie de marketing d’influence.

Lire l'article
Vaccination des enfants contre la COVID-19: la décision revient aux parents

Plus de 20 mois après le début de la pandémie de COVID-19, c’est au tour des enfants de 5 à 11 ans d’être vaccinés. Si vous êtes parent d’un jeune de cet âge, vous devez décider s’il lèvera sa manche ou non.

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par Armand Poirier
    13 Décembre 2014

    Sensibilisons la population à une consommation plus responsable. Encore une fois les européens ont une avance sur nous!