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Cartes de crédit: 5 pièges à éviter

Par Stéphanie Perron Mise en ligne : 26 novembre 2009 Michel Arnold, directeur général d’Option consommateurs (Crédit photo: S. Perron)

Michel Arnold, directeur général d’Option consommateurs (Crédit photo: S. Perron)

Les offres de crédit avantageuses pour les consommateurs profitent, en réalité, davantage aux émetteurs de cartes de crédit. C'est ce qui ressort d'une étude menée par Option Consommateurs.

L'organisme accuse les émetteurs de cartes d'exploiter les faiblesses des consommateurs. Les pratiques dénoncées concernent les taux préférentiels de lancement, les chèques d'avance de fonds, les paiements minimums, les congés de paiement et les ristournes en argent. «Il y a des limites à demander aux consommateurs de comprendre tout ce qui est inscrit en minuscule dans les contrats», déplore le directeur général d’Option consommateurs, Michel Arnold.

L'organisme de défense des consommateurs demande à Ottawa d'entreprendre une étude approfondie sur le paiement électronique afin d'encadrer les pratiques commerciales liées au crédit. Il demande aussi la mise sur pied de règles claires quant aux responsabilités des intervenants de l'industrie.

>> À voir aussi: le comparateur de cartes de crédit de Protégez-Vous

«La loi sur les banques n'a jamais été ajustée lorsque les cartes de crédit et de débit sont devenues populaires. En cas d'erreur sur un relevé, qui est responsable? On ne le sait pas. Bien que le ministre des Finances ait récemment annoncé un code de conduite lié à l'industrie du paiement électronique, ce code n'aura pas d'impact positif pour les consommateurs», explique Michel Arnold en précisant que les pratiques dénoncées par Option consommateurs ne sont pas visées par ce code.

Option consommateurs fera valoir sa position lors des travaux entourant la 3e phase de la réforme de la Loi sur la protection du consommateur qui aura lieu le printemps prochain. Voici, selon l'organisme, cinq pièges qui représentent un risque non négligeable d’en­det­tement:

• Les taux préférentiels de lancement: On offre aux consommateurs qui possèdent plusieurs cartes de crédit la possibilité de s'en procurer une nouvelle et d’y transférer tous leurs soldes impayés. Pour que l'offre paraisse attirante, le taux d’intérêt offert est très bas. Or, l'offre est généralement de courte durée et les consommateurs se retrouvent le bec à l'eau lorsque le taux d'intérêt augmente, parfois à un niveau plus élevé que ceux offerts sur les anciennes cartes.

• Les chèques d’avance de fonds: Plusieurs émetteurs de cartes de crédit offrent la possibilité d'utiliser des chèques d'avances de fonds. Or, les frais vont jusqu’à 5,50 $ par utilisation. Certaines cartes, comme la Diners Club International Platine, imposent l'équivalent de 4 % du solde avancé. «En n’incluant pas ces frais dans le taux de crédit, les émetteurs de carte contreviennent à la Loi sur la protection du consommateur», déplore Me Elise Thériault, conseillère juridique à Option consommateurs.

• La diminution des paiements minimums: Plusieurs consommateurs croient, à tort, qu’ils éviteront de payer des intérêts s’ils acquittent le paiement minimum inscrit sur leur relevé. Ils ignorent que même en effectuant ce paiement, des intérêts seront facturés sur la somme totale empruntée. À l’heure actuelle, la banque TD, la CIBC et la Banque de Montréal offrent la possibilité de payer seulement 2 % du solde. Un consommateur qui décide de ne payer que ce montant prendra 19 ans et 3 mois pour rembourser une dette de 1000 $. Avec un taux d'intérêt annuel de 18 %, il aura payé plus de 1930 $ d’intérêts.

• Le congé de paiement: Tel que Protégez-Vous le mentionnait en juin dernier, certaines institutions financières offrent la possibilité de reporter au mois prochain le versement du paiement minimum. Or, les intérêts mensuels standards continuent tout de même à s’accumuler sur le solde impayé. C’est donc dire que ce «congé» est offert aux frais du consommateur.

• Les ristournes en argent sur les achats: Plusieurs programmes de fidélité offrent de l'«argent boni» équivalant à un pourcentage des achats effectués avec  la carte de crédit. Or, certains programmes comportent des frais annuels si élevés qu'ils ne sont pas compensés par «l'argent boni» amassé sur la carte.

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