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Après-Noël: les commerçants sont prêts à «expérimenter» en 2020

Par Alain McKenna
Boxing day

La pause du temps des Fêtes imposée aux commerces non essentiels entre le 25 décembre et le 11 janvier va évidemment avoir un impact majeur sur le Boxing Day. Les files d'attente à l'entrée des magasins le 26 décembre sont à oublier, mais cela ne veut pas dire la fin des bonnes occasions, si les marchands suivent les conseils de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

«Cette année, il n'y aura pas de journée d’Après-Noël en personne, mais ça ne signifie pas qu'il n'y aura pas de soldes. C'est seulement que, cette fois, ce sera virtuel, et ce ne sera pas nécessaire que tout le monde se précipite au même endroit, au même moment», résume Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM.

Les experts l'ont répété à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie, le confinement forcé et les mesures sanitaires mises en place ont provoqué un important virage numérique autant pour les acheteurs que pour les vendeurs partout au Québec. Les détaillants qui ont moins souffert en 2020 sont ceux qui avaient un moyen de vendre leurs produits en ligne. La raison est simple: comme 60 % des consommateurs québécois ont fait des achats en ligne, on peut dire qu'une majorité de la clientèle des commerçants d'ici se trouve désormais sur Internet.

Un Après-Noël du 24 décembre ou du 11 janvier?

Jusqu'à la mi-décembre, on ne savait pas trop si les magasins allaient être ouverts ou fermés pendant le temps des Fêtes. Plusieurs d'entre eux ont donc joué de prudence en faisant des provisions d'articles qu'ils comptaient liquider en grand nombre entre Noël et le jour de l'An. Résultat: cet inventaire est maintenant dans leurs entrepôts et devra être vendu, que ce soit en ligne ou en personne, une fois la pause terminée.

Que ce soit en magasin d'ici au 24 décembre, en ligne d'ici au 10 janvier ou, certains l'espèrent, en personne à partir du 11 janvier, le Boxing Day risque d'être réparti sur plusieurs moments séparés, au gré des expérimentations que feront les détaillants, explique M. Leblanc.

«Il y a encore beaucoup d'inconnu, mais ce qu'on sait, c'est que les commerçants ont des inventaires et qu'ils devront les vendre. Il va y avoir des essais et des erreurs c'est sûr, mais je pense qu'on va voir émerger des "moments", des "occasions", qui vont venir remplacer les soldes d’Après-Noël, et qui vont rester par la suite», dit-il.

En d'autres mots, si vous aviez l'habitude d'attendre le 26 décembre pour faire certaines emplettes, comme l'achat de produits électroniques, de vêtements ou d'autres articles plus dispendieux, il vous faudra être à l'affût, en cette fin d'année 2020. Les spéciaux vont avoir lieu, mais ils seront peut-être offerts en quantité limitée directement sur le site web des fabricants, durant un certain temps au-delà du 26 décembre, ou peut-être que ça ira au retour, en janvier 2021.

«Attendez-vous à des tests en 2020 qui vont revenir en 2021», conclut Michel Leblanc.

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