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Au Québec, amour et finances font-ils bon ménage?

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 09 Février 2012 Shutterstock.com

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Les liens indéfectibles du mariage nuisent-ils à la planification financière? Comment les couples québécois gèrent-ils leur rapport à l’argent? Un sondage répond.

À quelques jours de la Saint-Valentin, et alors que la date butoir pour la contribution aux REER se profile à l’horizon, un sondage TD Canada Trust révèle que 73 % des Québécois n’épouseraient jamais une personne qui aurait de la difficulté à gérer ses finances personnelles ou d’importantes dettes à rembourser. Une proportion impressionnante, mais qui ne surprend pas Richard La Ferrière, chef de région, Planification financière pour le Québec chez TD Waterhouse. «Les personnes qui font des projets de vie commune prennent en considération la dimension financière dans leur relation, soutient-il. Et chacun apporte quelque chose à l’union, que ce soit des épargnes, des investissements ou des dettes.»

L’argent, un sujet tabou?

L’enquête démontre néanmoins que 53 % des couples québécois optent pour une gestion séparée de leurs finances, contre 33% dans le reste du Canada. La très grande majorité des Québécois (85 %) avouent par ailleurs être à l’aise pour parler d’argent au sein du couple. Une proportion que tempère Hélène Belleau, professeure de sociologie à l’Institut national de la recherche scientifique: «Les gens vont se dire à l’aise dans le cadre d’un sondage. Mais pour avoir mené de nombreuses enquêtes qualitatives sur le sujet, j’ai constaté que, dans la réalité, ils en parlent peu.» En effet, dans la «vraie vie», les couples évoquent leurs dépenses ponctuelles, mais ils abordent plus rarement les questions de planification financière à moyen ou à long terme.

L’importance de planifier à deux

Même si le sujet les rebute, les couples ont avantage à parler de planification financière, croient les spécialistes que nous avons rencontrés. La planification de la retraite peut être abordée, même lorsque l’on vient de s’installer en couple, pour éviter les mauvaises surprises. «Ce qui est important, c’est qu’il y ait une négociation autour du partage des biens communs du patrimoine advenant le cas où les conjoints se séparent», souligne Richard La Ferrière.  Les couples devraient aussi évaluer les avantages à mettre certains actifs en commun, en particulier dans la perspective d’alléger leur fardeau fiscal, estime-t-il.

Des solutions existent aussi pour constituer une épargne-retraite équitable dans le cas où les apports financiers ne sont pas égaux au sein du couple. Dans le cadre des REER, par exemple, la personne qui dispose d’un salaire élevé peut cotiser au régime d’épargne-retraite de son conjoint afin de bénéficier d’une déduction fiscale. La pratique n’est toutefois pas sans risque car, en cas de séparation, l’argent versé au REER du conjoint reviendra exclusivement à ce dernier.

Légaliser son union

Plutôt le mariage ou l'union libre? S’ils sont souvent assimilés, il existe des nuances dans ces deux statuts de couple. Hélène Belleau rappelle qu’au Québec, «on a tendance à penser qu’ils présentent les mêmes avantages. Or, ce n’est pas tout à fait vrai.» En effet, le Code civil ne reconnaît aucun statut juridique aux conjoints de fait. Pour protéger les biens et les ressources financières des couples vivant en union libre, il est donc primordial d’établir un contrat de vie commune. Pas très romantique, mais prudent!

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