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Action collective autorisée contre 13 sites de réservation d’hébergement

Par Catherine Crépeau
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Une action collective vient d’être autorisée contre 13 sites de réservation d’hébergement en ligne qui auraient ajouté des frais au prix initial affiché au moment de louer une chambre ou une propriété privée, sans en aviser clairement leurs clients.

Le recours est piloté par le cabinet Trudel Johnston & Lespérance, en collaboration avec Grenier Verbauwhede Avocats, au nom des consommateurs qui ont réservé, à partir du Québec, un hébergement sur les sites visés et qui ont payé un prix supérieur à celui qui était annoncé initialement, à l’exception des taxes.

Il touche les sites de location Priceline, Hotwire, Homeaway (maintenant Vrbo), Accor, Bedandbreakfast.com, Canadastays (maintenant Vrbo), Hilton Worldwide Holding, Six Continents Hotels, Orbitz Worldwide, Hyatt Hotels Corporation, Wyndham Hotel Group, Kayak Europe et Benjamin & Brothers (site reservations.com).

Les avocats du demandeur allèguent que ces sites «violent de manière systématique et en toute connaissance de cause la Loi sur la protection du consommateur (LPC) en annonçant sur leurs sites web des prix décomposés et inférieurs» au montant total qui sera facturé au client. Ils ajoutent que l’article 224 de la LPC «interdit aux commerçants d’exiger pour un bien ou un service un prix supérieur à celui qui est annoncé» et que le prix annoncé devrait inclure tous les frais, à l’exception des taxes de vente.

C’est ce même article qui est évoqué dans l’action collective contre 157 concessionnaires automobiles accusés d’ajouter des frais à leurs factures finales.

Des frais salés

La demande en action collective donne plusieurs exemples de transactions effectuées sur les différents sites de réservation, lesquels démontrent que les frais ajoutés à la fin du processus peuvent faire grimper la facture de 24, 30, voire 95 %, et ce, sans explications détaillées. Les frais sont plutôt présentés sous des vocables généraux comme «Resort fee due at hotel», «Additional guest fee», «Booking fee», «Resident fee», «Daily Destination fee» ou «frais hôteliers».

Le représentant des consommateurs, Chafik Mihoubi, courtier immobilier dans la région de Laval, est de ceux qui ont payé un prix plus élevé que le prix annoncé en réservant sur le site Priceline. Avec ce recours, il souhaite mettre fin «à ce fléau» dans l’industrie de l’hébergement. Il réclame aussi un dédommagement qui équivaut au montant dépassant le prix annoncé et l’imposition de dommages punitifs.

Déjà, les sites Vrbo.com et Orbitz ont modifié leur façon d’afficher le prix de leurs locations. Ils pourraient tout de même devoir payer des dommages punitifs.

Les sites Expedia.ca, Hotels.com et Travelscape.ca ne font pas partie de l’action collective puisqu’une poursuite est pendante contre eux. Une action collective a été autorisée en 2019 au nom des consommateurs québécois qui ont dû payer des frais hôteliers en plus du prix total de leur réservation de chambre, et ce, depuis janvier 2015. La cause doit être entendue entre le 6 et le 16 juin 2023 au palais de justice de Montréal. Le dossier est entre les mains du cabinet d’avocats Kugler Kandestin.

À ce moment, on ne sait pas combien de personnes sont concernées par l'action collective contre les 13 sites de réservation et il est trop tôt pour s'inscrire. Vous pouvez toutefois vous inscrire sur le du cabinet Trudel Johnston & Lespérance pour être informé des développements.

>> À lire aussi: Les actions collectives, comment ça fonctionne?

 

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