Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

5 choses à savoir sur les alertes d’urgence

Par Marie-Eve Shaffer
alerte-amber-2

Au déclenchement du couvre-feu, le 9 janvier à 20 h, vous avez sans doute entendu à la radio, à la télé ou sur votre téléphone intelligent la sonnerie stridente du système d’alerte d’urgence vous enjoignant de rester à la maison pour la nuit. Ce type d’alertes existe depuis 2015 pour aviser des populations dont la sécurité est menacée. Cinq choses à savoir à leur sujet.

1. Comment fonctionne le système d’alerte?

Le système national d’alertes au public (SNAP) est le résultat d’une collaboration entre les gouvernements du Canada, des provinces et des territoires. Il permet de mobiliser le temps d’antenne des chaînes de télévision et des stations de radio pour transmettre des messages d’urgence, qui sont aussi relayés sur les téléphones intelligents.

Au Québec, c’est le ministère de la Sécurité publique qui est responsable du système Québec En Alerte.

«C’est un moyen complémentaire aux médias traditionnels, aux médias sociaux et aux autres outils d’alerte aux citoyens mis en place dans les municipalités tels que les automates d’appels», indique la porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Marie-Josée Montminy, dans un échange de courriels.

Dès qu’une menace se présente, les municipalités ou les services policiers envoient un message d’urgence au Centre des opérations gouvernementales (COG), qui le diffuse dans le système Québec En Alerte.

Si un phénomène météorologique extrême survient, comme une tornade ou une chute de grêle, Environnement Canada se charge de communiquer les alertes.

2. Quels types d’événements peuvent faire l’objet d’une alerte?

Le système Québec En Alerte est utilisé dans le cas d’une crise civile, notamment pendant la pandémie de COVID-19, d’une alerte Amber (disparition d’un enfant), d’une inondation, d’un tremblement de terre ou d’un incendie dévastateur.

Les autorités publiques peuvent aussi recourir au système d’alerte si le service 9-1-1 est perturbé ou si des matières dangereuses se répandent et présentent un risque pour la population à proximité.

«L’événement en cours doit représenter une menace immédiate ou imminente pour la vie ou la sécurité des citoyens», précise Mme Montminy.

Une alerte peut être lancée dans tout le Québec ou dans un territoire circonscrit. Par exemple, celle émise en août 2020 à propos d’une tornade concernait seulement un corridor de 7 km le long de la rivière des Outaouais, à Gatineau et en Ontario. Ceux qui se trouvaient dans le périmètre visé par l’alerte ont pu être informés de la situation d’urgence.

Tous les mois de novembre, le ministère de la Sécurité publique émet aussi un message de test pour familiariser les Québécois avec cet outil de communication.

3. Est-ce que tous les cellulaires reçoivent les alertes?

Pour recevoir une alerte, votre téléphone doit pouvoir se connecter à un réseau LTE (Long terme Evolution) au moment où elle est lancée. Sinon, vous ne serez pas avisé de la situation d’urgence.

Les alertes sont aussi transmises sur l’application mobile de Météomédia. Pelmorex, l’entreprise à qui appartient la chaîne de télévision, a conçu l’infrastructure qui permet d’envoyer des messages d’urgence. Elle les diffuse également sur ses plateformes.

4. Les alertes me dérangent. Puis-je réduire le volume ou le couper complètement?

Des tests réalisés en janvier 2020 par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) montrent qu’il est possible de régler le volume des alertes sur la plupart des appareils examinés.

«Dans bon nombre de cas, le volume d’une sonnerie d’appel téléphonique peut être modifié séparément du volume d’alertes d’urgence, indiquent les conclusions du CRTC. Toutefois, dans certains cas, l’alerte définit le niveau du volume d’alertes, mais c’est l’activation ou la désactivation de la sonnerie qui détermine si la sonnerie de l’alerte d’urgence sera entendue ou non.»

Peut-on activer la sonnerie pour les appels téléphoniques et opter pour la vibration ou même le silence pour les alertes d’urgence? Le CRTC a constaté que les modèles Samsung S9, Google Pixel 3a, Google Pixel 3 XL, LG G8 ThinQ et Huawei P30 le permettent, mais pas les appareils iPhone 7 et 8, Huawei P20 Mate Pro et LG G7.

Les messages d’urgence ne peuvent pas être reçus avec un téléphone configuré en mode avion, mais elles le seront si la fonction «Ne pas déranger» est activée avec les modèles iPhone 7 et 8, Samsung 9 et Huawei P30. Avec les autres appareils testés, l’alarme a pu être mise en sourdine.

Le ministère de la Sécurité publique souligne que les fournisseurs de télécommunication mobile ont l’obligation de transmettre les messages d’urgence. «Ces alertes sont utiles et peuvent sauver des vies», insiste Marie-Josée Montminy.

>> À lire : notre évaluation de 92 modèles de téléphones intelligents

5. Quels sont les impacts du système d’alerte?

Le ministère de la Sécurité publique affirme que le système a des retombées positives. Il donne comme exemple les alertes lancées le 21 septembre 2018 lorsque des tornades menaçaient de balayer l’est de l’Ontario et une partie du Québec.

«Des citoyens de Gatineau ont témoigné que le système d’alerte leur a fait prendre conscience du danger appréhendé et qu’il leur a permis de se mettre en sécurité à temps», rapporte Marie-Josée Montminy.

Avant Noël, une alerte Amber diffusée sur la plateforme Québec En Alerte a aussi aidé les policiers à retrouver rapidement les deux enfants recherchés, ajoute la porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

>> À lire aussi : Inondations, verglas... êtes-vous prêt en cas de situation d’urgence?

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.