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Conseils pour asphalter son entrée de garage

Par Luc Gonthier Mise en ligne : 01 avril 2013

Asphalter son entrée de garage

Pour réparer une entrée, devrait-on opter pour un scellant, un resurfaçage ou un colmatage de fissures? D'ailleurs, vaut-il mieux choisir de l'asphalte, du béton, du gravier, du pavé ou du gazon renforcé? Petit tour de la question.

Votre entrée de cour perd de son lustre ou est criblée de trous ? Pas de panique ! Refaites-lui une beauté, ou encore, remplacez-la.

En effet, un revêtement en asphalte n'est pas éternel: son espérance de vie est d'une vingtaine d'années. Scellants, resurfaçage et guerre aux fissures permettent toutefois de lui donner un coup de jeunesse. Mais si rien n'y fait, songez à refaire votre entrée en asphalte ou explorez d'autres matériaux comme le béton, qui est plus résistant, ou encore le gravier, qui lui, est plus «vert». Un dossier pour y voir plus clair!

Scellant, resurfaçage ou colmatage de fissures?

Mélange de sous-produits du pétrole et d’agrégats de pierres, l’asphalte est le revêtement le plus courant dans les entrées de cour et de garage. Bon marché, il n’est toutefois pas éternel ni sans reproches sur le plan environnemental.

Son imperméabilité favorise le ruissellement rapide des eaux jusqu’aux égouts, ce qui assèche les sols, en plus de transporter des polluants jusqu’au réseau fluvial. De plus, sa couleur foncée absorbe beaucoup d’énergie solaire, ce qui participe à la création d’îlots de chaleur en milieu urbain. Reste que l’espérance de vie d’un revêtement asphalté, qui est d’une vingtaine d’années, séduit encore bien des utilisateurs. « Sa durabilité repose sur deux facteurs, explique Jacques Gobeil, directeur des services-conseils à CAA Habitation : la qualité de la fondation, qui assure sa stabilité, et sa capacité d’évacuation de l’eau de ruissellement. Car avec les gels et dégels, l’eau pourrait faire gondoler ou fissurer le revêtement. »

Ne vous laissez pas berner par les produits qui promettent de prolonger la vie d’un pavé asphalté, prévient Jacques Gobeil. Bien qu’ils offrent une certaine protection contre les taches d’essence et d’huile, ces produits, principalement des scellants, ont surtout un pouvoir esthétique. Ils donnent à l’asphalte un coup de jeunesse, éphémère. Si vous espérez plus, ajouter une couche d’asphalte (resurfaçage) et faire la guerre aux fissures sont des moyens plus efficaces pour prolonger la vie (et l’apparence) de votre entrée de cour. Conseils de spécialistes pour choisir l’option qui vous convient.

>> À lire aussi: Comment choisir une porte de garage

Scellants: coup de jeunesse éphémère

La décoloration d’un pavage asphalté ne constitue pas en soi un problème. Elle découle d’une usure normale et des effets de l’exposition au soleil. Il n’est donc pas nécessaire d’appliquer un scellant, à moins de ne pouvoir vivre avec une cour délavée. Si tel est le cas, deux catégories de produits peuvent redonner à l’asphalte sa couleur foncée d’antan : les scellants de bitume à base d’huile (aussi connus sous le terme émulsion de houille) et les scellants acryliques. La plupart des entrepreneurs et des spécialistes privilégient les scellants de bitume à base d’huile. Composés d’ingrédients similaires à ceux de l’asphalte, ils adhèrent mieux. De plus, ils laissent le pavage « respirer », en permettant à l’eau qui pourrait s’infiltrer de s’évaporer naturellement. On trouve encore sur le marché des scellants à base de bitume contenant  des solvants. Comme ils sont nocifs pour l’environnement et pour la santé humaine, les experts ne les recommandent pas.

De leur côté, les scellants acryliques ont surtout l’avantage de pouvoir donner différentes teintes à un pavé d’asphalte – gris, terre cuite et même vert ! Ils sont aussi généralement moins chers que les scellants à base de bitume. Notez toutefois que contrairement aux produits à base de bitume, les scellants acryliques forment une couche étanche qui favorisera l’apparition de fissures si de l’eau s’infiltre dans le pavage. Peu importe le scellant choisi, vous pouvez l’appliquer vous-même, idéalement un an après la pose du pavage afin de laisser s’évaporer les huiles du revêtement neuf. Brossez d’abord la surface du pavage avec un balai à poil raide, puis lavez-la. Les taches d’huile ou d’essence nécessitent un détergent spécial. Une fois la surface sèche, appliquez le scellant avec un rouleau à peinture. Évitez ensuite d’utiliser l’entrée pendant au moins 24 heures.

Faire peau neuve grâce au resurfaçage

Si vous voulez prolonger la vie de votre pavé, oubliez les scellants. Pensez au resurfaçage, qui le dotera d’une nouvelle peau, c’est-à-dire d’une couche d’asphalte supplémentaire qui pourrait le faire durer de 10 à 15 ans plus longtemps. Cette opération sera particulièrement réussie sur un pavage décoloré et granuleux. La couche d’asphalte d’origine doit toutefois être exempte de fissures importantes, de creux ou de bosses. Il vaut mieux confier les travaux de resurfaçage à un professionnel du pavage, conseille Jacques Gobeil, de la CAA. Celui-ci nettoiera d’abord la surface existante de façon à éliminer les granules qui se détachent du revêtement. Il appliquera ensuite du bitume liquide pour que la nouvelle couche d’asphalte adhère bien à l’ancien revêtement. Puis, il compactera l’asphalte neuf au rouleau compresseur, en prenant soin d’en laisser au moins deux pouces d’épaisseur sur toute la surface. Un resurfaçage coûte environ la moitié du prix d’une entrée neuve.

Colmater les fissures

Sans être dramatique, l’apparition de fissures est néanmoins un signe qu’il faut intervenir rapidement pour éviter des infiltrations d’eau sous le pavage. Sous l’effet du gel et du dégel, le revêtement pourrait gondoler ou éclater ! Pour boucher de petites fissures étroites et dont la profondeur n’excède pas deux centimètres, utilisez un enduit composé d’asphalte et de caoutchouc. Si vous avez affaire à une fissure plus importante, privilégiez un mélange d’asphalte froid conçu pour ces travaux. Dans tous les cas, pour obtenir un résultat durable, suivez à la lettre les indications du fabricant. Ces produits sont vendus en quincaillerie et vous pouvez les appliquer vous-même si les fissures sont peu nombreuses. Dans le cas de fissures profondes de type nids-de-poule, faites appel à un entrepreneur pour un diagnostic sur les causes de leur multiplication. Il est probable que le lit de pose ne joue plus son rôle de soutien et qu’il faille refaire un nouveau pavage.

Trouver un entrepreneur

Aucune réglementation ni norme ne régit les entreprises de pavage. Ces dernières ne sont pas tenues de posséder un permis émis par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). «C’est un secteur où les vendeurs itinérants sont actifs, tant pour réparer, resurfacer ou faire le pavage, prévient Jacques Gobeil de la CAA. S’ils ne sont pas obligés de posséder un permis de la RBQ, les entrepreneurs qui font du porte-à-porte doivent néanmoins détenir un permis de vendeur itinérant émis par l’Office de la protection du consommateur. Exigez-le! Même s’il ne garantit en rien l’honnêteté du vendeur ni la qualité de son travail, ce permis indique qu’il a versé un cautionnement pouvant servir à dédommager le consommateur en cas de litige. Demandez des références d’entrepreneurs à des voisins ou connaissances ayant fait paver leur entrée dans les dernières années et qui sont satisfaits de sa qualité, conseille Jacques Gobeil.

Renseignez-vous aussi auprès d’organismes qui agréent des entrepreneurs, comme la CAA, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec ou l’Association des paysagistes professionnels du Québec. Et avant de prendre une décision, demandez toujours à deux ou trois entrepreneurs de vous fournir des devis et une liste détaillée des coûts, matériaux et main-d’œuvre. Notez aussi que la Loi sur la protection du consommateur interdit à un commerçant itinérant de vous demander le versement d’un acompte, à moins que le bien ou le service ait été livré.

Bon à savoir

  • Pour vérifier si des plaintes ont été déposées contre un entrepreneur, rendez-vous ici: Office de la protection du consommateur: Se renseigner sur un commerçant
  • Selon l’Office de la protection du consommateur, l’asphaltage exige une température extérieure assez chaude. Privilégiez donc l’été pour exécuter ces travaux et méfiez-vous des entrepreneurs qui offrent des rabais pour faire les travaux tôt au printemps ou tard à l’automne.
  • Il faut attendre de six à 12 mois avant d’entreprendre des travaux de pavage sur un terrain neuf, le temps que le sol se compacte.
  • Si on peut poser l’asphalte directement sur un lit de pierre concassée, ce n’est pas le cas du béton et des pavés, qui exigent en plus un lit de poussière de roche.

Prix d’une entrée neuve construite par un professionnel

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Six concurrents souvent plus forts et plus «verts» que l'asphalte
1. Le béton

Plus cher que l’asphalte, le béton a cependant une espérance de vie plus longue, soit de 20 à 25 ans, particulièrement s’il est composé de pierre de granit plutôt que de calcaire. Très résistant, il ne bronchera jamais sous le poids de n’importe quel véhicule. Le béton peut être caméléon. S’ils sont laissés apparents à la surface, les cailloux qui le composent lui donneront une texture et une couleur spécifiques. Le béton peut aussi être coloré, estampé de motifs décoratifs, ou encore imiter d’autres matériaux, comme la pierre naturelle. Comme le béton est poreux, il faut le recouvrir d’un scellant quelques mois après sa pose. Cette opération devra être répétée chaque année pour le protéger des infiltrations d’eau. Sur le plan environnemental, son imperméabilité le rend coupable, comme l’asphalte, de ruissellement et de pollution des eaux. Toutefois, sa couleur généralement pâle contribue moins à la création d’îlots de chaleur.

2. Les pavés de béton

Les pavés de béton existent dans une variété de motifs et de styles. Ils ont une durée de vie d’environ 30 ans si la fondation respecte les directives du fabricant. Une fois les pavés installés, il faut recouvrir leurs joints d’un sable polymère qui, en séchant, devient aussi dur que le béton. Imperméables, les pavés sont aussi nuisibles à l’environnement que le béton et l’asphalte (ruissellement et pollution des eaux).

3. Le gravier décoratif

Simple et pratique, le gravier a l’avantage de permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol, ce qui est bon sur le plan environnemental. Il suffit d’en ajouter une couche d’environ un centimètre sur le lit de pose. Pour éviter que le gravier ne déborde sur le terrain, notamment lors du déneigement, ceinturez-le d’une bordure de pierres ou de plastique. Attention ! Informez-vous préalablement auprès de votre municipalité : certaines interdisent l’utilisation du gravier décoratif.

4. Les bandes de roulement

Une autre option intéressante consiste à réaliser, sur un lit de pose, de simples bandes de roulement en béton ou en gravier sur lesquelles circuleront les roues de votre véhicule. Vous pouvez border ces bandes à l’aide de pelouse ou d’un couvre-sol résistant comme le thym serpolet, l’orpin du Caucase ou l’orpin du Kamtchatka, conseille Albert Mondor, horticulteur et créateur de jardins. L’inconvénient avec cette option est que la pelouse ou le couvre-sol autour des bandes s’abîment à la longue et qu’il faut éventuellement en ressemer.

5. Les pavés perméables

En raison de leur composition et de leur structure, les pavés perméables permettent d’absorber une partie de l’eau de ruissellement. Les pavés sont espacés et les joints sont comblés avec du sable fin plutôt qu’avec un sable étanche. Il faut toutefois nettoyer ce type de revêtement au printemps et à l’automne afin de retirer les matières organiques qui s’accumulent dans les joints.

6. Le gazon renforcé

Offert depuis peu sur le marché, ce gazon est semé dans une structure alvéolaire en plastique qu’on installe sur le lit de pose. Dans sa forme actuelle, selon Albert Mondor, ce produit est mal adapté au climat québécois. « Les essais dont j’ai pris connaissance ont été des échecs. Le peu de substrat dans lequel repose le gazon ne lui permet pas un enracinement suffisant pour résister aux passages répétés d’une auto et aux gels. »

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Commentaires 15 Masquer

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  • Par MURIEL BRUNET | 05 juillet 2014

    j'ai un balcon en béton à refaire de 4 pieds par 6 pieds ainsi que 2 marches, on me charge $3,800.00. que je trouve honéreux. N'y aurait-il pas un autre moyen moins cher pour le refaire.

    Par BILL TAYLOR | 12 juillet 2019

    Au lieu de le refaire en béton, je l'ai recouvert de fibre de verre avec couleur béton. C'est super, facile d'entretien et cela fait plus de 10 ans!

    Par DIANE GRONDIN | 29 juin 2017

    Avez-vous pensé à la Fibre de verre ?

  • Par Johanne Labine | 15 mai 2014

    Il y a un nouveau produit - fait à partir de caoutchouc recyclé. Apparemment c'est plus écolo....mais le produit a une durée de vie de 5ans. Quelqu'un connait? Est-ce une bonne idée?

  • Par André Girard | 09 septembre 2015

    De mon coté, j'aimerais enlevé l'asphalte pour regazonner, comment s'y prendre est la question.

  • Par Sandra Fredette | 09 septembre 2015

    Été 2012, nous avons fait faire notre cours en béton estampé, petite cour de ville avec un recepage de balcon pour 12 000$. Le résultat fut très beau et nous avions une supposée garantie de 2 ans. La garantie était importante pour nous car notre sol est glaiseux et on savait que ça travaillerait.
    Sur le contrat il est écrit excavation incluse. Notre cour lève de 4-6 pouces chaque hiver et nous savons qu’il y a de la glaise. L’estimateur nous a dit qu’ils font leur travail depuis 25 ans et qu’avec les 2 ans de garantie que l’entrepreneur nous donne, ils ne veulent pas recommencer les jobs. Sous cette logique, on a fait confiance.
    Avec photo à l’appuie on voit que l’entrepreneur a enlevé l’asphalte, travailler un ventre de bœuf et a retiré une grosse roche. Pour le reste il a mis du sable et le béton. Suite à nos avertissements, il a quand même jugé que le fond du sol était bon.
    Le problème c'est qu’à l'hiver 2013, la cours a travaillée. La cours a craquée à plusieurs endroits sauf au niveau des joints d'expansion. La réponse de l'entrepreneur l’an dernier fut que c’était de notre faute car l’eau de notre gouttière descendait le long du mur. La gouttière était déjà existante lorsqu'ils ont fait la cours mais jamais il nous a dit que ça pouvait travailler. Nous avons réorienté la gouttière et la même situation s’est produit cet hiver avec des bris supplémentaires. Des photos ont été prises à chaque fois que nous constations quelque chose.
    L’été dernier, l’entrepreneur a fait une rapide réparation très apparente. Un gros motton de ciment plus foncé que le reste sur le coin de la maison et joint de silicone gris foncé qui traverse ma cour. Pas très beau. Constat : 12 000$ pour une cour brisée et une garantie de broche à foin. Nous avons pris plusieurs photos. Quels recours avons-nous ? La garanti se termine cet été.

    Par Jean Rouleau | 11 juin 2014

    Ben oui ils vont vous aidez sans problème. C'est beau la protection du consommateur, le fait que nous sommes seul face a notre problème, et que même si ont va a la cour des petites créances et pas d'expert ce n'est pas facile. et les experts cela a un prix , un avocat a un prix. et si ont gagne sa cause qui est peut probable la compagnie n'existe plus elle fait faillite et repart sur un autre nom. des frais et encore des frais. Il faudrait avoir une protection comme il se fait avec le nouveau programme habitation tous ce qui se rapporte a l'habitation et cela devrait inclure un programme pour les personnes qui font des rénovations comprend une entrés d'asphalte ou béton devrait être inclus dans un programme pour nous protéger. Et la garantie quand un contracteur me parle de la garantie il commence a me faire peur, Bon sang c'est pas compliquer de faire un travaille dans les regles de l'art. ILs sont payés avec notre argent durement gagné Et de plus les peines ne sont pas assez sevère. il y a des contracteurs qui sont toujours en commerce mais sur d'autre nom. J'ai même contacter la régie du batiment pour leur annoncer qu'il a un entrepreneur il n'avait pas ses license et il me dit ben il faut que vous faite une plainte, je lui réponds contacter leur faite lui faire un devis et comme ça vous pourrez le sanctionner et bien il la pas fait déjà le trouble de chercher un contracteur qui ses licenses je ne perdrait pas mon temps a faire la JOB de la régie du batiment. ben oui la protection du consommateur va nous aider a quoi a rien

    Par RENE COUTURE | 27 mai 2014

    Bonjour,informez vous à l'office de la protection du consommateur(O P C ),ils devraient êtres capable de vous aidez sans problèmes.

    Par Claire Godin | 15 mai 2014

    Je vous suggère d'envoyer rapidement une mise en demeure à l'entrepreneur lui intimant de faire les réparations nécessaires dans les 10 jours à défaut de quoi vous allez les faire effectuer par quelqu'un d'autre et lui envoyer la facture. Vous pourrez sûrement trouver un modèle de lettre sur le site de Protégez-Vous ou sinon sur Internet. Vous pourriez ensuite le poursuivre aux Petites Créances mais vous devrez réduire la réclamation à 7000$
    Bonne chance!

  • Par Pierre Corbeil | 04 juillet 2014

    J'aurais aimé avoir le prix de l'asphalte au pied carré et pour refaire entrée le prix au pied carré

    Par LUC MORIN | 31 juillet 2015

    Et, toujours selon PV, un resurfaçage coûte environ la moitié du prix d’une entrée neuve et pourrait faire durer l'entrée de 10 à 15 ans plus longtemps.

    Par Andree Lamoureux | 14 mai 2015

    Le prix est de $5 à $7 le pi2 selon la revue p.v.