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Conseils d'achat: pompe à vide, carafe, tire-bouchon et accessoires pour le vin

Par Protégez-Vous
Pompes à vide

Voici nos conseils pour acheter ces accessoires: pompe à vide, tire-bouchon, antigoutte, bouchon à vin, carafe, décanteur, seau à glace et rafraîchisseur de bouteilles. Notez qu'il ne s'agit pas de tests, mais bien de conseils pour faire le meilleur choix.

Comment choisir une pompe à vide

En enlevant l’air d’une bouteille ouverte avec une pompe à vide, on s’offre un peu plus de temps pour profiter des parfums d’un vin déjà entamé. Quand le vin est tiré, il faut le boire, dit le proverbe – qui ne se trompe pas. Le restant de vin d’une bouteille risque de perdre ses précieux arômes simplement en s’oxydant. La meilleure solution pour le préserver et prolonger sa durée de vie consiste donc à retirer l’air restant dans la bouteille à l’aide d’une pompe à vide avant de la reboucher. Vous disposez ainsi d’un ou deux jours supplémentaires.

  • Les bouchons fournis avec les pompes­ à vide sont réutilisables, mais ils doivent être remplacés régulièrement, au moins une fois par année. Au-delà, ils perdent de leur étanchéité. Comptez près de 7,50 $ environ pour un lot de deux bouchons.
  • Les pompes à vide sont vendues à l’unité mais aussi souvent en coffret-cadeau avec un bouchon verseur antigoutte.
  • Même les systèmes de pompes les plus performants sur le marché ne peuvent réussir à faire le vide d’air complet dans une bouteille.
  • Si le niveau de votre bouteille est inférieur à la moitié, mieux vaut la finir rapidement, même après l’utilisation d’une pompe. L’idéal est encore de transvaser son contenu dans une demi-bouteille pour limiter l’oxydation. Si la bouteille est plus remplie, la pompe à vide offre un délai maximum de trois jours avant que le goût de votre vin se dégrade.
  • Les vins blancs se conservent généralement moins bien que les rouges. Une fois ouverts, tous peuvent aller au réfrigérateur, ce qui permet de ralentir leur dégradation.
  • Les pompes à vide ne fonctionnent que pour les vins non pétillants – les utiliser pour une bouteille de champagne, c’est dire adieu à vos précieuses bulles!
  • À partir de 20 $, avec deux bouchons.

La majorité des pompes à vide sont vendues avec des bouchons conservateurs qui scellent hermétiquement les bouteilles pour empêcher l’air d’y entrer. Il suffit de fixer la pompe sur le bouchon et de l’actionner pour retirer l’air. Assurez-vous que vous avez la pompe bien en main. Lorsque le vide est fait, les pompes deviennent plus difficiles à actionner. Si leur poignée redescend automatiquement, il est temps d’arrêter de pomper. Certains modèles disposent d’un indicateur pratique qui signale par un déclic sonore que le vide est atteint. Quelques rares systèmes de pompes sont encore solidaires de leurs bouchons. Moins performants, ils sont en plus encombrants et difficiles à ranger dans le réfrigérateur.

>> À lire aussi sur le site de Protégez-Vous: nos évaluations de 23 vins blancs québécois, 27 vins rosés et 13 vins d’épicerie

Tire-bouchons

Comment choisir un tire-bouchon

Tout simplement indispensable, le tire-bouchon est autant le meilleur ami du sommelier que le vôtre. En liège ou en matière synthétique, aucun bouchon ne résiste à un tire-bouchon manié efficacement. Il existe quantité de modèles de tire-bouchon, à tous les prix. Choisissez avant tout celui qui vous semble le plus facile à utiliser. Devant une bouteille récalcitrante, il n’y a rien de plus désagréable qu’un outil qu’on maîtrise mal. Retenez qu’en règle générale, la mèche spiralée du tire-bouchon doit permettre d’enlever le bouchon sans le percer. Pour cela, il faut veiller à ce que le bouchon ne dépasse pas le dernier filet de la vis lorsqu’on l’extrait. L’idéal est que la vrille soit recouverte d’un enduit noir, gé­né­ra­lement du téflon, moins durable mais plus facile à introduire dans le bouchon sans le morceler qu’une vrille ordinaire.

  • Les modèles plus élaborés disposent généralement d’une vis de rechange qu’il faut utiliser après 2000 bou­teilles­ ouvertes ou lorsque l’enduit de la vis est usé.
  • Les mécanismes en métal doivent être lubrifiés régulièrement pour éviter une usure prématurée. Pour cela, insérez une goutte d’huile dégrippante dans le tire-bouchon, actionnez-le plusieurs fois et essuyez-le avec un chiffon sec.
  • Un bouchon se retire du bas vers le haut. Tout mouvement latéral risque d’endommager la charnière qui relie la vrille au tire-bouchon voire de tordre la vis.
  • Il existe des tire-bouchons pour gauchers avec un pas de vis inversé.
  • Les tire-bouchons spécial champagne sont équipés d’une griffe qui s’accroche au bouchon pour le remonter sans effort, et parfois d’un élément qui retient le bouchon pour plus de sécurité. À partir de 30 $.
  • Un coupe-capsule est utile pour enlever sans se blesser la pellicule qui recouvre le bouchon.

On trouve des tire-bouchons très simples, comme les modèles à vis ou à levier, à partir d’une dizaine de dollars. Cependant, les ­modèles trop bas de gamme risquent de ne pas durer très longtemps, voire de gâcher quelques bonnes bouteilles... Mieux vaut investir une trentaine de dollars environ pour un modèle solide, équipé d’une mèche résistante et qui ne percera pas vos bouchons. Les amateurs de beaux objets ou ceux qui ouvrent beaucoup de bouteilles s’offriront un tire-bouchon adapté à leurs besoins, comme un tire-­bouchon de sommelier de bonne qualité ou un modèle à levier. Ces derniers coûtent de 89 $ à plus de 250 $ pour les plus évolués…

Tire-bouchon simple à mèche: pour les musclés (photo ci-dessus)

  • Constitué d’un manche et d’une mèche, c’est le modèle de tire-bouchon le plus simple qui soit – celui qu’on trouve par exemple sur les couteaux suisses.
  • Il requiert qu’on déploie de la force physique pour tirer le bouchon. Les mèches peuvent être en queue-de-cochon ou pleines.
  • Si les mèches pleines se vissent plus facilement, elles a­dhèrent moins bien au bouchon, ce qui augmente les risques d’échec du débouchage.
  • Attention aux éclaboussures si vous ne maîtrisez pas la traction du bouchon.

Tire-bouchon à vis sans fin: le plus facile à utiliser (photo ci-dessus)

  • Ingénieux: la vis s’enfonce dans le bouchon et l’extirpe dans le même mouvement. Il suffit de tourner, presque sans effort.
  • Certains modèles se verrouillent directement sur le goulot de la bouteille pour plus de confort.
  • Attention, il transperce facilement le bouchon.

Tire-bouchon bilame: pour les bouchons abîmés (photo ci-dessus)

  • Les bouchons des vieux vins ont tendance à s’effriter lors de l’extraction. Pour en venir à bout, le tire-bouchon bilame est l’outil tout indiqué.
  • Ses deux lames se glissent entre le bouchon et le goulot, ce qui laisse pénétrer l’air et réduit l’adhérence du bouchon sur le verre pour permettre une extraction très souple, sans abîmer le bouchon ni mettre de liège dans le vin.
  • Toutefois, sa manipulation demande un peu de pratique.
Tire-bouchons

Tire-bouchon de sommelier: complet et compact (photo ci-dessus)

  • En forme de couteau replié, il dispose d’une partie rétractable à un ou deux crans qui facilite, grâce à l’effet de levier, la traction du bouchon hors du goulot.
  • Avec les tire-bouchons à double cran, l’extraction se fait en deux temps: le premier cran amovible sert de premier point d’appui au début de l’ouverture de la bouteille.
  • À mi-parcours, le second cran fixe permet d’extraire le bouchon déjà à moitié sorti.
  • Le tire-bouchon de sommelier est également équipé d’un coupe-capsule et d’un décapsuleur.

Tire-bouchon à levier classique: très peu d’effort (photo ci-dessus)

  • Ses deux «oreilles de lapin» se lèvent au fur et à mesure que la vis s’enfonce dans le bouchon. Il suffit ensuite de les pousser vers le bas pour extraire le bouchon.
  • Assez massif, il n’est pas toujours très solide.

Tire-bouchon à levier élaboré: aucun effort (photo ci-dessus)

  • Petits bijoux mécaniques, ces modèles haut de gamme exigent un certain investissement financier et beaucoup de place pour les ranger tant ils sont volumineux, avec ou sans leur support.
  • Ils extraient le bouchon sans l’abîmer et sans exiger d’efforts – excepté la lecture du mode d’emploi, parfois imposant.
Bouchons à vin

Comment choisir un bouchon à vin

Le vin se dégrade rapidement sous l’effet de l’air, mais il n’est pas forcément perdu si la bouteille est rebouchée à temps. Pour le conserver une journée de plus, la première chose à faire est donc de reboucher la bouteille. Les bouchons à vin vendus dans le commerce sont plus hermétiques que ceux qui bouchaient initialement vos bouteilles, souvent déformés ou endommagés. Ils permettront également d’éviter que le vin ne s’imprègne des odeurs de votre réfrigérateur. Pour les amateurs de vins pétillants, il existe aussi des modèles adaptés.

  • Nettoyer à l’eau sans produit détergent pour ne pas endommager le joint.
  • L’histoire de la petite cuillère qui em­pêche les bulles du champagne de s’échapper est malheureusement un mythe.
  • Les bouchons pour vins non pétillants sont une solution à très court terme (pas plus de 24 heures), sauf s’ils s’a­daptent à une pompe à vide (voir la section des pompes à vide).
  • Dans tous les cas, même avec le meilleur bouchon du monde, votre vin sera altéré. Il existe sur le marché des aérosols qui permettent d’injecter dans une bouteille un gaz inerte et plus lourd que l’air. Le gaz joue alors le rôle de bouchon en protégeant le vin de l’air contenu dans la bouteille. On les trouve facilement dans les magasins spécialisés en vin, ils coûtent environ 15 $ et peuvent servir environ 200 fois. Ce serait aujourd’hui le moyen le plus sûr de conserver son vin pendant de un à trois jours maximum.
  • À partir de 5 $ pour un bouchon standard. À partir de 7,50 $ pour un bouchon adaptable à une pompe à vide. À partir de 20 $ pour un bouchon à vin pétillant.

Il faut distinguer les bouchons pour vins non pétillants de ceux destinés aux champagnes et autres mousseux. Le rôle des premiers est de protéger un bon cru de l’oxygénation. Il faut donc veiller à ce que le bouchon soit bien hermétique au niveau du joint ou de l’embout, généralement en caoutchouc ou en silicone, qui s’insère dans la bouteille. Les bouchons à champagne sont munis d’attaches pour résister à la pression des gaz du vin. Le rôle de ces bouchons hermétiques est moins d’empêcher l’air d’entrer dans la bouteille que les précieuses bulles d’en sortir, ce qui rendrait votre vin tout plat. Ils sont plus chers.

Antigouttes

Comment choisir un antigoutte

Ce petit accessoire permet d’éviter bien des déboires et de sauver autant de nappes: tout le monde n’a pas le tour de main d’un sommelier… Les antigouttes permettent de servir le vin sans se soucier des taches. Mieux, certains font aussi office d’aérateurs en augmentant l’oxygénation d’un jeune vin lors du service.

  • Pour être stable et efficace, les anti­gouttes flexibles doivent être positionnés de manière à ce que la moitié de leur longueur dépasse du goulot de la bouteille.
  • L’antigoutte parfait n’existant pas, un linge noué autour de la bouteille recueillera les gouttes intempestives.
  • Certains bouchons antigouttes sont multifonctions: ils font aussi office de filtre à particules et d’aérateur. Les parois de l’antigoutte présentent alors une grille pour retenir les résidus et des vrilles qui favorisent l’aération du vin.
  • Un bon bouchon aérateur doit absolument comporter une ouverture pour laisser entrer l’air.
  • À partir de 10 $ environ.

Un antigoutte est une sorte de bec verseur qui se fixe autour du col de la bouteille de vin. Les modèles rigides se fixent comme un bouchon.

Les semi-rigides sont des rondelles de PVC aluminisé de qualité alimentaire qui se roulent à l’intérieur du goulot de la bouteille. Les modèles à clapet sont indispensables pour les vins pétillants, tel que le champagne, pour résister à la pression.

On trouve aussi sur le marché le modèle dit du collier de Bacchus, qui se glisse ou se fixe le long du goulot. L’intérieur du collier est constitué d’une matière absorbante qui éponge les gouttes de vin pouvant couler le long de la bouteille.

La mousseline des bons modèles est amovible, ce qui en facilite le nettoyage.

Carafes et décanteurs

Comment choisir une carafe et un décanteur

Tout amateur de vin devrait disposer d’une carafe pour décanter les vieux crus et oxygéner les vins jeunes. Les carafes sont aux jeunes vins ce que le sucre est aux desserts: de véritables révélateurs de saveurs. La plupart de ces vins sont dits «fermés», c’est-à-dire qu’ils n’expriment pas toute leur complexité. Le passage en carafe permet de les aérer, ce qui accélère l’expression de leurs arômes tout en les débarrassant des mauvaises odeurs dues à la maturation. Quant aux vieux crus, ils laissent souvent des dépôts en fond de bouteille: phénomène naturel, la lie n’en est pas moins désagréable lors de la dégustation. Le passage en décanteur permet de laisser la lie dans la bouteille.

  • On décante un vieux cru seulement quelques minutes avant de le servir alors qu’il faut mettre un jeune vin en carafe au moins quelques heures avant de le boire.
  • Décanter un vin sans en perdre une goutte est impossible, et tenter de le faire est contre-productif puisque vous risquez de mélanger le vin aux dépôts. Faites votre deuil d’au moins un demi-verre par bouteille décantée.
  • Si vous souhaitez filtrer votre vin, utilisez un filtre en forme d’entonnoir; à défaut, un filtre à café fera très bien l’affaire.
  • Les carafes à champagne sont plus étroites que les carafes à vin et doivent pouvoir être rafraîchies, au frigo ou dans la glace. Ce qui est perdu en bulles sera gagné en saveur.
  • Le séjour en carafe excède rarement 15 minutes.
  • On trouve des carafes bien conçues à partir de 80 $.

Le matériau de la carafe n’influence pas le goût du vin. Cela dit, le cristal reste plus transparent et résiste mieux aux égratignures que le verre. Il est aussi beaucoup plus cher. Une carafe ne doit pas être trop petite : le contenu d’une bouteille de 750 ml ne doit jamais dépasser sa partie la plus renflée. Si la présence d’un bouchon est purement décorative, la forme de la carafe est un élément essentiel.

Carafe à vin jeune pour rouge ou blanc: son fond évasé permet au vin de vieillir prématurément au contact de l’oxygène. La présence d’une anse ou d’un renflement sous la carafe la rend beaucoup plus facile à manier et évite qu’on la saisisse par le col, souvent très fragile.

Carafe à vin blanc et rosé: un vin servi frais peut très bien être versé dans une carafe classique, pourvu qu’on puisse mettre cette dernière au réfrigérateur ou dans un seau à glace pour rafraîchir le vin. C’est le cas des carafes en forme de canard du fait de leur faible encombrement. Il existe aussi des modèles conçus expressément pour les vins blancs: ils sont reconnaissables à leur base creuse ou à une cavité pouvant accueillir des glaçons. De 70 $ à 150 $ environ (vin blanc).

Décanteur: ces carafes possèdent un goulot étroit qui retient la lie. On s’en sert surtout pour les vieux vins déjà mûrs. Pour cette raison, il vaut mieux choisir des carafes à base étroite, comme les carafes en canard, que celles à base longue ou évasée. Avant de verser doucement le vin dans le décanteur, il faut laisser la bouteille debout pendant 24 heures pour que la lie s’y dépose. À partir de 170 $ environ.

Comment nettoyer une carafe

Enlever des traces de vin, de calcaire et de lie incrustées dans sa carafe n’est pas chose facile. La forme des carafes exclut tout nettoyage à l’éponge normale, même à force de contorsions. Heureusement, il existe des solutions qui per­mettent d’en simplifier l’entretien. Cela dit, sachez que même avec les meilleurs outils, il est normal qu’une carafe devienne moins transparente avec le temps.

  • Les égouttoirs démontables offrent un gain de place appréciable. Ils sont équipés d’embouts souples qui permettent de les monter et de les démonter en un tour de main. Sinon, vous pouvez toujours utiliser votre égouttoir pour ranger votre carafe.
  • Ceux qui haïssent le nettoyage de la carafe opteront pour un modèle de carafe démontable en deux morceaux, très facile à nettoyer avec une simple éponge.
  • Attention toutefois aux bords des différentes parties: ils peuvent être coupants.
  • Dans tous les cas, la carafe ne fait pas bon ménage avec le lave-vaisselle ni avec les produits détergents. Le vinaigre est fortement déconseillé pour la nettoyer, car bien qu’il détruise les résidus de calcaire, il risque trop de gâcher le prochain vin à y séjourner.

Nettoyer en frottant

  • La première chose à faire est de bien rincer sa carafe à l’eau chaude, si possible juste après chaque utilisation. Évitez l’eau bouillante, car le choc thermique pourrait la fracturer.
  • Pour retirer la fine pellicule de tanins et de calcaire qui finit toujours par en ternir les parois, l’utilisation d’un goupillon ou d’une brosse flexible, à environ 15 $, est nécessaire.
  • Cet outil doit être très flexible pour frotter dans les courbes et très doux pour ne pas rayer la carafe.

Nettoyer avec astuce...

  • Certaines recettes de grand-mère peuvent aussi être utiles; toutes demandent un très bon rinçage. L’utilisation de gros sel dilué dans de l’eau permet d’éliminer les traces de vin peu visibles et le calcaire.
  • Les pastilles effervescentes (sans goût), comme celles qui servent à nettoyer les dentiers, sont également très efficaces pour éliminer les résidus.

Nettoyer en roulant

  • Les billes nettoyantes enlèvent parfaitement la saleté, les résidus et le calcaire en roulant à l’intérieur de la carafe. Il suffit de remplir la moitié de la carafe avec de l’eau, d’y ajouter les billes et de remuer doucement pendant deux minutes. Environ 20 $ la boîte.

Une fois la carafe rincée, il faut en évacuer l’eau complètement pour éviter que des gouttelettes ne se condensent à l’intérieur. Faire sécher une carafe la tête en bas dans l’égouttoir à vaisselle risque de tourner au numéro d’équilibriste tant le goulot évasé empêche de la maintenir stable. Mieux vaut utiliser un égouttoir à carafe. Cette tige de métal, maintenue par un socle, permet à l’eau de bien s’évacuer. N’hésitez pas à remuer doucement les carafes les plus larges pour que toute l’eau en sorte. L’égouttoir doit être en acier inoxydable et la pointe dans laquelle s’enfonce la carafe doit être antidérapante et ne pas rayer ses parois. Égouttoir: à partir de 12 $ environ.

Seaux à glace et rafraîchisseurs de bouteilles

Comment choisir un seau à glace et un rafraîchisseur de bouteilles

Les températures approximatives idéales pour déguster un vin sont les suivantes:

  • Rouge: 17 °C (63 °F)
  • Rosé: 13 °C (55 °F)
  • Blanc: 10 °C (50 °F)
  • Champagne: 9 °C (48 °F)

Moins risqués pour le vin que le réfrigérateur, le seau à glace et le rafraîchisseur vous permettent de refroidir vos bouteilles pour en profiter pleinement. La température influence grandement les saveurs du vin. Un vin servi trop chaud, soit à plus de 20 °C, risque d’agresser le palais. L’idéal est donc de le refroidir avant dégustation. Les vins blancs et pétillants sont particulièrement concernés puisqu’ils se consomment plus frais, mais les vins rouges peuvent aussi profiter d’un peu de fraîcheur, surtout en été.

  • Un vin ne se boit pas glacé. Oublié dans le seau, il sera trop frais: ses arômes ne s’exprimeront pas et les papilles gustatives des convives ne pourront pas l’apprécier.   
  • Il ne faut jamais remplir complètement un seau de glace, car on manquerait alors de place pour la bouteille. L’idéal est d’y mettre un tiers de glace et un tiers d’eau fraîche, et de tourner la glace autour de la bouteille pour accélérer son refroidissement.
  • Si vous mettez un peu de sel dans votre seau, la glace fondra plus rapidement, ce qui accélérera le rafraîchissement de la bouteille.
  • Le meilleur allié des rafraîchisseurs et autres seaux, c’est un thermomètre pour contrôler la température du vin. Les plus précis se glissent dans la bouteille pour mesurer la température du vin et non celle de la bouteille, légèrement différente.
  • Un thermomètre à viande peut faire l’affaire, sinon comptez environ 12 $.

Les seaux à glace

Ils sont de tailles différentes selon qu’ils sont conçus pour les bouteilles de vin ou de champagne. Certains seaux rigides sont suffisamment grands pour accueillir des glacettes sortant du congélateur. Leur prix varie beaucoup selon le matériau et le design. À partir de 26 $ pour un modèle de base et près de 100 $ minimum pour un seau en étain.

Les manchons rafraîchisseurs

Ces sacs thermiques flexibles se glissent directement le long des bouteilles et les rafraîchissent en quelques minutes (quoique moins vite qu’un seau). Ils sont offerts en différents formats susceptibles de s’adapter à toutes les bouteilles. Il suffit ensuite de les remettre au congélateur pour les réutiliser. Certains modèles disposent d’une carafe intégrée ou s’insèrent dans un seau à glace pour une présentation plus soignée. À partir de 16 $ pour un modèle simple et de 46 $ avec une carafe intégrée.

Le Ravi

De conception québécoise, le Ravi (rafraîchisseur à vin instantané) est un cylindre qui rafraîchit non pas la bouteille mais le vin lui-même au moment du service. On le fixe sur le goulot de la bouteille, et le vin est refroidi au passage au contact d’un gel thermique. Un trou situé sur le côté permet de régler le degré de ra­fraî­chis­sement du vin. Le Ravi doit être placé au congélateur avant chaque utilisation pour emmagasiner le froid. Il permet de profiter d’une bouteille sans attendre. Il faut penser à bien faire sécher le Ravi avant de le remettre au congélateur, sinon les gouttes d’eau risquent de le boucher. Environ 40 $.

Conseils de pro

À la maison comme au travail, Élyse Lambert, meilleure sommelière des Amériques 2009 et sommelière du restaurant Le Local à Montréal, utilise un tire-bouchon Laguiole de sommelier à double cran. Il est certes plus cher à l’achat, mais il est garanti à vie.

Un bon tire-bouchon est important pour moi car, compte tenu du grand nombre de bouteilles que j’ouvre, il m’est arrivé de briser la vrille. Un tire-­bouchon bas de gamme vendu à l’épicerie est rarement adapté à un usage durable. Les modèles que je ne supporte pas, ce sont ceux avec des oreilles de lapin, car leur vrille est rarement assez longue et il n’y a pas de couteau pour enlever la capsule.

En règle générale, je me tiens loin des nombreux gadgets de l’univers du vin. Pour conserver une bouteille entamée, j’utilise une pompe à vide plutôt que l’injection de gaz inerte. Cela me permet, en tirant un peu sur le bouchon, d’être sûre que cela a fonctionné, contrairement au système à gaz… Puis je mets le vin au frigo pour ralentir son oxydation.

Son gadget: à la maison, elle utilise le Ravi. «Cette invention québécoise rafraîchit immédiatement les premiers verres de vin. Pour conserver un vin frais, j’utilise ensuite le seau à glace.»

Son astuce: pour nettoyer des carafes, les faire tremper dans de l’eau avec du gros sel ou du Polydent, à condition qu’il soit sans goût.

Cet article a initialement été publié dans notre guide «Accessoires de cuisine». Pour consulter la liste des guides que vous pouvez vous procurer, consultez notre boutique en ligne.

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