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Polychlorure de vinyle: encore du greenwashing

Par Stéphan Dussault Mise en ligne : 01 Mars 2010

Photo: Réjean Poudrette

Les fabricants de matériaux de construction profitent de la saison des Salons de l’habitation pour nous présenter des produits prétendument écologiques.

Un exemple: le revêtement de polychlorure de vinyle (PVC) des fenêtres ou des murs extérieurs (aussi appelé clapboard).

Le regroupement américain Vinyl Institute soutient d’ailleurs que le vinyle est un produit écoénergétique, durable et recyclable.

«Du pur greenwashing», croit Emmanuel Cosgrove, fondateur d’Écohabitation et évaluateur LEED Canada pour les maisons.

Certes, le vinyle est un matériau peu conducteur, ce qui lui confère une bonne efficacité énergétique pour les fenêtres. De plus, ce revêtement extérieur nécessite peu d’entretien et peut aisément durer une vingtaine d’années. 

Pour le reste, Emmanuel Cosgrove estime que les points négatifs du vinyle pèsent beaucoup plus lourdement dans la balance environnementale. «On n’accorde aucun point LEED à ce matériau», dit celui dont la tâche principale est de s’assurer de la conformité des résidences au sceau environnemental LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).

«Il s’agit d’un produit provenant du pétrole, composé à 60 % de chlore, qui n’est presque jamais recyclé et qui libère des dioxines toxiques pour la santé lorsqu’il est incinéré. C’est à ce point polluant que je serais en faveur d’un règlement pour le bannir», ajoute-t-il.

Pour le revêtement extérieur, Emmanuel Cosgrove privilégie les planches en bois composé.