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Énergie solaire: Japon, au pays du soleil photovoltaïque

Par Stéphan Dussault
Énergie solaire: Japon, au pays du soleil photovoltaïque

Le chiffre donne le tournis: plus de 400 000 maisons japonaises sont branchées à des panneaux solaires photovoltaïques, estime Teruo Kurihara, responsable de la division Énergie renouvelable au ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, que Protégez-Vous a rencontré à Tokyo.

* Ce reportage a été réalisé grâce à la bourse Québec-Japon, remise chaque année à un membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Au Québec? On ne parle que d’une poignée de chalets perdus dans le bois. Et ce n’est pas par manque de lumière, la qualité de l’ensoleillement étant jugée meilleure à Montréal qu’à Tokyo. Au Japon, on a largement dépassé le simple panneau solaire installé pour faire

fonctionner trois ampoules. La puissance des systèmes photovoltaïques en place, conjuguée à des programmes de subventions et à un climat tempéré, fait que plusieurs résidants n’ont même plus à payer d’électricité.

De plus, comme l'illustre la photo ci-dessus, un grand nombre d’usines de filtration d’eau (comme celle-ci à Osaka) s’en servent pour emmagasiner de l’électricité en cas de panne de courant. Décidément, le pays du Soleil levant n’aura jamais aussi bien porté son nom!Énergie photovoltaïque: énergie produite à partir de la transformation de la lumière (photo) en électricité (volt).

La chaleur du soleil n’a donc rien à y voir. À ne pas confondre avec l’énergie thermique, où un système, également installé sur le toit, chauffe l’eau qui circule dans des tuyaux, ou avec le solaire passif, où on prend en compte l’orientation et le fenêtrage de la maison afin de mieux profiter de l’ensoleillement.

>> À lire aussi: Mode d'emploi pour alimenter sa maison à l'énergie solaire

Un million de panneaux solaires

Quatre cent mille maisons. Derrière ce chiffre impressionnant se cache une réalité qui ne surprendra personne: un maigre 1 % de l’énergie utilisée dans le monde provient de panneaux solaires. Et les Japonais comptent pour le quart des utilisateurs. Il faut se reporter à il y a 15 ans pour bien comprendre le gouffre qui sépare le Japon du Canada. En 1994, le gouvernement japonais décidait d’assumer la moitié des frais encourus pour l’installation de panneaux solaires sur le toit d’une résidence.

Cette année-là, 70 000 Japonais ont profité de la subvention. Cela a permis aux fabricants de produire un million de panneaux solaires et les prix ont graduellement chuté de moitié. Aujourd’hui, les Japonais paient environ 25 000 $ pour un système d’une puissance moyenne de trois kilowatts (kW), ou 3000 watts. Au Québec, cette puissance permettrait de répondre à environ 15 % des besoins énergétiques d’une maison.

Un exemple

En 1998, la famille Kato a déboursé 30 000 $ pour faire installer 24 panneaux photovoltaïques sur le toit de sa nouvelle maison, en banlieue de Kobe, sixième ville en importance au Japon avec 1,5 million d’habitants. Et elle ne l’a jamais regretté. «Grâce à ce système, qui génère une puissance de 4,8 kW, nous économisons environ 150 000 yens [1900 $] d’électricité par an», estime Kenichi Kato, le père de famille.Comment y arrive-t-il? En vendant plus cher l’électricité produite par le solaire que celle qu’il achète de Kansai, l’Hydro-Québec japonaise. En fait, Kansai lui facture 36 ¢ le kilowattheure (kWh) le jour, et 9 ¢ de 23 h à 7 h.

La beauté de la chose: pendant que le soleil plombe sur ses panneaux, M. Kato réussit souvent à produire plus d’électricité qu’il n’en consomme, surtout la semaine, quand la famille est absente.  Et la nuit, quand le lave-vaisselle démarre grâce à son minuteur intégré, il fonctionne à l’électricité achetée à petit prix.

Photo ci-dessus: En 1998, la famille Kato a déboursé 30 000 $ pour faire installer 24 panneaux solaires sur le toit de sa maison de Kobe. «Grâce à ce système, nous économisons environ 150 000 yens [1900 $] d’électricité par an», estime Kenichi Kato, le père de famille.

Télés, auto et... panneaux solaires

Peu de gens savent que Sharp produit autre chose que des télés. Or, la multinationale d’Osaka est le deuxième fabricant de panneaux solaires en importance au monde, au coude à coude avec l’allemande Q-Cells. Sharp prévoit en vendre pour 2,8 milliards de dollars cette année, soit 6 % de son chiffre d’affaires.

Un autre géant japonais, Sanyo, est le septième fabricant mondial de panneaux photovoltaïques. Au Japon, l’entreprise a aussi sa division résidentielle, Sanyo Homes, très utile porte d’entrée pour les écouler. L’entreprise vient d’ailleurs de passer aux mains de Panasonic, entre autres parce que cette dernière entrevoit un avenir radieux pour l’énergie solaire.

On dénombre aussi plusieurs constructeurs japonais d’automobiles qui diversifient leurs activités: Honda vend depuis quelques mois ses propres panneaux solaires, et Toyota, qui construit des maisons depuis 35 ans au Japon, ajoute des panneaux à plusieurs des 4500 résidences que Toyota Homes bâtit chaque année. Finalement, Mitsubishi est peut-être la seule entreprise du monde à fabriquer tout cela: des autos, des télés, des maisons et des panneaux solaires!

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Dépense ou investissement?

Grâce aux tarifs variables, certains résidants ne paient plus un yen d’électricité. Cette autonomie est d’ailleurs l’argument massue de plusieurs constructeurs de maisons. Inconnu ailleurs dans le monde, Sekisui Heim est considéré comme un constructeur d’exception au Japon, en plus d’être un très gros acteur: en 2007, il a érigé 15 000 maisons, l’équivalent de l’ensemble des résidences unifamiliales construites au Québec cette année-là. La moitié de ses habitations étaient dotées de panneaux solaires sur le toit!

La recette? «Toute notre promotion est axée sur les panneaux, répond Toshiya Nomura, l’un des directeurs de l’usine ultramoderne de maisons préfabriquées d’Hasuda, une banlieue de Tokyo, que Protégez-Vous a visitée. Et la mentalité des Japonais a beaucoup évolué; ils hésitent beaucoup moins aujourd’hui devant les coûts élevés.» Cette réussite n’émeut pas certains experts japonais, qui trouvent que le pays n’en fait pas assez. «Si nous avions un système de subventions comparable à celui des Allemands, beaucoup plus de ménages japonais installeraient des panneaux solaires sur leur toit», explique Yamashita Noriaki, de l’Institute for Sustainable Energy Policies, rencontré à Tokyo.

Le programme allemand est probablement le plus généreux de la planète. En 2004, Berlin a mis en place une structure permettant aux citoyens producteurs d’énergie solaire de vendre la leur de trois à quatre fois plus cher que l’électricité distribuée sur le réseau public. «En Allemagne, l’achat de panneaux photovoltaïques est un investissement, pas une dépense!» remarque M. Noriaki. Et on ne parle pas des milliards promis par le président des États-Unis Barack Obama, lors de son investiture en janvier 2009. Déjà que, dans certains États américains, les subventions et crédits d’impôt peuvent réduire de moitié la facture reliée à l’achat de panneaux.

Sur le compteurhigh-tech des maisons solaires japonaises: le chiffre du haut indique en temps réel l’énergie produite par les panneaux; celui du bas, ce que la maison consomme; celui du milieu détermine si le ménage est en mode vendeur ou acheteur d’électricité.

En 2005, Kobe a conclu une entente avec le fabricant PanaHome pour construire un quartier écologique. Quatre ans plus tard, «PanaHome City» est composée d’une centaine de maisons. Près de la moitié des résidants ont payé le supplément de 20 000 $ pour ajouter l’option panneaux solaires.

Pourquoi pas ici?

Au Québec, les fabricants de panneaux solaires désespèrent. Centennial Solar, une entreprise montréalaise, dit avoir vendu pour plus de deux millions de dollars de panneaux l’an dernier. Mais environ 95 % de la production est écoulée à l’extérieur de la province. «Le gouvernement n’offre aucun encouragement financier», explique Sam Myles, directeur de Centennial.

«La priorité sera accordée au développement des biocarburants, ainsi qu’à la promotion de la géothermie et de l’énergie solaire», avait pourtant promis en 2006 le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, dans le document L’énergie du Québec de demain, qui jette les bases de la stratégie énergétique de la province de 2006 à 2015.

La grande mesure mise en place en trois ans? Permettre de retourner sur le réseau l’électricité produite, comme le fait le Japon depuis 15 ans. Or, depuis 2006, la mesure a attiré... sept propriétaires de maisons solaires! «Nous avons pris du retard. C’est décevant», concède Pascal Lê-Huu, responsable des questions solaires à l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE). «Il va falloir commencer par le début et mieux utiliser le solaire passif», ajoute son collègue Carl Jobin.

Or, orienter vers le sud les maisons des nouveaux quartiers ou disposer les fenêtres et les pièces de la maison en fonction du soleil ne sont pas encore des réflexes fréquents des urbanistes des villes ni des constructeurs. De leur côté, les résidants canadiens veulent bien être verts, mais pas au point de se mettre dans le rouge. En calculant la durée de vie utile et l’efficacité d’un panneau photovoltaïque, on estime son coût au kWh à environ 50 ¢. Or, il faut avoir toute une fibre écologique pour préférer le solaire à l’hydroélectricité, qui revient à moins de 8 ¢ lekWh. Sans aide publique, point de salut. «Il faut absolument que le gouvernement s’implique», résume Pascal Lê-Huu.

Au Japon, le prix élevé de l’électricité, le coût des panneaux un peu plus abordable ainsi que les tarifs distincts le jour et la nuit rendent la technologie plus attrayante. C’est pourquoi le citoyen japonais peut aujourd’hui espérer rentabiliser ses panneaux solaires en moins de 15 ans. Sans aide financière, l’amortissement au Québec est d’environ 120 ans!

Ailleurs au Canada...

Cela dit, pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour se comparer. En 2007, le gouvernement ontarien a décidé d’investir plus de 15 milliards de dollars d’ici à 2025 pour ajouter 8000 mégawatts (MW) issus de la géothermie et des énergies solaire et éolienne. Par comparaison, la puissance éolienne du Québec devrait se situer à 4000 MW en 2015.

«C’est bien beau de favoriser l’énergie éolienne, mais mettre en place des mesures incitatives pour promouvoir le solaire ne serait pas très compliqué», soutient Benoît Perron, président de l’organisme Énergie solaire Québec. Comment convainc-t-on les citoyens ontariens de passer au solaire? En copiant le programme allemand! Ainsi, chaque kWh produit par les panneaux photovoltaïques d’un Ontarien est renvoyé sur le réseau public, qui le lui rachète à 42 ¢, tandis qu’un kWh coûte environ 10 ¢.

Depuis 2007, l’Ontario Power Authority a reçu des demandes pour installer des systèmes solaires d’une puissance de 525 MW, assez pour suffire aux besoins énergétiques de 25 000 maisons. Le hic: pour l’instant, les panneaux solaires réellement mis en place ne génèrent que 1,6 MW de puissance, l’équivalent de la consommation de 80 maisons.

«Devant la situation économique actuelle, il s’agit d’un investissement très important», explique Sarah Simmons, analyste pour le programme ontarien. Même avec l’aide ontarienne, les panneaux devraient prendre une vingtaine d’années à se payer; c’est pourquoi la province revoit actuellement son programme.
L’Ontario a quand même de quoi rendre jaloux Pascal Lê-Huu, qui aimerait bien implanter ce type de politique au Québec.

L'union fait la force!

Vous n’avez pas les moyens d’acheter pour 25 000 $ de panneaux solaires? «Mettez-vous en groupe et louez un toit!» suggère Nobuyo Fujinaga (photo), une environnementaliste qui préside le groupe communautaire Citizens' Network d’Osaka, deuxième ville en importance au Japon après l’indélogeable Tokyo.

«Parfois, les gens n’ont pas les deux millions de yens [25 000 $] requis pour acheter le système photovoltaïque. Et quand ils ont l’argent, ils n’ont pas toujours un toit qui fait face au sud. Mon travail consiste à regrouper une dizaine de personnes qui peuvent payer 200 000 yens [2500 $] et à leur trouver un toit!», dit-elle. À la fin de l’année, le groupe se partage les économies générées par les panneaux solaires.
Depuis 2001, le Citizens' Network a mis en place 185 projets totalisant des investissements de 28 millions de dollars.

Au Québec, l’organisme montréalais Énergie verte Benny Farm vient de mettre en place un système qui regroupe des acheteurs de chauffe-eau solaires. L’un des buts de ce regroupement est d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens.

Le panneau solaire thermique a pour unique fonction de préchauffer l’eau. C’est une technologie moins répandue et moins polyvalente, mais elle est pour l’instant plus rentable que le solaire photovoltaïque.

Au Japon, des dizaines de panneaux solaires thermiques garnissent le toit de tours à condos comme celles que nous avons visitées à Koshigaya, en banlieue de Tokyo. Ils permettent généralement de diminuer de 60 % les coûts d’eau chaude.

L’hydroélectricité: le problème!

Pourquoi ce soudain sentiment d’urgence de l’Ontario? La province tente de se débarrasser de ses sources d’énergie polluantes, notamment ses quatre centrales au charbon qu’elle entend fermer en 2014. Le Japon a le même problème: plus de 80 % de son énergie provient de centrales au gaz naturel ou au charbon ou de ses 55 centrales nucléaires. Au Québec, plus de 70 % des maisons sont chauffées grâce à l’hydroélectricité. Le mazout et le gaz naturel comptent pour moins de 20 % de la consommation. C’est ce qui explique en partie pourquoi le Québec n’a pas encore instauré une tarification différente le jour et la nuit, comme au Japon, qu’il ne rachète pas l’énergie solaire à plus fort prix, comme en Ontario, ou qu’il n’accorde pas de crédits d’impôt, comme aux États-Unis.

En 2006, le gouvernement québécois a mandaté l’AEE, avec la collaboration d’Hydro-Québec, pour proposer un programme de soutien à la production d’énergie solaire. En entrevue, Hydro-Québec a répondu ne pas s’occuper de politique énergétique. Pour sa part, l’Agence a diffusé au début de 2008 le document Mettre toutes nos énergies à agir efficacement dans lequel les intentions ne sont guère plus précises qu’elles ne l’étaient deux ans plus tôt. L’AEE convient qu’«un des obstacles à une utilisation plus extensive de l’énergie solaire est le coût d’achat [...] et le temps d’amortissement», mais aucune mesure d’aide concrète n’a encore été annoncée, mis à part un projet pilote qui subventionnera l’achat d’un millier de chauffe-eau solaires.

Cela dit, le temps semble jouer en faveur des gouvernements puisque le prix des panneaux solaires risque de baisser au cours des prochaines années. D’abord parce que la Chine, devenue récemment le deuxième producteur de panneaux solaires en importance, n’a pas la réputation de faire grimper les prix. Et aussi parce que la recherche permettra bientôt de commercialiser des panneaux qui génèrent plus d’électricité.
En attendant, une poignée d’irréductibles en installent chez eux à grands frais. Comme Yves Poissant, l’un des experts les plus réputés au pays sur les questions d’énergie renouvelable, qui vient de débourser 15 000 $ pour placer sur le toit de sa nouvelle maison des panneaux photovoltaïques d’une puissance modeste de 1,5 kW. C’est cher payé pour abaisser sa facture annuelle d’électricité d’environ 8 %, soit moins de 200 $.

«Pour l’instant, la rentabilité ne doit pas être un critère», répond-il. En fait, son principal défi a été de convaincre sa femme! «C’est plutôt une question de priorité: lors de la construction de notre maison, nous avons décidé d’installer du clin sur trois côtés plutôt que de la brique, ce qui nous a permis d’économiser 30 000 $.»

Maison modèle

À Eastman, en Estrie, cette maison consomme pour 160 $ d’électricité par an. Pas mal comparativement aux 2000 $ nécessaires pour alimenter une maison ordinaire équivalente!

Il est vrai que le constructeur, Maisons Alouette, y a mis le paquet: panneaux photovoltaïques, géothermie, fenêtres à triple vitrage à l’argon, auvents de fenêtres qui se déroulent automatiquement quand le soleil fait trop monter le thermostat, chaleur sous les panneaux solaires utilisée pour chauffer la sécheuse et le plancher du sous-sol, eau chaude de la douche qui préchauffe celle du chauffe-eau; on a même calculé la hauteur des feuillus pour que, l’été venu, ils puissent faire de l’ombre dans la maison, mais pas sur les panneaux solaires.

Cette maison est l’un des 12 projets de résidences écologiques subventionnés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Elle est d’ailleurs à vendre, si vous êtes prêt à allonger les 100 000 $ supplémentaires pour payer tous ces petits extras!

Pas payant, l’environnement?

Au fil des ans, l’environnement et l’économie ont développé une relation amour-haine pas banale. En novembre 2008, le ministre canadien de l’Environnement, Jim Prentice, soutenait que «jamais nous n’aggraverons une économie déjà défavorable au nom des progrès environnementaux».

Tout à l’opposé, le président américain Barack Obama soulignait en décembre que la reprise économique passait par «la création de millions d’emplois dans la fabrication de parcs éoliens, de panneaux solaires et d’automobiles moins énergivores». En janvier, il rajoute: «Nous [...] améliorerons l’efficacité énergétique de deux millions de foyers américains, faisant ainsi économiser des milliards aux consommateurs et aux contribuables.»

Dans un Japon au profil plus bas, on parle moins, mais on agit depuis longtemps. En 15 ans, le pays a injecté des milliards de dollars en subventions et programmes de recherche pour stimuler l’industrie solaire. Le gouvernement récolte aujourd’hui les fruits de ses investissements. En 2007, les entreprises japonaises Sharp, Kyocera, Sanyo et Mitsubishi ont vendu pour plus de cinq milliards de dollars de panneaux solaires dans le monde. Cinq milliards, c’est le quart de la production mondiale. Et pour le gouvernement japonais, c’est beaucoup d’impôt!

Ce ne serait qu’un début, disent non pas des groupes environnementaux, mais de puissantes banques d’investissements comme Morgan Stanley, qui y voit de belles occasions d’affaires. Le groupe financier croit que les panneaux solaires généreront 11 % de l’électricité dans le monde en 2030 comparativement à moins de 1 % actuellement. Un rapport du groupe de recherche WorldWatch Institute publié en septembre dernier prévoit que les ventes de panneaux solaires vont plus que tripler d’ici à 2016, pour atteindre des ventes de 69 milliards de dollars.

Et les grands fabricants de panneaux, qui sont pour la plupart inscrits à la Bourse de New York, de Tokyo, de Francfort ou de Shanghai, n’œuvrent pas dans ce domaine juste pour sauver la planète.

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