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Échangeur d'air: l'arnaque du Bureau énergétique du Québec

Par Stéphan Dussault
Échangeur air: l'arnaque du Bureau énergétique du Québec

Plusieurs consommateurs disent s’être fait avoir par cette entreprise qui se présente souvent comme un organisme provincial, puis propose un échangeur d’air «révolutionnaire». Le prix de l'appareil? 10 000 $ ! Voici comment l'entreprise a réussi à arnaquer plusieurs honnêtes propriétaires de maisons.

Quand Marlène Côté a vu les véhicules aux couleurs du Bureau énergétique du Québec sillonner sa région du Saguenay–Lac-Saint-Jean au début de 2009, elle s’est aussitôt dit : « Les problèmes commencent. » Ses craintes étaient fondées.

Ça fait deux ans que l’agente de l’Office de la protection du consommateur (OPC) voit les clients mécontents défiler à son bureau de Jonquière.

Des dizaines de personnes de la région, mais aussi de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de Québec, disent s’être fait avoir par cette entreprise qui se présente souvent comme un organisme provincial, puis propose un échangeur d’air « révolutionnaire ».

Sa particularité ? Il chauffe l’air grâce à une petite thermopompe intégrée. Des centaines de milliers de dollars sont en jeu. Car il s’agit ici d’appareils qu’on réussit à vendre de 10 000 à 12 000 $, alors qu’un échangeur d’air efficace coûte autour de 2000 $.

>> À lire sur le site de Protégez-Vous: nos tests d'humidificateurs et de déshumidificateurs

Daniel Marsolais, professeur depuis une vingtaine d’années dans une école de métiers de Laval et spécialiste des appareils de ventilation et de chauffage, a analysé pour nous cet échangeur d’air, le ÉdenAir 8000. Il est certain d’une chose : « Un échangeur d’air à 10 000 $, ça ne se justifie pas. »

Dans le bottin des pages jaunes, le Bureau énergétique du Québec s’annonce comme faisant la « gestion de programmes énergétiques ».

Or, le seul gestionnaire officiel de ces programmes est… l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. Confondant, vous dites ?

10 000 $ pour du vent

Les maisons étant de plus en plus étanches, un échangeur d’air est souvent nécessaire pour évacuer l’air vicié. Les meilleurs sur le marché permettent de conserver une grande part de la chaleur de l’air expulsé. C’est ce qu’on appelle un ventilateur récupérateur de chaleur, ou VRC.

« Ça récupère rien ces affaires-là, mais moi je peux te faire économiser 500 $ par an en chauffage avec ma machine », m’assure Charly Lebeau, vendeur du Bureau énergétique du Québec (BEQ), que nous avons rencontré en janvier à son petit bureau du boulevard Wilfrid-Hamel, à Québec, en nous présentant comme un acheteur potentiel.

Le BEQ a intérêt à vendre les produits fabriqués par ÉdenAir. Le président d’ÉdenAir Distribution, Normand Provencher, est également le deuxième actionnaire du BEQ. Son frère Gilbert dirige ÉdenAir 8000, le fabricant des appareils.

Les frères Normand et Gilbert Provencher disent avoir mis au point en 1994 un échangeur d’air adapté au climat québécois. L’ajout d’un compresseur et de serpentins à leur produit permettrait de chauffer l’air en hiver, de climatiser en été, en plus de déshumidifier la maison et d’économiser beaucoup sur la facture énergétique.

Cliente déterminée

C’est ce qu’on a promis à Louisette Girard l’an dernier. Le vendeur du BEQ a appelé la résidante d’Alma le mercredi 7 janvier 2009, est passé le jeudi soir pour en parler au couple, a réussi à lui faire signer un contrat de 10 046 $ à 22 h 30 et a installé l’échangeur ÉdenAir le lendemain matin. « On s’est vraiment fait endormir par le vendeur ce soir-là. On n’est pas fiers de nous », nous confie Louisette Girard.

La semaine suivant cet achat s’avère un interminable lendemain de veille. Le vendeur avait promis un taux d’humidité stable à 50 %, des économies annuelles de chauffage de 500 $ et une entrée d’air frais qui hausserait le confort à un niveau inégalé. Au lieu de cela, le taux d’humidité descend jusqu’à 18 % alors que Santé Canada estime qu’un taux inférieur à 30 % aggrave les allergies cutanées et les infections des voies respiratoires.

Chez Louisette Girard, les effets sont rapides : elle commence à saigner du nez et ses panneaux d’armoires de cuisine se mettent à rétrécir. Elle appelle le Bureau énergétique du Québec, puis le fabricant ÉdenAir, qui lui suggèrent de n’utiliser l’échangeur d’air qu’à l’heure du souper. Adieu les promesses d’un taux d’humidité stable, adieu l’entrée constante d’air frais et adieu les économies d’énergie.

En ne faisant qu’enlever les odeurs de cuisson, son échangeur d’air révolutionnaire se transforme soudainement en purificateur d’air de 10 000 $. Après ces deux appels, on ne répond plus à ses coups de fil. « J’étais tellement fâchée, je les trouvais tellement malhonnêtes que j’ai décidé d’engager une avocate », tonne la résidante d’Alma.

Le 15 janvier 2010, après un an de bataille, le juge Richard Daoust condamne le BEQ à rembourser à Louisette Girard les 10 046 $ que lui a coûté l’appareil en plus d’une série de frais : 2145 $ pour la remise en état de la maison, 889 $ pour l’ingénieur engagé pour analyser le problème, 3000 $ de dommages et intérêts ainsi que 1500 $ de dommages exemplaires.

« Les fausses représentations faites et les dommages subis sont si importants que le Tribunal croit juste d’attribuer des dommages exemplaires pour dissuader [le BEQ] de procéder de nouveau ainsi », écrit le juge. Ni ÉdenAir ni le BEQ ne s’est présenté en cour. Et au moment de mettre sous presse, quatre mois après le jugement, Louisette Girard n’avait pas reçu le chèque du BEQ.

Nombreuses plaintes

En 2009, l’OPC a reçu 53 plaintes formelles concernant le BEQ. Ça représente « plusieurs centaines d’appels », nous dit Réal Coallier, de l’OPC. Ce nombre de plaintes place l’entreprise en quatrième position des compagnies les plus critiquées l’an dernier, à égalité avec un géant comme Brault & Martineau, dont les 21 magasins totalisent des ventes de plus de 800 millions de dollars.

« Le Bureau énergétique ne vend plus de produits ÉdenAir depuis cinq ou six mois », nous a assuré Normand Provencher en février quand nous l’avons contacté pour qu’il s’explique. Pourtant, un mois plus tôt, au bureau du BEQ à Québec, Charly Lebeau a beaucoup insisté pour nous vendre un échangeur ÉdenAir, jurant que les autres modèles sur le marché ne fonctionnaient pas.

Pour en avoir le cœur net, nous avons rappelé M. Lebeau quelques minutes après notre discussion avec M. Provencher pour lui demander quand il pourrait nous installer le modèle ÉdenAir 8000 dont il nous a parlé le mois dernier. « Je peux t’envoyer des gars demain matin ! » nous a-t-il assuré.

Fonctionnement de l'appareil

Le ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) d’ÉdenAir chauffe ou rafraîchit l’air à l’aide d’un petit compresseur et de serpentins.

Le VRC classique récupère la chaleur de façon passive, grâce au noyau d’échange situé au centre. Ce bloc blanc est divisé en cavités. Du côté gauche, l’air froid entre dans la maison et passe par une série de couloirs du noyau d’échange. L’air chaud évacué de la maison, lui, passe entre chacun de ces couloirs. Contrairement à ce que vous diront plusieurs vendeurs, l’air vicié n’est pas mélangé à l’air neuf. C’est uniquement le contact entre les couloirs qui réchauffe l’air qui entre.

>> À lire sur le site de Protégez-Vous: Six façons de purifier l'air à l'intérieur de la maison

5 façons de vous arnaquer

Pour savoir à qui nous avions affaire, nous avons joué au client potentiel avec quatre représentants du Bureau énergétique du Québec et d’ÉdenAir. Nous nous sommes d’abord rendus à Québec, au local du BEQ. Nous avons ensuite invité un vendeur d’ÉdenAir à notre résidence témoin montréalaise, puis nous avons visité le kiosque d’ÉdenAir au Salon rénovation et maison neuve de Laval, qui se tenait en février dernier, puis au Salon national de l’habitation de Montréal, en mars.

Nous avons enregistré les conversations. Lorsque nous avons rapporté les propos de Charly Lebeau, le vendeur du BEQ, soutenant que les produits concurrents ne fonctionnaient pas, Daniel Marsolais, spécialiste des questions de ventilation et de chauffage, a eu la réaction suivante : « Ça ne vaut même pas la peine que je commente, c’est de la bullshit d’un bout à l’autre. Je n’en reviens pas qu’on dise tant de faussetés ! »

1. Promettre des économies

Michel Brochu, le vendeur d’ÉdenAir qui est passé chez nous, promet que l’ajout d’une petite thermopompe à l’intérieur de son échangeur d’air nous permettra de diminuer nos coûts de chauffage « jusqu’à 20 % ». Charly Lebeau, lui, nous fait miroiter « au moins 25 % » d’économies. « La quantité de chaleur transférée par leur machine est beaucoup trop faible pour générer ces économies », assure Daniel Marsolais.

En effet, comment un échangeur d’air quatre fois moins puissant qu’une thermopompe peut-il générer les mêmes économies ? Il faut aussi savoir que le modèle ÉdenAir 8000 consomme de six à 10 fois plus d’électricité que les VRC sur le marché. Les économies annuelles de chauffage promises de 500 $ ne se réaliseront pas. Au contraire, le bilan final sera une augmentation de la consommation énergétique », prévoyait d’ailleurs l’ingénieur Martial Ouellet, l’expert engagé par Louisette Girard.

D’autres clients ont été bernés par cette même promesse du tandem BEQ-ÉdenAir. Il y a trois ans, le BEQ avait assuré à Anne-Marie Bouvier et Martin Villeneuve des économies de 800 $ par an. Six mois après l’installation de l’appareil, les factures d’électricité de leur maison de Québec avaient augmenté. Prévoyant, le couple avait ajouté une clause au contrat imposant au BEQ de reprendre l’échangeur d’air après un an en cas d’insatisfaction. Il a fallu un jugement de la Cour du Québec pour faire appliquer cette clause. Encore une fois, ni le BEQ ni ÉdenAir ne s’est présenté en cour.

2. Appâter avec un rabais postal

Vous trouvez que 10 000 $, c’est bien cher payé pour un échangeur d’air ? Pour éviter de négocier le prix à la baisse, des vendeurs ont offert des rabais postaux. Dans un document de l’Office de la protection du consommateur (OPC) que nous avons obtenu en vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics, les vendeurs du BEQ ont promis en 2009 à au moins cinq clients un rabais postal de 1000, 1500 ou 2000 $. Ils n’ont jamais envoyé le remboursement, sauf à un client de Roberval, qui dit avoir reçu un chèque sans provision.

3. Se prendre pour le gouvernement

Le vendeur Charly Lebeau cite le programme Novoclimat, géré par l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE), du gouvernement du Québec. Sur sa carte professionnelle, on peut lire que le Bureau énergétique est un spécialiste de la «gestion de programmes énergétiques». Aux oreilles de plusieurs acheteurs sollicités par le BEQ, le premier appel a souvent plus l’allure d’un sondage gouvernemental que d’une tentative de vente. Ces façons de faire ont amené les avocats de l’AEE à faire parvenir des mises en demeure au BEQ en 2008 et en 2009 pour qu’il cesse d’entretenir cette confusion. Selon Kim Ledoux, porte-parole de l’Agence, l’organisme a même demandé au BEQ de changer le nom de l’entreprise pour régler le problème.

Le seul lien qui unit l’AEE et le BEQ : l’Agence a approuvé l’installation du plus puissant des échangeurs d’air d’ÉdenAir, le modèle NRG 16000, dans les maisons certifiées Novoclimat. L’AEE précise qu’elle ne garantit pas la rentabilité de cet appareil, vendu plus de 12 000 $.

4. Garantir un bon service

« Le service à la clientèle, c’est la chose la plus importante pour nous. Vous nous appelez et on vous donne la réponse que vous attendez », dit le vendeur d’ÉdenAir, Michel Brochu.Ce n’est pas ce qui transpire du document de l’OPC dont nous avons obtenu copie. Dans plus de la moitié des plaintes reçues en 2009, le BEQ a vite coupé la communication avec ses clients. « Le commerçant ne retourne pas les appels », « ne donne pas suite », « aucune nouvelle », « ignore ses clients » ou « commerçant semble introuvable », lit-on à répétition dans les dossiers de l’OPC. Au moment de mettre sous presse, plus de 70 % des plaintes reçues depuis deux ans n’avaient pas été réglées à la satisfaction du client.

5. Démoniser la concurrence

Dans son petit local de Québec, Charly Lebeau nous explique qu’aucun VRC sur le marché ne récupère la moindre chaleur. « Peut-être que je suis en train de te mentir, là. À date, en 15 ans sur la route, j’ai jamais vu un VRC [récupérer de la chaleur]. S’il fait 22 °C dans la maison, il va sortir 22 °C dehors. » Effectivement, Charly est en train de « mentir » ! Les VRC récupèrent généralement de 60 à 95 % de la chaleur de la maison.

Daniel Marsolais a fait le test en branchant des capteurs sur le vieux VRC installé à l’école de Laval où il enseigne. Ce jour-là de février, il faisait -10 °C dehors. Une fois passé dans le VRC, l’air extérieur entrait dans l’atelier à une température de 20 °C alors que la température intérieure se situait à 24,5 °C. Charly Lebeau nous dit aussi que les VRC sur le marché ne fonctionnent jamais l’hiver quand il fait plus froid que -8 °C dehors. Le problème ? Quand le froid et le chaud entrent en contact dans le VRC, le givre s’installe. Quand ça survient, il est vrai qu’un mécanisme va fermer l’entrée d’air extérieur pour permettre à l’air chaud de la maison de dégivrer le VRC.

« C’est quoi le but d’un échangeur d’air s’il ne change pas ton air l’hiver ? » demande Charly. « À cette température, il n’y a presque plus d’échange d’air », confirme son patron Normand Provencher, à qui nous avons demandé ce qu’il pensait des affirmations de son employé. « C’est de la propagande de vendeur, c’est absolument faux ! » s’insurge André Gagné, directeur du service technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec. « Même quand il fait froid, un VRC est plus souvent en mode d’échange d’air qu’en mode dégivrage. Il continue de faire entrer beaucoup d’air frais. »

Même les modèles bas de gamme, comme le HRV 2600 de Venmar, vendu environ 750 $ dans les quincailleries, réussissent à échanger l’air de la maison 70 % du temps quand il fait -25 °C à l’extérieur et à récupérer 58 % de la chaleur dans ces conditions glaciales.

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Trop, c'est comme pas assez!

• Ne climatise pas assez en été: Jamais à court de promesses, Charly Lebeau nous assure que son échangeur d’air «climatise l’air», comme on peut le lire dans la documentation d’ÉdenAir qu’il nous remet. Une documentation qu’on semble utiliser depuis longtemps. En 2003, un juge s’en est servi pour indemniser une cliente de Beauport qui croyait que l’appareil climatisait. Or, le modèle ÉdenAir 8000 est cinq fois moins puissant qu’une thermopompe, qui suffit parfois à peine à bien climatiser une résidence.Même le vendeur d’ÉdenAir Michel Brochu nous a souligné que le produit peut rafraîchir, mais pas climatiser une maison.

• Déshumidifie trop en hiver: En revanche, Michel Brochu promet que son VRC va déshumidifier la maison. Il assure pouvoir soustraire cinq gallons (22,7 litres) d’eau par jour. « Mais l’hiver, c’est pas un peu trop comme déshumidification» demandons-nous. « L’hiver, ça n’enlève pas l’humidité, ça fait juste l’uniformiser », nous répond-il. Un principe mécanique que ne comprend pas l’ingénieur Martial Ouellet. «L’appareil ne peut maintenir 50 % d’humidité relative en hiver. Pour y arriver, il lui faudrait un humidificateur et il n’en a pas?», écrit le spécialiste à sa cliente Louisette Girard après que le vendeur du BEQ lui eut promis un taux d’humidité stable à 50 %.

Photos de l'article: Stéphan Dussault et Réjean Poudrette

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  • Par Pierre Lachapelle
    30 Août 2013

    Bonjour, j'ai un Venmar VRE DUO FLAIR installé depuis 1996 et je suis exaspéré car je ne suis pas en mesure de chauffer (aéroconvecteur de plafond 2000 watts)la pièce au sous-sol où l'air est poussé. Si les appareils comme Edenair ne sont pas recommandé, qu'est-ce qu'il reste comme choix? En hiver mes fenêtres bues, en été il y de l'humidité au sous-sol (construction 1976). J'aimerais bien connaître la solution.

     31
    Par Denyse Bourgeois
    28 Mai 2015

    Effectivement, qu'est-ce qui reste comme choix ?

     3
  • Par MAURICE ARBOUR
    15 Mai 2013

    J'ai remarqué (p. 30) que vous citez un ingénieur: "l'expert engagé par Louisette Girard" (sic). Ceci est imprudent. En cour et à l'hôpital où je travaille, j'ai entendu et lu des centaines (milliers?) de rapports scientifiques d'experts engagés par les parties d'un litige. Fondamentalement, et en toute bonne foi, l'expert que vous engagez dira, même en cour criminelle, ce que vous voulez qu'il dise. Si le BEQ avait engagé un expert professionnel, celui-ci aurait sans doute démontré, étude scientifique à l'appui (communication personnelle, étude en phase III en Ouzbékistan), que dans certaines rares circonstances, assez fréquentes au Québec cependant, les lois de la thermodynamique cessent temporairement de s'appliquer.

     18
  • Par suzanne coté
    12 Juin 2012

    Ma soeur qui est retraitée c est fait avoir par cette Compagnie car Bureau Energetique et Eden Air c est le meme propro, il a fait finacer cette foutue machie qui lui a vendue 12,000 par Wells fargo sans que ma soeur signe de contrat avec la Cie de Financemenet, cela lui occasionne beaucoup de probleme et sa santé est très fragile, beaucoup de stress qu elle vit en ce moment . Elle s est fait avoir par ses enjoleurs,maintenant c est dans les mains de la protection du consommateur, machine vendue 12,000 et la maudite machine en vaut seulement 2500. C est vraiment horrible.

     15
  • Par CHANTAL DEMERS
    10 Mars 2013

    Je suis d'accord, cette compagnie a effectivement poussé le bouchon un peu trop loin et fait preuve d'une maladresse marketing évidente. Reste que je suis consternée, bien que j'admets ne pas avoir lu le dossier complet. Mais puisque la majorité se contenteront de lire ce résumé et de forger leur opinion à partir de celui-ci, c'est sur celui-ci que je veux me prononcer. Protégez-vous et la Protection du Consommateur doivent avoir conscience de leur impact en matière d'économie québécoise. Quelle est votre intention ici? À mon avis, vous risquez de détourner le choix des consommateurs québécois vers un produits non québécois. Ceci peut même donner l'impression que des lobbys vous influencent et ôter quelque crédibilité à votre opinion. Ce qui n'est pas souhaitable, étant donné la valeur fort élevée de votre apport à une consommation responsable et avertie. Avez-vous idée de ce qu'il en coûte à cette compagnie pour fabriquer son produit, une compagnie qui ne peut concurrencer aisément les joueurs étrangers de beaucoup plus grande envergure qu'elle? Je suis persuadée qu'elle serait très heureuse de vendre ses systèmes 2000$, cela lui vaudrait un marché énorme. Si quelqu'un a des tuyaux à lui refiler, vous aideriez une compagnie québécoise. Mais voilà, ses systèmes ne sont pas comparables à des échangeurs d'air. C'est un sacrilège intellectuel que de le prétendre! Par honnêteté intellectuelle, il faut comparer des pommes avec des pommes, et cesser de crier au charlatanisme partout! Je déplore souvent votre prise de position rigide, vos chasses aux sorcières, qui manquent de nuance et d'objectivité (pas toujours, heureusement, mais souvent), sans avoir conscience (je l'espère!) des impacts en matière d'économie. Et qui ajoute au diapason médisant de notre société devenue beaucoup trop capricieuse, sinon massivement autodestructrice envers son économie locale. Ne vous détrompeez pas. Je suis certaine que votre intention est positive. Et j'apprécie votre rigueur, la profondeur de vos dossiers, le sérieux de vos recherches. C'est le positionnement ou le ton des messages que je déplore, parfois à courte vue. Le problème ici, c'est le marketing, et rien d'autre. Soyons objectif. Il se peut que cette compagnie bûche pour se tailler une place contre une compétition qui pèse beaucoup plus qu'elle en matière de chiffre d'affaires. Et dont le budget marketing est de multiple fois plus élevé que le sien. Leur intention n'était peut-être pas malhonnête, mais simplement maladroite. Côté marketing, ils pourraient faire mieux. Je suis certaine de circonstances atténuantes à leur faveur, cependant. Il vient un temps où le petit joueur québécois ne sait plus par quels moyens rivaliser avec la compétition, étrangère et fort riche, bien souvent. À quand des intervenants de la province qui aident nos entreprises et les produits fabriqués ici? Encourager la localité de la consommation devrait faire partie de vos objectifs, car vous êtes un intervenant majeur auprès des consommateurs. Il n'est pas interdit de dresser un portrait complet et élogieux même, sur les aspects qui le méritent. Vous le faites souvent, mais quand il s'agit de combattre un "méchant" (par jugement hâtif?), vous semblez vous oublier. Effectuer de la sensibilisation ou de l'éducation, même via le magazine serait une avenue plus constructive à mon sens. Ne doutez pas de l'impact de vos articles. Et soyez conscients des conséquences. Le produit de cette compagnie est excellent. Ceci n'enlève pas la possibilité de problèmes d'opération potentiels. Aucun produit du marché n'y échappe. (Microsoft, ça vous dit quelque chose?) Mais tapez sur le faible parce que plus accessible donne au contraire le champ libre aux gros joueurs, contribue à favoriser oligopoles et monopoles. Ce qui n'est pas du tout en faveur du consommateur. Or,vous pourriez abaisser les part de marché de cette entreprise par le truchement de l'image négative que vous contribuez à véhiculer. Une approche marketing douteuse ne devrait pas attirer les projecteurs sur d'autres aspects que celui-là ni teinter le jugement à leur propos. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Je n'ai absolument aucun lien avec cette compagnie. Seulement quelques connaissances du secteur manufacturier. Sauf que je suis particulièrement sensible à l'objectivité et à la responsabilité sociale. Poursuivez votre boulôt extrêment utile et professionnellement bien mené, et que mon commentaire vous donne des ailes en faveur d'un nouveau souffle et ne vous braque pas surtout! Je suis une fan. Mais qui aimerait en connaître davantage sur cette compagnie québécoise via un article qui dresse un portrait complet de ses enjeux sur la scène économique et de la qualité de ses produits. Une économie responsable, c'est aussi savoir reconnaître et payer la vraie valeur des choses, parce que les employés de cette compagnie, des être humains, désirent être valorisés pour leur travail, tiennent à un cadre de travail épanouissant et aspirent à de bons revenus, tout comme vous et moi. Et les gestionnaires y ont sûrement à composer autant avec un prix vendant qu'un coût de revient trop élevés. Quand vous payez, chers consommateurs, sachez à quoi vous contribuez et soyez cohérents avec vos propres revendications personnelles.

     12
    journalist
    Par STEPHAN DUSSAULT de Protégez-Vous
    21 Mars 2014

    Bonjour Madame Demers. Les spécialistes à qui nous avons parlé dans le cadre de ce reportage nous ont assez clairement dit qu'il ne s'agit pas ici uniquement d'un problème de marketing. «Un échangeur d'air à 10 000 $, ça ne se justifie pas», a résumé Daniel Marsolais, un des spécialistes québécois en ventilation qui a analysé pour nous leurs produits. Par exemple, le VRC d'Edenair peut générer des problèmes de santé, comme une sécheresse excessive dans la maison. La solution: débrancher un appareil payé 10 000 $ ou s'acheter un humidificateur pour compenser un problème de sécheresse qui n'existait pas avant d'acheter ce VRC. Et c'est sans compter les coûts d'utilisation. Experts et utilisateurs ont démontré que, dans certains cas, le VRC Édenair8000 consommait davantage d'électricité qu'il n'en faisait économiser aux clients, contrairement aux prétentions du fabricant. «Une économie responsable, c'est aussi savoir reconnaître et payer la vraie valeur des choses», écrivez-nous. Vous avez tout à fait raison. C'était ici le but recherché lorsque nous avons débuté notre reportage sur les produits fabriqués par Édenair.

     13
    Par Marc Robichaud
    23 Novembre 2012

    Nous avons acheté notre maison en 2008 et un ÉdenAir 8000 avait déjà été installé. Lors de notre visite avec l'inspecteur, il nous a assuré que c'était un très bon échangeur d'air haut de gamme. Nous l'avons essayé et nous avons vite constaté une augmentation importante de la consommation d'électricité. Aujourd'hui, il est débranché et ne sert jamais. Nous avons encore les papiers de l'installation en 2005. Devrait-on faire quelque chose ? Nous ne nous sommes rien fait promettre, mais il est évident que ce système est une arnaque.

     2
    Par Marie Claire Lelièvre
    16 Février 2012

    Lorsque vous vous exprimez sur la nécessité que les Québécois demeurent solidaires dans l'objectif commun de l'accroissement de l'économie québécoise par le truchement de l'encouragement inconditionnel de nos corporations québécoises, je comprends
    que votre vision demeure large et quelque peu théorique.
    En effet, je crois que toutes nos entreprises québécoises qui opèrent leur commerce respectif avec professionnalisme, avec souci de la qualité de leurs produits mis en marché et respect
    de leur clientèle en offrant un excellent service après vente et verront leur chiffre d'affaire augmenter, d'année en année, de façon significative. Dès lors, le succès financier de chacune de ces entreprises aura un impact direct sur la bonne santé financière du Québec. En effet, ce malheureux couple a subi des dommages de plus de 10 000,00$ et les dispositions de notre Code Civil leur permettait d'en réclamer le remboursement. Il appert que la politique de service après vente et de garantie de satisfaction de cette entreprise n'était pas très satisfaisante. De telles façons d'opérer une entreprise ne sont pas garantes d'un éventuel succès financier.
    Cet article du magazine relatant le contenu des faits et des conclusions de ce jugement servira à protéger d'éventuels clients de cette entreprise. Il est peut-être temps que les experts de cette entreprise se remettent à la tâche pour concevoir un produit qui répondra aux attentes des consommateurs et aux standards de performance requis au bon fonctionnement des appareils avant que ceux-ci ne soient mis en vente. À défaut d'un arrêt des ventes de ces produits défectueux jusqu'à ce que les critères de bon fonctionnement
    de ces appareils ne soient atteints, l'entreprise accumulera des clients insatisfaits...jusqu'à ce qu'elle n'ait plus d'autre choix que de déclarer une f...
    MCL

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  • Par DOMINIQUE LETOURNEAU
    25 Septembre 2012

    Je suis inquiète du dynamique Marketing de cette compagnie qui a fait installer gratuitemet un systhème dans une émission télé "Billets verts". Les producteurs de cette série seraient-ils complices malgré eux de cette arnaque ?

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