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Construire une terrasse: les règles à suivre

Par Mise en ligne : 14 mai 2013

Construire une terrasse: les règles à suivre

L’été est enfin arrivé et vous souhaitez en profiter sur votre nouvelle terrasse? Règlements, permis, plans, choix du bois, construction... Voici les grandes étapes à suivre pour mener à bien votre projet.

Avant tout, une bonne réflexion s’impose. «La priorité est d’établir son budget de réalisation, puis ses besoins», explique Marie-France Turgeon, architecte paysagiste et présidente de Groupe Espace Vie. En effet, l’aménagement de votre terrasse, sa dimension et les matériaux choisis dépendront en partie de l’argent que vous êtes prêt à investir. Désirez-vous une terrasse sur plusieurs paliers, surélevée ou au sol? Sera-t-elle rattachée à une piscine, à un spa ou directement à votre maison?

Il vous faut ensuite réfléchir à l’utilisation que vous comptez faire de votre terrasse. Désirez-vous un espace de détente avec des bancs qui serviront aussi de rangement, une cuisine extérieure ou simplement un endroit pour manger dehors autour du barbecue? Des éléments à considérer dès le départ, car ils influenceront le budget, mais aussi le temps de réalisation des travaux et même le choix des matériaux.

Par exemple, si vous souhaitez intégrer un spa à votre terrasse, vous devrez «prévoir des fondations et une structure de capacité portante suffisante», précise André Gagné, directeur de l’expertise technique de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ).

À la base, peu importe l’usage que vous en ferez, la structure doit pouvoir supporter le poids de la neige (40 lb par pi²). Et si vous y ajoutez un spa, «il faut calculer une charge supplémentaire de 28 lb par pi². Il faut donc renforcer la structure là où le spa sera installé».

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Règlements, permis et plans

Avant de commencer les travaux, consultez votre Hôtel de Ville, car chaque municipalité établit ses propres normes de construction, qui peuvent varier d’un quartier à l’autre, et même d’une rue à l’autre.

Elles peuvent toucher plusieurs aspects, comme la dimension de la terrasse, les matériaux utilisés, sa distance par rapport au terrain du voisin ou aux limites du vôtre. Attention! Si votre projet contrevient aux normes, vous serez passible d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 1 000 $.

Pensez aussi sécurité: selon le Code de construction du Québec­, si votre terrasse s’élève à plus de 2 pi au-dessus du sol, vous devez prévoir un garde-corps d’une hauteur minimale de 3 pi, par exemple. Et, si votre escalier compte plus de trois contremarches, une main courante est nécessaire.

Vérifiez également auprès de votre municipalité si vous avez besoin d’un permis de construction. En plus d’un montant de base exigé, son prix varie selon le coût des travaux. Par exemple, pour des travaux totalisant 20 000 $, il vous en coûtera 178 $ à Montréal, 86 $ à Québec et 40 $ à Victoriaville. Et vaut mieux vous y prendre à l’avance, car le temps de traitement des demandes peut varier de quelques jours à six mois.

Les plans

Si vous avez les habiletés nécessaires pour le faire et si votre projet n’est pas trop complexe, vous pouvez dessiner vos plans vous-même.

  • Pour vous simplifier la tâche, privilégiez une terrasse de forme carrée ou rectangulaire.
  • Soyez attentifs à tous les détails: l’accessibilité, les vues (à camoufler ou à valoriser), l’ensoleillement, les vents et le type de sol, indique la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans le guide Aménagement paysager chez soi.
  • Dessinez sur votre plan tous les éléments que vous placerez sur votre terrasse, même le barbecue et le mobilier. «Par exemple, pour une table, un barbecue, une chaise longue et un espace pour circuler, il faut calculer au minimum 144 pi²», explique André Gagné de l’APCHQ.
  • Pour les terrasses en bois, les dimensions devraient être de chiffre pair, pour limiter les rebuts, conseille André Gagné, puisque «les morceaux standards de bois traité sont de 12 pi de longueur sur 6 po de largeur».
  • Choisissez avec soin l’emplacement de votre terrasse, ajoute-t-il. «Évitez d’empiéter sur une fenêtre du sous-sol ou sur une servitude d’Hydro-Québec le long de votre terrain, par exemple.» Ces droits de passage sont inscrits sur le certificat de localisation de votre résidence.
  • Prévoyez également des aires de circulation d’au moins 3 pi de largeur autour de la terrasse.

Si vous ne vous sentez pas à l’aise de dessiner les plans vous-même, ou si votre ville exige qu’ils soient à l’échelle, vous pouvez faire appel à un technicien en aménagement paysager ou encore directement à l’entrepreneur qui effectuera vos travaux. Il est également possible d’obtenir un plan précis dans une quincaillerie ou sur Internet, ou encore auprès de certaines pépinières ou de certains architectes paysagistes. Avec ces derniers, la terrasse fera toutefois partie d’un aménagement paysager complet, ce qui peut faire gonfler la facture. Il vaut donc mieux magasiner.

Pour des fondations efficaces, il est recommandé d’utiliser des colonnes de béton, des poteaux en bois traité ou encore des pieux vissés dans le sol, à l’abri du gel. Comme les semelles de fondations d’une maison, elles doivent être enfoncées d’au moins 54 po.

Choix de l'essence de bois et construction

Béton, bois traité, ipé, cèdre? Les essences de bois et les matériaux pour construire une terrasse sont variés. Le choix dépend à la fois de votre budget, de l’usage que vous prévoyez faire de votre terrasse et de l’entretien que vous êtes prêt à y accorder, soutient Marie-France Turgeon, architecte paysagiste et présidente de Groupe Espace Vie.

Il est recommandé de fabriquer la structure avec du bois traité­. «Pour les parties de finition, utilisez plutôt les bois nobles, comme le cèdre ou l’ipé», suggère-t-elle.

Si vous pensez remodeler votre cour lorsque les enfants quitteront la maison, le béton coulé sur place ou encore l’ipé ne sont pas les meilleures solutions. Privilégiez plutôt les matières moins coûteuses ou qui s’adaptent plus facilement à vos besoins, comme le bois traité, le cèdre, ou encore les dalles et le pavé de béton.

Pour ceux qui privilégient un minimum d’entretien, le béton – coulé sur place, en dalles ou en pavé –, le cèdre, les pierres au sol et le bois torréfié constituent de bonnes options. Le béton est également recommandé pour les terrasses au niveau du sol, ainsi que les pierres, tout aussi utiles pour le pourtour des piscines.

Vous désirez intégrer un spa à votre terrasse? Entourez-le de bois torréfié, d’ipé ou de matériaux composites, des matières qui résistent très bien au contact constant avec l’eau. Évitez le cèdre et le bois traité.

Les panneaux de fibrociment, récents sur le marché, s’installent directement sur une structure de bois traité, pour créer une terrasse qui nécessite peu d’entretien. Chaque plaque, d’une grandeur standard de 4 pi sur 8 pi, coûte plus de 100 $. Le fibrociment peut servir de finition; sinon, on peut y ajouter de la pierre naturelle, de la céramique d’extérieur ou du polyuréthane.

>> À lire aussi: Conseils généraux pour planifier un aménagement paysager

La construction

Si vous êtes bricoleur ou que vous avez de la famille et des amis coopératifs, vous pouvez construire vous-même votre terrasse. Sinon, vous pouvez faire appel à un entrepreneur. «Demandez des soumissions avec devis détaillés à un minimum de trois entrepreneurs. Assurez-vous ensuite que le contrat est complet et qu’il inclut les dates de début et de fin des travaux, ainsi qu’une clause sur l’élimination des matériaux usagés», souligne Albanie Morin, coordonnatrice de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC).

Il est préférable d’engager un seul entrepreneur paysagiste qui coordonnera le chantier et qui, au besoin, embauchera des sous-traitants, conseille la SCHL. Vérifiez également s’il détient une licence de la Régie du bâtiment du Québec et s’il est membre d’une association, comme l’APCHQ.

Et les coûts à prévoir? Pour une terrasse standard de 144 pi2, comme dans notre exemple, il vous faudra investir entre 1 728 $ et 6 336 $, selon les matériaux choisis, incluant l’installation, la structure et les fondations. «Mais la complexité du projet, les éléments à intégrer, comme les paliers, les escaliers, les boîtes à fleurs et le rangement, peuvent faire augmenter la facture», énumère l’architecte paysagiste Marie-France Turgeon. D’où l’importance de bien évaluer vos besoins et de bien planifier votre budget. Alors, à quand l’apéro sur votre terrasse toute neuve?

Choix du bois: les certifications écologiques

Au Québec, deux certifications écologiques se partagent principalement le marché: la Forest Stewardship Council (FSC) et la Sustainable Forestry Initiative (SFI). Elles se basent autant sur des principes environnementaux qu’économiques et sociaux. «Ces normes visent la préservation des forêts dans le respect des écosystèmes et des habitats. Elles certifient que les pratiques d’aménagement et de récolte sont encadrées», souligne André Tremblay, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ).

Autrement dit, ces logos attestent que le bois provient d’une forêt aménagée de façon durable. «Ces certifications ont pour objectif d’éviter les coupes illégales dans les zones protégées ou la dégradation des cours d’eau, par exemple», mentionne Sylvain Labbé, président-directeur général du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB).

L’organisme FSC, qui a des racines dans quelque 80 pays, a été fondé en 1993, dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro. Les entreprises qui y adhèrent doivent respecter 10 principes, qui touchent tant les impacts environnementaux de la gestion de la forêt que les droits des travailleurs forestiers. FSC se préoccupe aussi du droit des autochtones, si la coupe de bois se fait sur l’un de leurs territoires, par exemple. «Pour être accrédité FSC, il faut tra­vailler avec les communautés, les consulter et respecter leurs valeurs et leur culture », expose Elaine Marchand, directrice régionale de l’organisme au Canada.

De son côté, la norme SFI se démarque «en encourageant la gestion durable des forêts locales, puisque seulement les forêts nord-américaines peuvent obtenir la certification», indique le directeur du marché canadien de SFI, Danny Karch. Créée par l’industrie forestière américaine, cette certification est maintenant gérée par un organisme indépendant.

Aucun logo trompeur de bois certifié n’existerait sur le marché, soutient André­ Tremblay. «Le processus de certification est très rigoureux. Chaque année, des audits annuels sont effectués par des registraires indépendants.» Même constat du côté de Brian Harvey­, ingénieur forestier et membre de la Chaire industrielle en aménagement forestier durable de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. «Le processus est long et demande la préparation de plusieurs documents prouvant que les pratiques de gestion et d’aménagement répondent aux divers critères. Les auditeurs se rendent aussi sur le terrain et valident l’information auprès des travailleurs et autres collaborateurs.»

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L’avantage vert

Si vous optez pour du bois certifié, c’est sans doute pour des raisons de conscience environnementale. «Il n’y a aucun autre avantage que celui du développement durable. Mais c’en est tout un!» affirme André Tremblay. Actuellement, près de 80 % des forêts québécoises sont certifiées, comparativement à 10 % dans le monde, toutes certifications confondues. «Au Québec­, les initiatives de certification ont explosé au cours des dernières années», indique Elaine Marchand.

Les produits du bois certifiés écologiques ne sont pas disponibles dans toutes les quincailleries, ni dans tous les formats. «Le cèdre acheté par Rona est entièrement certifié écologique. Mais ce n’est pas le cas du bois traité, par exemple», explique Maxime Harvey, directeur de la commercialisation, produits forestiers et alliés chez Rona.

Ressources utiles: Forest Stewardship Council (FSC) et Sustainable Forestry Initiative (SFI)

Piscines et terrasse: règles à suivre

Vous souhaitez prolonger votre balcon jusqu’à une piscine ou construire une terrasse autour de celle-ci? Vérifiez que vous respectez les règlements en matière de sécurité.

  • Les piscines construites après 2010 doivent être entourées d’une enceinte d’au moins 1,2 m de hauteur. La végétation n’est pas considérée comme une enceinte.
  • Pour empêcher qu’un enfant passe entre les barreaux, les ouvertures doivent mesurer moins de 10 cm. Aucun élément de fixation ne doit faciliter la tâche à un bambin qui voudrait escalader la clôture.
  • Les portes de l’enceinte doivent être munies d’un système de fermeture et de verrouillage automatiques.
  • Les piscines hors terre (à partir de 1,2 m de hauteur) et les piscines démontables (à partir de 1,4 m de hauteur) n’ont pas à être entourées d’une clôture si leur accès se fait au moyen d’une échelle dont la portière de sécurité se referme et se verrouille automatiquement. Même chose si l’accès se fait au moyen d’une échelle ou d’une plateforme protégée par une enceinte, ou si la piscine est rattachée à la résidence par une terrasse dont la partie ouvrant sur la piscine est protégée par une enceinte.
  • Un permis est généralement nécessaire pour la construction, l’installation ou le remplacement d’une terrasse si elle est raccordée à votre piscine.
  • Les règles et conseils de la Société de sauvetage peuvent vous aider à sécuriser votre piscine.

Sources: Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), et Guide de l’aménagement extérieur: côté cour, côté jardin, de Protégez-Vous.

>> À lire aussi: Aménager sa piscine de façon sécuritaire

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Commentaires 3 Masquer

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  • Par ANNE MARCIL | 15 juin 2015

    Madame, Monsieur,
    Quelle ne fût pas ma surprise de lire que Protégez-vous recommande l'utilisation de bois torréfié pour la construction d'une terrasse. J'ai acheté du bois torréfié de la compagnie Torreco (ou Terrasse et cie ou Servicom) l'année dernière et c'est un désastre. Le bois nous a été livré à la fin de septembre et nous avons terminé la construction de notre terrasse au début du mois de décembre 2012 (il y a moins de 6 mois). Dès décembre, nous avions remarqué que la teinture/protection était pâlissante et que certaines pièces laminées (poteaux 4X4 et lisses basses) étaient décollées. Maintenant, le bois est fendillé/fendu à plusieurs endroits, nos portes sous le patio ne ferment plus car le bois a pris de l'expansion durant l'hiver et notre plancher est couvert de moisissures!
    Je ne sais pas si cela est dû au procédé de torréfaction ou de protection inadéquat de notre fournisseur ou si c'est une caractéristique du bois torréfié en général, mais je ne recommanderais certainement pas ce choix. Nous pensions avoir fait un choix éclairé et durable, mais nous sommes très déçus du résultat.

  • Par GISELE CARRIER | 15 mai 2016

    J'ai lu attentivement votre reportage, mais je constate que vous ne faites aucune référence au composite, entre autre la marque Trex. Auriez vous des commentaires là dessus?
    Michel Carrier

  • Par Mario Drouin | 26 février 2014

    Bonjour,
    Mon expérience me prouve aussi que le bois Torréfié est "Survendu", il est faut d'affirmer autant de vertus... je dois traiter les surfaces horizontales (plancher et banc) toutes les années sinon la teinture pèle comme une peau après un coup de soleil. Pour les surfaces verticales, on doit traiter au 2 ans... et évidemment étant donné que la surface Pèle et bien il faut une séance de sablage assez intensive... Suite à une bonne pluie, le bois devient noir et imbibés pour plusieurs heures.
    Pas besoin de vous dire que le bois torréfié est banni à jamais pour mes futurs projets.