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8 conseils pour acheter une auto d’occasion

Par Protégez-Vous Mise en ligne : 27 septembre 2019

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Vous voulez acheter une voiture usagée? Voici quoi vérifier pour éviter de tomber sur un citron (inspection avant l’achat, historique du véhicule, arnaques à éviter, dépréciation de l'auto, consultation du RDPRM, utilisation de CarFax ou CarProof, kilométrage, etc.)

1. Éléments qui ont un impact sur le prix

  • Le kilométrage. Pour les autos usagées de moins de 5 ans, les prix baissent aux alentours des 100 000 km, car la garantie du constructeur n’est généralement plus en vigueur. Un kilométrage élevé (130 000 km et plus) fera davantage baisser le prix des marques américaines et des véhicules européens de prestige que celui des marques japonaises. Par contre, la valeur des camionnettes (pick-up), comme celle des véhicules à moteur diesel, résistera mieux au kilométrage élevé. À noter: Si une auto a dépassé la période de garantie du fabricant et affiche un kilométrage très en dessous de la moyenne annuelle (les Québécois parcourent en moyenne 18000 km par année), demandez des preuves d’entretien et vérifiez si les kilométrages inscrits sur les bons de travail correspondent à la déclaration du vendeur.
  • La couleur. Certaines couleurs, comme le blanc, le noir et le gris foncé métallisé, sont très recherchées. Le beige, le rouge, le vert et d’autres couleurs moins populaires peuvent faire baisser le prix d'une voiture usagée de 500 à 1 000 $, parfois plus pour les modèles de luxe.
  • La transmission. La transmission automatique, largement majoritaire au Québec, constitue un atout pour la valeur de revente du véhicule d'occasion. Si vous êtes prêt à conduire une manuelle, vous devriez être en mesure d’économiser 1 000 à 2 500 $ sur un véhicule récent, selon la catégorie, à l’exception d’une voiture sport.
  • L’équipement. Le climatiseur est presque de rigueur. Un petit modèle de base – la seule catégorie de véhicule qui pourrait ne pas en être pourvu – perdra de 500 à 1 500 $. L’impact négatif à prévoir sur le prix est plus net au printemps et en été. Sur une voiture de luxe, l’absence de toit ouvrant vous permettra d’épargner 1 000 à 2 000 $; il s’agit d’une économie intéressante sur un accessoire qui est assez rarement utilisé.

>> À lire aussi: Acheter une auto usagée de 2000 à 3000 $ et Acheter une auto usagée de 4000 à 6000 $

2. Attention aux faux particuliers

Le faux particulier est un commerçant peu scrupuleux qui se fait passer pour un particulier afin de se soustraire, entre autres choses, à la Loi sur la protection du consommateur. Le risque, si vous faites affaire avec lui, c’est de vous retrouver avec un citron et de n’avoir aucun recours. Pour en savoir plus, lisez notre article Auto usagée: gare aux faux particuliers.

3. La loi est de votre côté 

Si vous décidez de faire affaire avec un commerçant, sachez que le Québec dispose du meilleur encadrement pour la vente des autos usagées au Canada (et probablement en Amérique du Nord). Voici quelques avantages et éléments de protection propres au Québec.

  • La publicité décrivant le véhicule doit afficher le kilométrage. Dans une annonce pour plusieurs véhicules du même modèle du genre «3 à choisir à partir de…», le commerçant doit indiquer le kilométrage du véhicule ayant le plus roulé ainsi que le prix du véhicule le plus cher du lot (ces informations peuvent être accompagnées des kilométrages et prix les plus bas du lot). 
  • Le prix mentionné sera «tout inclus» à l’exception des taxes et redevances. Au Québec, des suppléments pour «frais d’administration» et autres faux services, pratiques courantes dans les autres provinces, ne peuvent pas être ajoutés au prix annoncé. 
  • Le commerçant doit vous permettre un essai routier. 
  • Le commerçant doit permettre une inspection par l’acheteur à la demande de celui-ci et avant la conclusion de la vente. Le commerçant pourrait exiger un dépôt ainsi que la signature d’une offre d’achat avant de procéder à l’inspection. Vous pouvez indiquer à la signature de cette offre votre droit de la retirer et d’obtenir remboursement du dépôt après inspection. 
  • Une étiquette donnant des informations importantes doit être visible sur le véhicule. Ces étiquettes sont parfois incomplètes, mais vous y trouverez habituellement l’année de construction, le prix et le kilométrage. 
  • Des garanties complètes. Au moment de l’achat, tout véhicule usagé ayant moins de 5 ans et 80 000 km est assujetti à une garantie sur son ensemble d’une durée de 1 à 6 mois. Tous les véhicules, au moment de la vente, sont censés être libres de vice caché et assujettis à une garantie de bon fonctionnement. Il est permis à un commerçant de vendre un véhicule présentant des défauts, à la condition de les déclarer et de fournir une évaluation du coût des réparations.

4. L’essai sur route, oui, mais…

Un essai sur route effectué par l’acheteur ne permet pas d’évaluer l’état de la mécanique. Peu de gens sont en mesure de juger une auto d'occasion en se limitant à un court essai routier, avec le vendeur présent dans l’auto et sur un itinéraire inconnu. La plupart des véhicules d’aujourd’hui tiennent suffisamment bien la route et ont des moteurs assez silencieux pour «réussir» ce genre d’essai aux yeux d’un acheteur potentiel.

Seuls un expert ou un professionnel seront véritablement en mesure de déceler ainsi des défectuosités mécaniques possibles. En revanche, un essai de ce type permettra au consommateur d’évaluer le confort du véhicule, la visibilité, l’accessibilité des commandes ou encore l’ergonomie.

Plutôt que de vous laisser «embarquer» dans un essai trop court en compagnie du vendeur, l’Association pour la protection des automobilistes (APA) conseille de louer un véhicule similaire pour une journée ou deux et de l’utiliser tranquillement, comme vous le feriez en tant que propriétaire. Ceci est particulièrement recommandé si vous changez de catégorie de véhicule, en passant par exemple d’une petite voiture à un VUS. Dans le cas d’un modèle de luxe, le concessionnaire se montrera parfois ouvert à vous prêter le véhicule pour quelques heures, sur rendez-vous, afin que vous puissiez vous faire une idée plus précise de ses qualités.

5. L’inspection avant l’achat: votre garantie anti-citron

Cette étape peut vous éviter bien des ennuis. Pourtant, les consommateurs ont tendance à ne pas prendre cette précaution, car elle entraîne des déplacements et des délais supplémentaires, le temps par exemple de trouver un atelier et d’obtenir un rendez-vous. Une inspection de qualité, qui coûte de 100 à 200 $, devrait prévoir:

  • un examen complet de la mécanique  
  • un essai sur route avec des tests de freinage et de la suspension 
  • un examen sommaire de la carrosserie pour détecter des signes de réparation.

La très grande majorité des ateliers de réparations mécaniques n’ont pas la formation permettant de déceler de manière fiable les réparations effectuées à la suite d’une collision. Si le vendeur vous mentionne une collision antérieure, vous feriez peut-être mieux de consulter un carrossier avant l’achat.

Si vous ne connaissez pas d’atelier, vous pourrez prendre un rendez-vous chez un concessionnaire. Exigez toutefois que l’inspection soit effectuée selon les normes et avec le formulaire employé pour le programme des véhicules certifiés du fabricant (programmes gérés par les fabricants offrant plusieurs avantages similaires à ceux de l’achat d’un véhicule neuf). Ces formulaires exigent la vérification de la carrosserie. Prévoyez des frais de 125 à 150 $ pour une telle inspection, plus complète que celle faite habituellement par un concessionnaire avant l’achat.

À noter: l’APA recommande un service d’inspection mobile dans la région de Montréal pour vérifier la mécanique et la carrosserie. Un commerçant ne peut pas refuser l’inspection. Un particulier le peut mais c’est souvent mauvais signe.

>> À lire aussi: Véhicules 2000-2019: 86 citrons à éviter

6. Les déclarations à propos des collisions antérieures: le poids des mots 

Les commerçants sont très bien informés sur les services privés, comme CarFax et CarProof, qui ne fournissent que des données partielles sur les collisions antérieures au Québec. Sachez que lors de l’achat d’un véhicule entre professionnels, par exemple lors d’un encan, ils ne se fondent pas seulement sur ce type de recherche, mais ont recours à un appareil spécifique qui leur permet de déceler quelles ont pu être les réparations de carrosserie, panneau par panneau.

Exigez du commerçant qu’il mentionne par écrit sur le contrat de vente que la «carrosserie et le châssis sont en état d’origine» ou que la «peinture sur tous les panneaux est d’origine» si c’est bien ce qu’il a déclaré verbalement avant la vente.

Vous serez peut-être surpris de constater qu’il préférera sans doute écrire que «le rapport de CarProof n’indique pas de collision» – ce qui pourrait être le cas, mais n’exclurait pas une collision antérieure.

7. Achetez une voiture usagée, pas une dette 

Consultez le Registre des droits personnels réels et mobiliers (RDPRM) pour vous assurer que le véhicule ne sert pas à garantir une dette. Si la dette n’a pas été rayée du Registre, le créancier pourrait saisir le véhicule ou réclamer le paiement de la dette au dernier acheteur. Cette étape est essentielle lors d’un achat entre particuliers. Un commerçant doit détenir une licence accompagnée d’une caution qui vous protègerait s’il se montrait incapable de régler une dette antérieure.

8. Renseignez-vous sur l’histoire du véhicule d'occasion

Renseignez-vous sur le nombre de propriétaires et, si vous faites affaire avec un particulier, sur la raison de la vente. Posez des questions sur les conditions d’utilisation du véhicule et son origine, par exemple, est-ce que le propriétaire l’utilisait pour son travail?

Il n’y a malheureusement pas de recette miracle pour tout savoir sur le passé de la voiture que vous convoitez. Un particulier consciencieux – et ordonné! – vous fournira probablement les documents pertinents: date de mise en service, rapports d’inspection, preuves d’entretien, etc. Toutefois, bien des commerçants n’ont pas ces documents en main, avertit George Iny, président de l'Association pour la protection des automobilistes (APA). Doit-on s’en inquiéter? «Pas nécessairement. Misez alors sur une bonne inspection préachat pour vous protéger le plus possible», dit-il.

Si vous n’avez accès à aucun document, le concessionnaire qui a vendu le véhicule peut vous renseigner sur ses antécédents si vous détenez le numéro d’identification du véhicule (NIV). Ce numéro vous servira aussi auprès de la Société de l’assurance automobile du Québec pour vous renseigner sur le nombre de propriétaires et les transactions ayant touché le véhicule. Richard Cliche, directeur général de l’Association des marchands de véhicules d'occasion du Québec (AMVOQ), suggère aussi d’exiger le rapport de la société canadienne CarProof. Pour environ 50 $, cette entreprise fournit un historique du véhicule. George Iny apporte toutefois un bémol à propos de ce service. «Les informations sur les véhicules québécois y sont partielles – les accidents et leurs conséquences n’y sont pas toujours répertoriés. Les renseignements sur les voitures des autres provinces sont plus fiables.» 

Pour en savoir plus, voyez notre article sur la vérification administrative.

>> À lire aussi: L’examen d’une auto usagée point par point et Acheter une auto usagée de 4000 à 6000 $

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