Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Obligations vs fonds d’obligations: quelle est la différence?

Par Priscilla Franken Mise en ligne : 07 Avril 2011

Index Dossiers Finances, affaires et société

Si votre cœur balance entre ces deux options, voici cinq points-clés pour un choix éclairé.

Ce qu’est une obligation

Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez de l’argent à une entreprise ou à un gouvernement (municipal, provincial ou fédéral). Si la Ville de Montréal émet des obligations pour financer un projet par exemple, les investisseurs qui en achètent reçoivent des intérêts en retour.

La diversification

C’est là le gros point fort des fonds communs et des fonds négociés en Bourse (FNB) : ils offrent une diversification importante et instantanée en termes d’émetteurs, de zones géographiques, de secteurs d’activité, etc.

Avec des obligations individuelles, vous devez diversifier vous-même vos placements, ce qui peut coûter très cher : un fonds exige en général un placement initial de 500 ou 1 000 $, tandis que la plupart des obligations individuelles coûtent au moins 1 000 $.

En clair: les fonds conviennent davantage à ceux qui font des investissements modestes et ont peu de temps à y consacrer. « Les obligations individuelles impliquent de posséder certaines connaissances et de faire un suivi régulier », souligne Normand Caron, conseiller en formation pour le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC).

Les frais

Le détenteur d’obligations individuelles paie des frais de courtage au moment de l’achat seulement. Généralement inclus dans le prix d’acquisition, ils oscillent entre 0,5 et 5 % en moyenne. L’investisseur a tout intérêt à comparer les offres des courtiers.

Le détenteur d’un fonds d’obligations doit quant à lui payer des frais de gestion, déduits du rendement annuel brut. Ces frais varient de 0,5 à 2,5 % en moyenne pour les fonds communs et de 0,2 à 0,7 % pour les FNB. Mieux vaut privilégier les fonds à 1 % et moins, et vérifier si des frais d’acquisition ou de sortie s’y ajoutent.

En clair : informez-vous sur les frais, le mode de rémunération de votre conseiller et l’impôt qui sera appliqué à vos gains.

Le rendement

En règle générale, une obligation individuelle a une durée de un à 30 ans (bien qu’il soit possible de la revendre en cours de route). Plus l’échéance d’une obligation est lointaine, plus son taux d’intérêt est élevé. Vous ne récupérez votre investissement initial qu’à la toute fin, mais en attendant, vous recevez des paiements fixes, souvent semi-annuels. Par exemple, une obligation à 1 000 $ dont l’échéance est de 20 ans et le taux d’intérêt annuel de 5 % rapporte 25 $ tous les six mois. Mentionnons que certaines obligations d’épargne gouvernementales versent plutôt des intérêts composés (intérêt sur l’intérêt), mais uniquement à l’échéance.

Si vous préférez investir ces 1 000 $ dans un fonds, la somme sera répartie entre plusieurs obligations. Au fil du temps, le capital augmente ou décroît, selon les mouvements des taux d’intérêt. Il génère aussi des revenus mensuels ou trimestriels, qui sont réinvestis dans le fonds ou versés au détenteur.

La valeur des obligations évolue de façon inversement proportionnelle à l’évolution des taux : lorsque de nouvelles obligations sont émises à meilleur taux, la valeur marchande des obligations que vous possédez déjà diminue. Et inversement. Or, la majorité des fonds n’ont pas d’échéance, mais une durée moyenne pondérée, maintenue grâce à l’achat et à la vente constants d’obligations. «Cette­ durée moyenne a un impact direct sur la valeur du fonds : plus elle est longue, plus le fonds est exposé à la fluctuation des taux, car le renouvellement des obligations se fait plus lentement», explique Henri Gagnon, responsable du module Formation­ en placement à l’Institut québécois de planification financière (IQPF).

En clair : vous ne pouvez prévoir avec certitude ce qu’un fonds va vous rapporter, tandis qu’avec une obligation individuelle, vous percevez des revenus stables et réguliers.

Le risque

a) On considère généralement que l’obligation individuelle est un placement moins risqué que le fonds d’obligations. Mais attention : «Bien qu’il s’engage à payer, l’émetteur d’une obligation ne donne aucune garantie stricte et formelle, ni sur le capital ni sur les intérêts», nuance Normand Caron. Bref, si l’émetteur fait faillite, vous ne reverrez pas votre argent !

b) Actuellement, la plupart des économistes tablent sur une augmentation des taux d’intérêt en 2011 et 2012. Si leurs prévisions sont justes, les fonds d’obligations verront leur rendement diminuer. En revanche, pour celui qui détient des obligations individuelles et les conserve jusqu’à leur échéance, cela ne changera rien.
En clair : dans la perspective d’une remontée des taux, plusieurs experts suggèrent d’acheter un fonds à court terme (cinq ans ou moins), car le remplacement des obligations qu’il contient par d’autres à meilleur taux se fera plus rapidement.

Différents outils peuvent vous aider à vous familiariser avec le petit monde passionnant des obligations et, plus largement, de l’investissement:

  • lautorite.qc.ca: la section Investissement permet de se familiariser avec les notions de base.
  • fool.com: oui, c’est exclusivement en anglais. Mais tout y est si bien vulgarisé!
  • dbrs.com: pour s’informer sur la cote de solvabilité d’un émetteur.
  • theglobeandmail.com, section Investing/Fund Filter et morningstar.ca, section Fonds: pour se pencher sur les performances des fonds communs.
  • boursevirtuelle.com: avant de vous lancer pour de vrai, constituez-vous un portefeuille virtuel!
Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Argent

Commentaires 0 Masquer

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.