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Par Clémence Lamarche

Vous vous questionnez sur la manière dont nous avons testé les logiciels d’impôts? Voici comment nous avons procédé.

Nous avons testé six logiciels de déclaration d’impôts offerts en ligne ou à télécharger en janvier 2019. Un cabinet comptable a rempli 30 déclarations, soit cinq déclarations (selon les profils d’utilisateurs présentés plus bas) pour chacun des six logiciels.

Les critères d’évaluation

Les experts en comptabilité ont notamment évalué :

• La clarté des questions du mode «entrevue»;

• La facilité d’utilisation du logiciel et la facilité de navigation dans les menus;

• Le temps requis pour effectuer la tâche et l’efficacité du produit.

Les experts ont comparé les résultats (soldes à payer et remboursements à recevoir) à ceux obtenus avec une déclaration réalisée avec l’aide d’un logiciel professionnel de préparation d’impôts.

À chaque éditeur, nous avons également posé une question difficile. Nous avons évalué la précision et l'exactitude de la réponse et le délai pour l'obtenir.

Protégez-Vous a aussi tenu compte de la variété des moyens de communication offerts pour joindre le soutien à l’utilisateur.

Finalement, entre le 28 mai et le 12 juin 2019, nous avons sondé notre panel de 4010 lecteurs pour connaître leur satisfaction par rapport aux logiciels.

Les cinq profils

Nous avons créé cinq profils d’utilisateurs réalistes afin de mettre à l’épreuve les logiciels et leur polyvalence. Quatre scénarios comportaient au moins une difficulté particulière (par exemple : calculs des frais de garde pour enfants, fractionnement du revenu dans le cas d’un couple de retraités, crédit pour les activités physiques, etc.). Le cinquième profil ne comportait pas de difficulté particulière.

• Couple avec deux jeunes enfants utilisant des services de garde (CPE et école primaire). Salariés, les parents ont un revenu combiné d’environ 135 000 $. L’un a une assurance médicaments privée et cotise à un REER; l’autre a des revenus de placements et des frais déductibles.

• Femme salariée et chef de famille monoparentale. Elle a la garde exclusive de son enfant, pour lequel elle reçoit une pension alimentaire. Elle est propriétaire d’un condo dans une grande ville du Québec. Elle possède une assurance médicaments privée dont une portion est payée par son employeur.

• Travailleur autonome qui a fondé une petite entreprise avec un associé. Elle a une voiture et différents frais liés à l’utilisation d’un bureau à domicile. Elle rembourse une dette étudiante et déduit des droits de scolarité.

• Couple de retraités dont les revenus proviennent, entre autres, de la Sécurité de la vieillesse et d’un régime de pension privé. Ils possèdent un immeuble locatif pour lequel ils engagent diverses dépenses (assurances, taxes municipales, système d’alarme, etc.).

• Jeune travailleur salarié qui vit seul en appartement. Il cotise à un REER chaque mois. Il a quelques dépenses de frais de santé, mais il n’a pas d’assurance privée.

Nos «meilleurs» et «bons» choix

Pour se classer parmi les «meilleurs choix», les logiciels doivent obtenir une note globale de 85 % ou plus.

Les «bons choix», pour leur part, doivent avoir une note globale de 80 à 84 % inclusivement et être gratuits.

Au moment de notre étude de marché, en février 2020, tous les produits étaient disponibles sur les sites web des éditeurs.

Protégez-Vous est un organisme sans but lucratif indépendant et autofinancé, entièrement voué à l’information et à l’éducation des consommateurs québécois.

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  • Par Marcel Niquet
    18 Mars 2019

    Votre méthode d'investiguation semble adéquate ce qui me porte à me questionner sur mon QI. Turbo en ligne n'a jamais demandé l'accès au MRQ, seulement à l'ARC avec comme conséquence que l'impôt du Québec retenu à la source n'a jamais pu être pris en compte et un résultat à l'avenant. J'ai recommencé 3 fois sans plus de succès. ImpôtExpert demande accès au MRQ mais ne trouve pas non plus cette donnée. Turbo s'enquiert de possibles accomptes provisionnels au fédéral (je n'en avais pas) mais ne s'en inquiète pas pour le provincial (j'en avais)! Dans le cas de Turbo, un échange avec le personnel en ligne a vite fait de se révéler inutile et m'a laissé la nette impression d'avoir affaire à des vendeurs de pacotille désemparés devant une mécanique qu'on leur retourne et qu'ils ne maîtrisent pas. Malgré la transparence des calculs, aucun de ces deux logiciels n'est plus rapide ni plus simple que les formulaires du ministère. Ce sont des jouets de mauvaise qualité.