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Fonds négociés en bourse: mode d'emploi

Par Frédéric Perron Mise en ligne : 20 Août 2010 Luc Melanson

Fonds négociés en bourse: mode d'emploi Luc Melanson

Les fonds négociés en bourse jouent de plus en plus du coude avec les fonds communs de placement. Êtes-vous prêt à faire le saut?

Votre Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est sans doute composé de fonds communs de placement. Normal : c’est ce que vendent la plupart des institutions financières.

Compte tenu de leurs ratios de frais de gestion (RFG) élevés et de leurs rendements médiocres, les fonds communs ne sont peut-être pas le meilleur moyen d’investir en vue de votre retraite. D’ailleurs, bien des investisseurs délaissent les fonds communs pour les fonds négociés en Bourse (FNB) : l’actif de ceux-ci a augmenté de 30 % au cours des cinq dernières années au Canada, contre 6 % de croissance pour les fonds communs. Cependant, dû à leur popularité depuis plusieurs années, l’actif total des fonds communs demeure beaucoup plus grand : 686 milliards de dollars, contre 30 milliards dans les FNB.

Les FNB sont des produits hybrides, à mi-chemin entre les fonds communs et les actions. Comme leur nom l’indique, ils sont négociés en Bourse. Ils sont composés d’actions ou d’autres types d’actifs et copient généralement un indice de référence, comme l’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto. Les gestionnaires de fonds communs tentent de battre les indices de référence – c’est ce qu’on appelle la gestion active –, mais la vaste majorité d’entre eux échouent à long terme. Par exemple, sur la période de cinq ans qui s’est terminée en mars 2010, seulement 3 % des fonds communs ont connu un meilleur rendement que l’indice composé S&P/TSX.

Comme la plupart des fonds négociés en Bourse ne font que reproduire la composition des indices de référence (gestion passive), leurs RFG sont plutôt bas : de 0,15 à 1 %. Comparativement, les RFG des fonds communs canadiens se situent entre 2 et 2,5 % ; ils sont parmi les plus élevés du monde. Puisque les RFG grugent le rendement à long terme, plus ils sont bas, mieux c’est !

Passez des fonds communs aux FNB

Ouvrez un compte de courtage à escompte: vous pourrez ainsi gérer votre portefeuille dans le confort de votre foyer. La plupart des grandes institutions financières ont leur propre service de courtage à escompte sur le Web. Au moment d’ouvrir le compte, vous pourrez l’enregistrer comme REER. Les frais varient habituellement de 10 à 30 $ par transaction (commission de courtage). Par exemple, si vous achetez des parts dans quatre fonds, vous devez payer quatre fois ce montant. Ces frais peuvent rapidement s’additionner ; vous avez donc intérêt à faire un minimum de transactions. Voici quelques conseils pour réduire ces frais:

• Ne versez jamais plus de 1 % du montant investi en frais de courtage. Par exemple, si une transaction vous coûte 30 $, placez au moins 3 000 $. Achetez des parts de fonds une fois par année ou par trimestre et gardez-les sur une longue période.

Questrade, une firme de courtage indépendante, est la plus abordable au Canada. Elle demande 1 ¢ par action ou part de fonds, avec un minimum de 5 $ et un maximum de 10 $ par transaction. Le solde minimal d’un compte est de 1 000 $ et aucuns frais annuels ne sont exigés pour l’enregistrement d’un compte REER.

• Plusieurs sites de courtage demandent des frais annuels de 75 ou 100 $ pour un compte REER de moins de 15 000 ou 25 000 $, par exemple.

• Claymore est le seul fournisseur de FNB à offrir le versement mensuel préautorisé à partir d’un compte bancaire (minimum de 50 $ par mois par fonds). Ainsi, vous ne payez une commission de courtage que lorsque vous achetez vos premières parts de FNB. Ce service est offert par l’entremise d’un nombre limité de courtiers, dont Questrade. Vous en trouverez la liste complète sur le site de Claymore. Cette entreprise a aussi un programme de réinvestissement automatique des dividendes, encore là sans commissions de courtage. BMO et plusieurs courtiers en ligne offrent également un tel programme.

• Une autre option à considérer : les fonds communs indiciels e-Series de la banque TD, que vous achetez sur le Web et qui ont des RFG de 0,31 à 0,50 %. Ce service est offert en anglais seulement.

Transférez vos fonds

Pour transférer votre argent de vos fonds communs à votre compte de courtage, contactez votre institution financière et votre courtier. Vous devriez tout simplement avoir un formulaire à remplir. Assurez-vous que vos placements REER demeurent enregistrés comme tels, sans quoi vous devrez payer de l’impôt.

Avant d’être transférés, vos fonds communs devront être liquidés. Vous pourriez alors avoir à verser des frais différés, qui s’appliquent de façon décroissante à vos fonds communs en cas de vente. Par exemple, vous pourriez payer 7 % sur les parts vendues moins d’un an après leur achat, 6 % la deuxième année et ainsi de suite.

Créez votre portefeuille

Il reste une grande question : quels FNB choisir pour composer votre portefeuille ? Les quatre fournisseurs de fonds négociés en Bourse au Canada sont BlackRock (produits iShares), BMO Banque de Montréal, Claymore Investments et Horizons AlphaPro/BetaPro. BlackRock possède 80 % des parts de marché et entrevoit une hausse de ses actifs de 20 à 30 % par année au cours des cinq prochaines années.

Les produits Horizons AlphaPro/BetaPro sont probablement les plus controversés de l’industrie. La gamme AlphaPro est constituée de FNB à gestion active qui visent à battre les indices de référence. Or, si la plupart des gestionnaires de fonds communs n’arrivent pas à battre les indices, on voit mal pourquoi les gestionnaires de FNB y arriveraient ! « À l’origine, tous les FNB étaient indiciels. Ces dernières années, on a commencé à corrompre ces produits avec des FNB à gestion active », dénonce Normand Caron, directeur de la formation au Mouvement pour l’éducation et la défense des actionnaires (MÉDAC). Son conseil : « À moins d’être un investisseur chevronné, tenez-vous loin des FNB à gestion active. Optez plutôt pour des FNB indiciels. »

De leur côté, les produits Horizons BetaPro sont des FNB à effet de levier et à levier inversé conçus pour être achetés et vendus en l’espace de quelques jours. Ils sont très risqués pour les petits investisseurs et à éviter comme placements à long terme. Vous pouvez apprendre à construire vous-même votre portefeuille en lisant des livres et des publications spécialisées (voyez l'onglet « Ressources »). Les sites de courtage à escompte donnent aussi beaucoup de conseils à ce sujet. Par ailleurs, Claymore, BlackRock et BMO proposent des portefeuilles composés de leurs FNB.

Et les frais des conseillers?

Une partie des ratios de frais de gestion (RFG) de fonds communs, soit entre 0,25 et 1 % de votre actif par année, est une commission de maintien attribuée à votre conseiller pour les conseils qu’il pourrait vous prodiguer. Pour un portefeuille de 100 000 $, cela équivaut à entre 250 et 1 000 $ par année. En avez-vous pour votre argent ? Obtenez-vous de précieux conseils quant à vos placements ou, au contraire, vous sentez-vous délaissé ? À vous de juger.

Vous vous considérez comme prêt à gérer vous-même vos placements ? Vous pouvez constituer et gérer vous-même votre portefeuille de FNB à l’aide d’un site Web de courtage à escompte. Si vous préférez bénéficier des conseils d’un professionnel, il vaut mieux opter pour des fonds communs indiciels, dont les RFG se situent entre 0,65 et 1,40 %. Vendus par l’entremise de conseillers en épargne collective, ces fonds ont l’avantage de permettre le versement mensuel préautorisé à partir d’un compte bancaire.

D’ailleurs, Claymore applique des RFG plus élevés (jusqu’à 1,6 %) à ses fonds vendus par l’entremise de conseillers, qui sont alors payés pour leurs conseils.

« Ouvrir un compte de courtage et gérer soi-même son portefeuille, ce n’est pas pour tout le monde, croit Som Seif, pdg de Claymore Investments, un fournisseur de FNB. Beaucoup de gens n’ont pas les connaissances ou le temps de le faire. Pour cette raison, je crois en la valeur des conseillers. »

Pour en savoir plus

Formation: Mouvement pour l’éducation et la défense des actionnaires (MÉDAC) 514-286-1155. Pour 115 $, le Passeport MÉDAC donne une formation de base destinée aux investisseurs novices.

Lecture: Guide pratique de l’investisseur, Collection Protégez-Vous

Lecture: The Smartest Investment Book You’ll Ever Read, Daniel R. Solin, Viking Canada, 2006, 194 p., 26 $.

Outil de comparaison: globeinvestor.com
 

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Commentaires 14 Masquer

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  • Par Sebastien Beaupre | 05 Janvier 2012

    Les FNB vont gagner en popularité, comment justifier 2-3% de frais de gestion vs. 0.25 ou 0.45%. Ridicule, surtout à long terme.

  • Par GERVAIS COMEAU | 25 Janvier 2012

    Surtout quand ces gestionnaires n'arrivent pas a battre les indices de référence. Ces RFG deviennent alors totalement injustifiés puisque les gestionnaires n'apportent pas de valeur ajoutée par rapport aux FNB.

  • Par Alain Routhier | 22 Novembre 2012

    Bonjour, je suis très déçu de cet article au titre accrocheur. J'aurais plutôt opté pour un point d'interrogation ? au lieu d'un point d'exclamation ! Cet article pourrait loger dans un magazine promotionnel et non dans Protégez-vous. Je suggère fortement à l'auteur de lire l'article sur les FNB dans le magazine a+ (anciennement Affaires plus)qui titre Rebondir en 1ère page et, ensuite, de réécrire un article destiné à la clientèle de Protégez-vous. Je ne vois aucune utilité de tendre un piège à ours dans les pages d'un magazine visant à nous protéger par l'information qu'il nous livre. «Focus» sur la mission serait apprécié.

    Par Alain Routhier | 13 Janvier 2013

    Bonjour, je n'entends pas entrer en polémique. Si l’objectif de votre article était de s'attaquer aux frais de gestion, ça ne se reflète pas dans le titre. En réponse à votre question, non, je ne suis pas du monde de la finance, mais je ne me laisse pas berner par leur charabia. Le problème avec toutes les recettes de cuisine des divers produits financiers «populaires», c'est qu'elles ne sont plus concoctées au profit de l'investisseur, mais plutôt en fonction de l'enrichissement de la firme de gestion et/ou de son gestionnaire. J'ai des RÉÉR comme bien des gens et cette année, je me pose sérieusement la question à savoir où placer et déplacer mes argents. Les FNB ne feront jamais partie de mes placements, ça, je peux vous en assurer. Lorsque je vois poindre ces FNB à risque zéro et ceux dits « à gestion active» HA! HA! HA! HA!, déception, je me dis qu'ils n'ont tiré aucune leçon de la crise 2007-2011. Personnellement, j’en ai tiré une : le marché des produits financiers a perdu ma confiance due à son obscurantisme et à son amateurisme. Je n’ai pas perdu d’argent durant cette crise et je n’en ai pas fait non plus. Je vous le précise afin que vous ne pensiez pas que je suis amer. Les fonds communs sont une excellente idée à la base et, par l'achat d'actions, ils sont beaucoup plus ancrés dans l'économie active. Leur problème majeur, en plus des frais de gestion, c'est la structure de gestion favorisant le «faux commerce», soit par la création de fonds bidon (la somme des actifs des mauvais fonds communs gérés au Canada constitue un actif plus grand que celui de certaines banques américaines…) soit par les échanges inutiles inter ou intra fonds qui exercent une pression à la défaveur de l'investisseur. Il y a une grande différence entre la gestion active d’un fonds et la gestion de commandes de vente ou d'achat «intéressées». Hormis le fait qu’ils veulent remettre ça et faire la palette sur le dos de millions de petits investisseurs «de moins en moins naïfs», je ne vois pas l’intérêt d’investir dans les produits financiers de ces gestionnaires amateurs dépourvus d’éthique à l’égard de leur clientèle. Il y a des milliers de milliards de $$$ stockés dans les banques actuellement, alors je ne m'attends pas trop à faire de gros intérêts avec mes $ de 2010. Il y a eu le bull market suivi du bear market, aujourd’hui, c’est au tour du sheep market ;-))) Mais ça, les vendeurs de bébelles ne l’ont pas compris encore, 3 animaux, c’est beaucoup trop compliqué pour eux! Mon analyse actuelle me fait plutôt pencher vers des investissements beaucoup plus concrets, près de moi et de la «réal» économie. C’est comme au hockey, quand les jeux sont trop complexes et que rien ne va plus, tu reviens au jeu de base !!! Tu gardes ton cash et quand le temps du Coq sera de retour, tu sauras reconnaître son chant. Actuellement, j’entends beaucoup de bruits, mais pas de Coq! Quatre animaux, pfffffu, voilà de quoi les occuper à comprendre ce que le vrai monde veut. Salutations.

    Par GERVAIS COMEAU | 05 Janvier 2012

    Bonjour M. Beaulieu

    Votre message est plus vague que mes commentaires, mais je ais vous répondre quand même. Puis-je savoir pourquoi je serais frustré ? J'ai de bons rendements et je n'utilise pas les fonds communs alors pas de frustration, sauf celle de voir les investisseurs se faire flouer par certains conseillers qui omettent souvent de parler des caractéristiques importantes concernant les fonds communs et produits hybrides. J'ai trop souvent entendu des investisseurs dire " je ne suis pas à la bourse, j'ai des fonds communs !" Je ne vous parle pas non plus des investisseurs qui se font faire des prêts leviers, afin de faire gonfler les profits des institutions financières et les commissions des conseillers.

    Concernant les fonds communs, je commente des faits avérés, concernant les rendements médiocres, les couts et les conflits d'intérêts. Faites un petit effort et fouillez simplement le site de protégez-vous, il y a des articles depuis 2007. De plus, je dois avoir accumulé depuis environ quinze ans pas moins de 150 articles de presse, recherches etc., toutes unanimes quant a la piètre performance et des couts prohibitifs de ces fonds alors si vous voulez en parlez, laissez votre courriel ! Maintenant si vous me parlez de la théorie du big bang en parlant de faits avérés... là je suis un peu moins certain!

    Pour mes solutions, j'ai répondu à une personne sur ce même site, vous avez d'ailleurs lu mon commentaire. Alors
    maintenant, si vous critiquez tout le monde parce que personne ne vous aide a trouver des idées d'investissements, bien cherchez vos titres vous-même, si vous pensez que je vais vous dire exactement dans quels titres investir, vous vous trompez royalement. Primo, je ne vous connais pas et secondo je ne suis pas votre conseiller.

    En terminant, M. Beaulieu, vous semblez être celui qui est frustré, je vous comprends, ca doit être plate de chercher sans cesse les idées d'investissements des autres sur internet, surtout quand c'est parce que l'on ne veux pas payer pour des conseils, parce que jaloux de la voiture de l'autre ;-))

    Bonne chance




  • Par Philippe Mainguy Rochette | 01 Février 2016

    Il faut voir l’autre côté de la médaille.
    Je crois que les fonds communs restent nécessaires. Il est bien beau d'avoir des FNB, mais ils comportent également des risques. Un mélange entre les deux me semble une bonne option.
    Si vous avez le temps de vous occuper de vos placements, allez-y, acheter des actions, des obligations, CPG, FNB, etc. La plupart des investisseurs ont une vie extrêmement chargée et n'ont pas le temps ni les connaissances pour le faire. Ce n’est pas pour rien qu’il existe des professionnels qui ont ce métier.
    Vous dites plus bas que les frais supplémentaires (expliqué par les compagnies de fonds comme la valeur des conseils) des fonds communs de placement n'en valent pas le prix.
    La valeur des conseils en vaut tout à fait le prix.
    L'AMF et le ministère des Finances du Québec ont fait la lumière sur l'expérience des investisseurs autonomes.
    Conclusions de leurs recherches:
    -les investisseurs sans conseiller s’engageaient dans des comportements d’investissement irrationnels et partiaux.
    -Les participants non aidés obtenaient, en moyenne, un rendement de 3 % plus bas (292 points de base) que les participants aidés, déduction faite des frais.
    Les investisseurs qui bénéficient des conseils évitent les problèmes communément vécus par les investisseurs autonomes comme : prendre peur et retirer leur argent du marché des actions en cas d’effondrement du marché; choisir un niveau de risque inapproprié pour l’âge et le nombre d’années avant la retraite du salarié; investir trop d’argent dans les actions de la propre société du salarié; oublier de rééquilibrer régulièrement un portefeuille; et dormir sur ses lauriers, en d’autres mots cesser toute activité sur son compte pendant de longues périodes.
    Tout cela se retrouve dans le rapport de L'IFIC : La valeur des conseils: Rapport (Novembre 2011).
    Donc, peu importe ce que disent les médias, les fonds communs ne sont pas le diable et ne doivent pas être mis de côté.
    J'ai un B.A.A en services financiers à l'Université Laval, je suis également dans l'industrie. Malgré mes études et mon expérience, je constate qu'il existe encore un nombre important de notions qui m'échappent. Je constate également que j'en connais 100 fois plus que la plupart des gens que je rencontre. Je crois que le fait de trouver un bon conseiller financier est l’élément le plus important, puisqu'il est vrai que ce ne sont pas tous les conseillers qui vous apporteront ce pour quoi vous payer (frais de gestion).
    Aujourd’hui, internet peut nous en apprendre beaucoup, mais il faut faire attention à l’opinion de monsieur madame tout le monde.
    Il est vrai que les frais sont un élément important à considérer lors du choix d'un placement, mais ce n'est certainement pas l'élément le plus important.

  • Par DANIEL BEAULIEU | 05 Janvier 2012

    Payer des frais de gestion, c'est payer pour absolument rien, sinon la belle et dispendieuse voiture du vendeur qui vous l'offre, dont les revenus ne viennent justement pas de bons placement, mais du parasitage de l'argent des autres à grands coups de frais!!!