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Le début de la fin des énergies fossiles?

Par Yves Schaeffner
Ipad 40 ans Fin energies fossiles

Pour les 40 ans de Protégez-Vous, nous avons ciblé des grandes luttes qui feront parler d’elles au cours de la prochaine décennie. Voici l'une d'elles: les énergies fossiles.

On l’entend depuis des années: il faut remplacer les énergies fossiles par des sources d’énergie renouvelables. Mais par où commencer?

Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’on soit au beau milieu d’une terrible crise économique ou en plein boum, il se consomme en moyenne chaque jour plus de 80 millions de barils de pétrole sur notre planète. Cela représente plus de 12,5 milliards de litres, de quoi remplir jusqu’à 5 000 piscines olympiques!

>> À lire aussi:  Débit, crédit ou mobile?, L'économie responsable, c'est possible? et La déconsommation, bonheur assuré?

Et si la consommation de pétrole a quelque peu décliné durant la «Grande Récession» de 2008 et 2009, elle a remonté dès 2010 pour atteindre de nouveaux sommets inégalés. Le même constat s’applique au charbon. Les années passent, les preuves de ses effets dramatiques sur l’environnement se multiplient, mais sa consommation ne cesse de croître. Quant à la demande mondiale pour le gaz naturel, elle est également en pleine croissance.

Cette gloutonnerie n’est pas sans conséquence. Sur l’environnement, bien sûr, mais aussi sur la disponibilité de ces matières premières. Plus notre consommation augmente, plus les réserves de pétrole, de charbon et de gaz faciles à extraire du sol diminuent. L’ère du pétrole et du charbon abordables tire donc sans doute à sa fin. Selon le World Energy Outlook de 2010, publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 80 % des champs pétrolifères qui sont actifs aujourd’hui seront taris dans 25 ans. Et si la notion d’un pic pétrolier sème encore la controverse (certains affirment qu’on l’a atteint en 2006, d’autres prétendent qu’on ne l’atteindra pas avant des années), une chose est sûre: le remplacement des gisements actuels deviendra de plus en plus laborieux et coûteux.

Qu'est-ce que le pic pétrolier?

Il s'agit du moment où la production de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des réserves exploitables. Le concept est loin de faire l'unanimité. Plusieurs spécialistes lui préfèrent la notion de «plateau pétrolier», où la production resterait relativement stable pendant des années, avant de décliner.

Pétrole et charbon: même combat

Ce qui est vrai pour le pétrole l’est également pour le charbon. «Le pétrole n’est pas la seule ressource capitale dont le prix a atteint un niveau difficilement viable pour l’économie mondiale. Le charbon peu coûteux a déjà été une source d’énergie de base, mais aujourd’hui nous ne pouvons plus tenir pour acquis que nous en avons en quantités abondantes», souligne l’ex-économiste en chef de CIBC Marchés mondiaux, Jeff Rubin, dans son plus récent livre, La fin de la croissance.
Si, ces dernières années, l’industrie pétrolière n’a cessé de surprendre par sa capacité à découvrir de nouvelles ressources exploitables, celles-ci se trouvent souvent aux fins fonds des océans ou impliquent des procédés d’extraction complexes, comme dans le cas des sables ou des schistes bitumineux.

Si la plupart des spécialistes ne considèrent plus le déclin des ressources en énergies fossiles comme une raison suffisante pour s’en débarrasser à court terme, ils s’inquiètent tout de même des coûts et des investissements nécessaires pour les extraire à moyen et à long terme. «Le problème vient du fait que les gisements faciles à exploiter sont en décroissance et qu’il faut quand même beaucoup investir pour maintenir la production. Le pétrole se vend déjà à un prix élevé, et cela a un impact sur l’économie mondiale. Donc, si on est obligé­ de dépenser encore plus pour aller chercher du pétrole, cela va continuer à nuire à l’économie mondiale», explique Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et auteur, entre autres, d’Au bout du pétrole.

Le point de rupture

Est-ce que ces coûts élevés seront suffisants pour rendre les énergies vertes plus compétitives à court terme? Plusieurs se posent la question. «Il va nécessairement y avoir un point de rupture. Si on n’entame pas la transition vers d’autres formes d’énergie avant cette échéance, avant d’avoir atteint la dernière goutte, cela risque de déraper», croit ­Jean-François Blain, analyste en réglementation dans le secteur de l’énergie.

Sauf que bien peu d’efforts ont été déployés dans ce sens jusqu’à présent. Pour l’instant, et jusqu’à ce que le prix des combustibles fossiles ne rende ceux-ci inaccessibles, la principale raison de limiter leur utilisation reste encore et toujours la question du réchauffement climatique. À ce sujet, tous les experts (ou presque) sont unanimes: il faut réduire notre consommation d’énergies fossiles, principales sources des gaz à effet de serre.

«Ce serait évidemment souhaitable de limiter radicalement leur utilisation. À ce sujet, je base entièrement mon opinion sur les analyses du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et de tous les experts des questions climatiques qui disent qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80 % d’ici 2050», précise Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal.

La question se fait d’autant plus pressante que les données inquiétantes se multiplient. Un exemple parmi d’autres: le 16 septembre 2012, la taille de la banquise arctique a atteint son plus bas niveau jamais enregistré, selon le National Snow and Ice Data Center des États-Unis.

Au Québec, le pétrole est à lui seul responsable de 60 % des émissions totales de gaz à effet de serre, selon le document Pour une prospérité durable, rédigé conjointement par plusieurs groupes écologistes. Le pire? Réduire notre consommation d’énergies fossiles, particulièrement du pétrole, n’est peut-être pas aussi compliqué que ce qu’on semble croire, du moins sur papier, soutient Pierre-Olivier Pineau.

«Malgré ce que l’on entend parfois, cela est plus facile, à l’échelle mondiale, dans le cas du pétrole que du charbon ou du gaz naturel. Le pétrole est essentiellement utilisé pour le transport des personnes et des marchandises. Et notre transport est très mal organisé. Il y a énormément d’inefficacité. Cela entraîne de la congestion, des accidents, du smog et l’obligation pour nos sociétés d’investir dans des infrastructures qui génèrent des débats constants», souligne le professeur.

Repenser les transports

Les transports sont de loin les plus grands utilisateurs de pétrole au Québec. L’essence et le diesel représentent à eux seuls environ 75 % des besoins pétroliers de la province. C’est donc sur ce front qu’il faut d’abord agir. Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal, est convaincu qu’il existe d’importants avantages à revoir notre approche de la mobilité des marchandises et des personnes en diminuant radicalement notre consommation de pétrole. «On aurait à la fois des gains du point de vue de nos émissions polluantes et sur le plan économique parce qu’on cesserait de brûler du pétrole et de l’argent», assure-t-il.

Chaque année, le Québec dépense en effet plus de 13 milliards de dollars pour s’approvisionner en pétrole. Des sommes qui quittent la province pour renflouer les coffres des pays producteurs.

Qui plus est, les solutions pour diminuer la consommation de pétrole dans le transport sont connues. «Il n’y a pas de grandes difficultés technologiques. La technologie des petites voitures qui ne consomment pas beaucoup, on la connaît. Même chose avec l’autobus ou la bicyclette, on connaît très bien ces technologies», ajoute le professeur, pince-sans-rire. À ses yeux, le principal obstacle au changement reste les habitudes de vie. «On a l’habitude d’avoir une, voire deux ou trois voitures, et notre identité collective est liée à notre mobilité, à notre liberté», note Pierre-Olivier Pineau.

L’analyste en réglementation dans le secteur de l’énergie Jean-François Blain abonde dans le même sens. Il croit que seuls des politiques fermes et des mécanismes de taxation pourront nous sevrer de notre dépendance au pétrole dans le domaine du transport. «On ne peut pas laisser cette responsabilité aux marchés, plaide-t-il. Pour soutenir le développement du transport en commun et la commercialisation des véhicules électriques, les gouvernements se doivent de taxer les carburants fossiles et les véhicules qui consomment des hydrocarbures. Sinon, la transition vers une économie libérée du pétrole risque de ne pas survenir de façon spontanée.»

S'électrifier

On le sait, le Québec compte parmi les sociétés les mieux placées pour se passer des hydrocarbures dans le secteur du transport. «L’importance de la filière hydroélectrique permet d’envisager un parc automobile et des transports en commun mus à l’électricité», croit Jean-François Blain. Même si cette perspective relève pour l’instant de la science-fiction, elle se base sur des faits réels. Le Plan d’action 2011-2020 sur les véhicules électriques du gouvernement Charest estimait ainsi que le remplacement de 25 % du parc automobile actuel par des voitures électriques représenterait une consommation de 3 TWh (3 milliards de kWh) par année, soit moins de 2 % des ventes d’électricité réalisées par Hydro-Québec en 2010.

Malgré tout, la voiture électrique n’est pas une panacée, reconnaît Jean-François Blain. Elle ne règle pas les problèmes de congestion et d’étalement urbain, pas plus qu’elle ne réduit les besoins d’investissement dans de coûteuses infrastructures routières. Il considère toutefois qu’elle fait partie de la solution, au même titre que les petites cylindrées ou les hybrides. L’utilisation de l’éthanol comme carburant alternatif doit également être encouragée, ajoute-t-il, à condition ce­pendant qu’il soit produit à partir de résidus de produits forestiers et non pas à partir de maïs (ce qui a pour effet pervers de faire grimper le prix de la nourriture).

Si l’éthanol et la voiture électrique ne font pas l’unanimité chez les spécialistes en énergie, il y a un sujet sur lequel tous s’entendent: la nécessité de développer davantage le transport en commun. Et, si possible, un transport en commun qui fonctionne à l’électricité. Les sociétés de transport de Montréal et de Laval se sont d’ailleurs déjà engagées à prendre le  «virage électrique» d’ici 2025 et 2030, respectivement.

Bon à savoir: à Saint-Eustache, la compagnie québécoise Nova Bus planche sur un projet d’autobus entièrement électrique. Un premier prototype doté d’une batterie au lithium devrait être testé sur les routes en 2014.

«On vend des voitures comme étant des symboles de liberté, de prestige social, et ça, c'est très difficile à changer.»
- Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal

>> À lire aussi: Test de 8 bornes de recharge et Comparatif des réseaux de bornes de recharge publiques et Tests d'autos 100% électriques et hybrides et Voiture électrique: avantages, incitatifs et polémique

Repenser les villes

Steven Guilbeault, cofondateur du groupe écologiste Équiterre, croit quant à lui que pour réduire l’utilisation des énergies fossiles dans les transports, la priorité devrait être donnée à l’aménagement du territoire. «Avant de penser à faire de nouveaux investissements ou à développer des technologies, la chose la plus importante est de repenser nos villes, soutient-il. C’est le nerf de la guerre. Car si nos villes continuent de s’étendre de plus en plus comme elles le font depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on n’y arrivera pas.»

Un exemple concret de geste positif en ce sens est l’adoption, en 2011, par la Communauté métropolitaine de Montréal, du Plan métropolitain d’aménagement et de développement pour la période 2011-2031, illustre Steven Guilbeault. Ce plan vise notamment la densification urbaine aux abords des réseaux de transport, le développement du transport collectif et la protection d’espaces verts.

De plus, le cofondateur d’Équiterre souhaite que les villes soient aménagées de manière à les rendre plus propices à la marche, au vélo, au covoiturage et, évidemment, au transport en commun. Trottoirs plus larges, pistes cyclables, intersections plus sécuritaires pour les piétons: tous ces petits changements ont leur rôle à jouer, croit-il.

«Aussi, comme les ressources publiques sont limitées, on ne peut pas faire une chose et son contraire. Il faut qu’il y ait de la cohérence. On ne peut pas à la fois investir dans le transport en commun et dans de nouveaux projets routiers ou de nouveaux ponts. Si on fait ça, on se tire dans le pied, plaide-t-il. Quand je vois une SAQ ou une bibliothèque se construire près d’une autoroute, je me demande si quelqu’un a pris la peine de réfléchir. Il faut penser à rapprocher les services des gens.»

L’efficacité énergétique, notamment dans le bâtiment, est bien sûr une autre avenue à suivre. Des groupes écologistes comme Équiterre ou Greenpeace croient même qu’il s’agit là du «plus important gisement d’énergie non exploitée au Québec».

Montréal, ville modèle?

Professeur honoraire à l’Institut national de recherche scientifique et essayiste, Gaëtan Lafrance planche en ce moment sur un nouvel ouvrage portant sur les «villes inspirantes». Il croit que celles du Québec ont le potentiel de devenir des modèles. «En Amérique du Nord, Montréal est déjà une ville modèle entre guillemets, parce que, comme à New York, ses habitants utilisent beaucoup le transport en commun et sont des adeptes du transport actif, comme le vélo. Aussi, ils utilisent beaucoup l’électricité pour le chauffage. Mais Montréal pourrait aller beaucoup plus loin. Elle pourrait “être” entièrement électrique en utilisant presque uniquement des énergies renouvelables», affirme-t-il.

À ce sujet, l’auteur de Vivre après le pétrole: mission impossible? pense même que le Québec possède plus d’atouts que la Suède, un pays qui a déjà pris l’engagement de se débarrasser du pétrole d’ici 2020. «On a plus de potentiel en matière d’énergies renouvelables que la Suède. Nous avons des possibilités de nouveaux développements en hydroélectricité et en éolien que ce pays n’a pas», souligne-t-il. Il est vrai qu’avec déjà plus de 45 % de sa consommation d’énergie provenant de sources renouvelables, le Québec a clairement le potentiel de devenir un premier de classe en matière de lutte aux énergies fossiles.

Des solutions sur mesure

On le sait aussi, pour bien des pays, les solutions de rechange au pétrole, au charbon et au gaz naturel sont beaucoup plus ardues à trouver et à développer. «Il n’y a pas de solutions universelles aux problèmes des énergies fossiles, rappelle Normand Mousseau, professeur de physique à l’Université de Montréal et auteur. Chaque région va devoir compter sur ses atouts. Le pétrole, on ne le remplacera pas par une seule source d’énergie. Il va falloir toute une panoplie de solutions qui vont du nucléaire au gaz, en passant par des panneaux solaires. Il faudra développer toutes sortes de technologies», soutient-il.

Pour certains pays, l’énergie éolienne ou solaire peut se révéler intéressante pour produire de l’électricité et remplacer des centrales au charbon. D’autres régions ont un bon potentiel pour produire des biocarburants. D’autres encore choisiront de se tourner vers le gaz de schiste, même si ses effets sur l’environnement sont pour le moins controversés. Le nucléaire peut également être vu comme une avenue pour certains territoires, même si peu sont enthousiastes à l’idée de voir pousser des centrales, particulièrement depuis l’incident de Fukushima, au Japon.

Bien sûr, un des plus grands défis consiste à faire en sorte que les économies émergentes, particulièrement les grandes puissances comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, croissent en utilisant le moins d’énergies fossiles possibles. «Pour s’enrichir et se développer, les sociétés émergentes ont besoin d’énormément d’énergie, rappelle Jorgen Randers, professeur en stratégie climatique à l’École de commerce norvégienne BI et ex-directeur adjoint du World Wildlife Fund. Et comme les énergies fossiles sont plus abordables que les autres formes d’énergie, ces pays vont assurément augmenter leur utilisation d’hydrocarbures et de charbon. C’est parfaitement compréhensible.»

Le boum chinois

Si la Chine brûle moins de pétrole que les États-Unis, elle a déjà dépassé la consommation de charbon des Américains. La houille fournit en effet près des trois quarts de l’électricité qui alimente l’hypercroissance économique de la Chine. Selon le World Energy Outlook de 2011, si aucune mesure n’est prise, la consommation de charbon pourrait même augmenter de 65 % d’ici 2035. L’Agence internationale de l'énergie croit toutefois qu’avec de nouvelles politiques, cette consommation, après avoir connu une croissance de 2013 à 2023, devrait se stabiliser pour s’établir à un niveau supérieur de 25 % à celui de 2009.

À ce sujet, Jorgen Randers, professeur en stratégie climatique à l’École de commerce norvégienne BI, pense que l’Occident, qui a bâti sa richesse en usant et en abusant des énergies non renouvelables, a des responsabilités envers le reste de la planète. «Nous devrions utiliser la richesse que l’on a créée pour développer et mettre en place des formes d’énergie propres dans les pays en développement. Autrement, la plupart de ces pays vont se tourner vers les solutions les plus abordables et vers des énergies polluantes comme le charbon. Malheureusement, c’est ce qui risque d’arriver. Ces pays vont suivre nos traces et utiliser les énergies les moins coûteuses», déplore l’auteur de 2052: A Global Forecast for the Next Forty Years, un ouvrage qui tente de prédire l’évolution de la planète au cours des prochaines décennies.

Dans ce livre publié en 2012, Randers n’est d’ailleurs guère optimiste quant à notre capacité de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Selon son analyse, elles représenteront encore 60 % des énergies consommées en 2052.
Malgré tout, le «futurologue» norvégien croit que la Chine et les autres pays émergents vont multiplier les efforts pour développer différentes formes d’énergies renouvelables et réduire leur consommation d’énergies fossiles. Il est vrai que, dans certaines villes chinoises notamment, le smog et la congestion forcent déjà les autorités à prendre des mesures draconiennes. À Guangzhou, la troisième ville du pays, les autorités se sont mises cette année à restreindre de moitié le nombre de nouveaux véhicules qui peuvent circuler sur ses routes.

Steven Guilbeault souligne lui aussi que les pays émergents n’attendent heureusement pas après l’Occident pour passer à l’action. «J’étais au Brésil pour le Sommet de la Terre; le pays a un programme de carburants alternatifs et des projets de transports en commun très innovateurs. En général, l’Amérique du Sud est un des leaders pour les initiatives en transport en commun à faibles coûts», remarque-t-il.

Plus surprenant, Jorgen Randers croit que ce sont les pays émergents comme la Chine qui vont poser les gestes les plus décisifs pour l’environnement, en développant notamment: des véhicules électriques; le transport en commun; l’énergie solaire; et en limitant la croissance de leur population.

Même s’il n’en fait pas l’apologie, il croit que le gouvernement aux tendances autoritaires et centralisé de la Chine a plus de chance de prendre les décisions qui s’imposent en environnement que les démocraties capitalistes. «La raison est simple: pour faire face à la crise climatique, nous devons faire des petits sacrifices maintenant pour être dans une meilleure position dans l’avenir. Sauf que les sociétés démocratiques et capitalistes ne savent pas investir dans les solutions à long terme», déplore-t-il. Les démocraties occidentales le feront-elles mentir? Seul le temps le dira.

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Bon à savoir: 180 tonnes de pétrole étaient nécessaires, en 2010, à l’échelle mondiale, pour produire des biens et services d’une valeur de 1 million de dollars. Cette mesure se nomme l’efficacité énergétique. Source: 2052: A Global Forecast for the Next Forty Years, Jorgen Randers.

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