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Par Frédéric Perron Mise en ligne : janvier 2017

Toyota

En 2016, 35 000 personnes sont décédées dans des accidents d’auto aux États-Unis. Les véhicules autonomes amélioreront-ils le bilan routier?

Comme la plupart des fabricants, Toyota développe présentement des prototypes de véhicules autonomes. L’entreprise japonaise a d’ailleurs dévoilé au CES la Concept-i, une voiture-concept qui offrirait un mode de pilotage automatique.

Après une présentation sommaire du véhicule, Gill Pratt, pdg du Toyota Research Institute, le centre de recherche du fabricant, a soulevé quelques questions au sujet de la sécurité des véhicules autonomes. «L’an dernier, environ 35 000 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route aux États-Unis, a-t-il souligné. Accepterions-nous un bilan aussi élevé si les décès survenaient dans des voitures autonomes? Probablement pas.» Car selon le chercheur, les gens seraient plus tolérants face aux erreurs des humains qu’à celles des machines.

Un premier décès

En mai dernier aux États-Unis, un premier conducteur est mort au volant d’une voiture Tesla en mode pilotage automatique alors que celle-ci a percuté un poids lourd. Le système de guidage du véhicule aurait confondu le camion remorque blanc qui croisait la route avec le ciel très lumineux en arrière-plan. Après l’accident, Tesla a rappelé que les conducteurs utilisant le mode automatique doivent en tout temps garder le regard sur la route et les mains sur le volant. L’entreprise a aussi souligné qu’il s’agissait d’un premier décès alors que les Tesla avaient totalisé plus de 200 millions de km en mode automatique. Or, aux États-Unis, pour tous les véhicules confondus, on compte un décès par 150 millions de km.

Selon Gill Pratt, d’autres accidents surviendront inévitablement, l’intelligence artificielle des véhicules autonomes n’étant pas infaillibles. D’après lui, les voitures autonome qui demandent au conducteur de rester vigilant et de reprendre les commandes rapidement au besoin sont particulièrement risquées. «Avec le temps, à force de rouler en mode automatique, les conducteurs ont tendance à faire de plus en plus confiance au système, détournant leur attention de la route», constate-t-il.

>>À lire aussi sur notre site : Protégez-Vous essaie le pilotage automatique de la Tesla Model S

Objectif : 2020

Certaines entreprises préfèrent se concentrer sur le développment de véhicules 100 % autonomes, ne nécessitant aucune intervention humaine. D’après Gill Pratt, ces voitures, qui fonctionneront sous certaines contraintes (vitesse maximale, limite géographique, conditions météo favorables, etc.), pourraient bien convenir aux milieux urbains, d’où l’intérêt d’Uber pour ce type de véhicule. L’entreprise, qui possède un centre de recherche sur les véhicules autonomes à Pittsburgh, a commencé en septembre dernier à transporter dans cette ville des clients à bord d’un prototype de véhicule autonome — un vrai conducteur se trouvant dans l’auto en tout temps, au cas où…

La plupart des constructeurs prévoient mettre des véhicules 100 % autonomes sur les routes dès le début des années 2020, à tout le moins dans certaines villes. Mais selon Gill Pratt, il faudra attendre encore quelques décennies avant que ces voitures soient omniprésentes.  

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Commentaires 1 Masquer

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  • Par Eugenio Gonzalez Garcia | 07 janvier 2017

    Vos articles sont de moins en moins informatifs:(