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Enquête supermarchés: où est le panier le moins cher?

Par Mise en ligne : 12 septembre 2016  |  Magazine : octobre 2016

Shutterstock

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Pour savoir quelles épiceries offrent les meilleurs prix, Protégez-Vous a recueilli près de 15 000 prix chez Maxi, Provigo, IGA, Metro, Super C et Walmart. Vous papillonnez d’un supermarché à l’autre, à la recherche de rabais? Notre analyse montre que cette stratégie est moins avantageuse qu’on serait porté à le croire.

Nos magasineurs ont recueilli près de 15 000 prix au cours des 109 visites qu’ils ont effectuées dans les six principales chaînes de supermarchés à Gatineau, Laval, Longueuil, Montréal, Québec et Sherbrooke. Leur panier type contenait 49 produits courants, comme de la laitue romaine, du fromage cheddar, du beurre d’arachide et du détergent à vaisselle. Pour être certains de trouver tous les articles de notre liste, ils ont visité les plus grosses succursales des chaînes, c’est-à-dire IGA Extra, Maxi & Cie, Provigo Le Marché et Metro Plus, en plus de Walmart et Super C.

Bilan des courses : 222 $ si vous optez pour les marques nationales – beurre Lactantia, yogourt Liberté, etc. – au Walmart et au Maxi & Cie, contre 255 $ pour exactement la même chose au IGA Extra. Cet écart de 13 % n’est pas négligeable : il suffit de dépenser 150 $ par semaine au supermarché, comme le font bien des familles, pour que le choix d’une des deux chaînes d’épiceries les moins chères se traduise par des économies annuelles totalisant 1 014 $ !

Si vous avez tendance à toujours rechercher les marques les plus économiques, c’est aussi au Walmart que vous trouverez votre bonheur. Ce nouveau protagoniste, arrivé dans le marché des denrées alimentaires en 2011, défie la concurrence avec un panier à 182 $. Celui de Metro Plus, à 212 $, occupe la dernière place du tableau de résultats (voir plus bas dans l'article).

Parmi nos plus fidèles abonnés, certains auront peut-être l’impression que ce palmarès ressemble étrangement à ceux de 1997 et de 2000. C’est vrai. Les grandes chaînes qui s’annoncent comme économiques (Maxi, Super C) faisaient déjà bonne figure dans nos enquêtes. Et IGA, Provigo et Metro fermaient la marche à l’époque, tout comme aujourd’hui.

Pour compléter notre enquête de prix, nous avons sondé notre panel de consommateurs DataConso. Plus de 3 600 internautes se sont confiés sur leurs habitudes de magasinage et sur leurs préférences dans le domaine des supermarchés.

Les chaînes à bas prix misent sur une réduction de leurs dépenses d’exploitation pour offrir le panier le moins cher. La variété et la fraîcheur des produits peuvent donc en souffrir, tout comme la propreté du magasin et le temps d’attente aux caisses. C’est ce qui explique pourquoi nos grands gagnants de la portion enquête de prix se retrouvent au bas du palmarès de notre enquête de satisfaction sur vos épiceries préférées.

Vous cherchez le meilleur des deux mondes en papillonnant d’un magasin à l’autre, à la recherche des meilleurs rabais ? Cette stratégie est moins avantageuse qu’on serait porté à le croire, montre notre analyse.

Résultats de notre enquête de prix

Par un heureux hasard, IGA a lancé sa campagne de changement de prix quelques jours après le début de notre grand magasinage, ce qui nous a permis de faire d’intéressantes comparaisons. Nos premières visites ont eu lieu avant la réduction annoncée, et les autres, après. En moyenne, le prix du panier contenant des produits de marques nationales a diminué de 7 $ après l’annonce, et celui des marques économiques, de 14 $.

Notre analyse vient toutefois préciser ce que les médias et des consommateurs ont rapidement dénoncé, en avril dernier : si certains prix ont diminué (30 sur 49 dans notre panier de marques nationales), d’autres ont augmenté (16 dans ce même panier). Trente-cinq produits du panier des marques les moins chères ont été touchés par la baisse de prix, alors que 10 autres se vendent plus cher depuis la mise en place du programme. Pour refléter au mieux la réalité actuelle, les moyennes affichées dans nos tableaux ne tiennent compte que des prix recensés après la chute de prix.

Des rayons importants de l’épicerie ne sont pas touchés par le programme, soit les fruits et légumes, ainsi que les viandes et poissons. Cette dernière catégorie constitue d’ailleurs le point faible d’IGA Extra. Les filets de saumon, par exemple, y sont vendus en moyenne 32 $ le kilo, contre quelque 25 $ ailleurs. Même lorsqu’il y a des rabais, IGA Extra est moins économique qu’ailleurs : le saumon le moins cher que nous y avons vu était à 26 $ le kilo, alors que le même produit était parfois vendu sous les 20 $ le kilo dans presque tous les autres commerces.

Pour offrir des baisses de prix dans les IGA, IGA Extra, IGA Tradition et Rachelle-Béry, Sobeys a, entre autres, renégocié avec ses fournisseurs et utilisé les économies réalisées en abandonnant le cadeau offert pour chaque tranche de 60 ou 70 $ d’achat. En tout, les prix de près de 8 500 produits auraient été réduits, ce qui représente environ 20 % des marchandises d’un supermarché, explique Marie-Noëlle Cano, directrice des communications et du développement durable chez Sobeys Québec. Mais où sont donc ces rabais ? Dans notre liste d’épicerie, ce sont les prix du sac de 2 kg de sucre blanc, de la brique de 460 g de cheddar doux et de la boîte de six barres de collation aux brisures de chocolat qui ont le plus chuté.

À l’inverse, le prix des pommes de terre et celui des mouchoirs ont augmenté. Ce serait le cas pour environ 2 000 produits, selon Marie-Noëlle Cano.

Tous ces changements ont semé la confusion chez les consommateurs, qui n’arrivaient pas toujours à distinguer les divers types d’affiches en magasin. « Entre les baisses de prix, les rabais et les promotions, il y avait effectivement beaucoup d’étiquettes sur les tablettes, mais nous trouvions important de montrer nos baisses de prix. Parce que nous avons des clients qui magasinent pour [un rabais de] moins de 10 ¢ sur un produit. Mais c’est temporaire : après une période de transition, les étiquettes de baisse de prix vont disparaître. Il y en a déjà beaucoup moins que lors du lancement », assure Marie-Noëlle Cano. En effet, lors de nos visites estivales dans les supermarchés, nos magasineurs ont remarqué une baisse importante du nombre d’affichettes chez IGA.

 
Moins cher à Sherbrooke ou à Gatineau ?

Notre enquête ne fera pas de jaloux, puisqu’aucune ville ne paie son épicerie systématiquement plus cher ou moins cher qu’une autre. Partout, c’est au Walmart et au Maxi & Cie que vous dépenserez le moins. Il y a toutefois quelques différences : Gatineau, par exemple, abrite le Maxi & Cie et le Walmart les plus économiques de notre évaluation, mais aussi les succursales de Provigo Le Marché et de Metro Plus les plus chères que nous ayons visitées.

Marques maison : pas toutes équivalentes

De nombreux consommateurs se tournent vers les marques maison, comme Selection de Metro et Compliments d’IGA, en souhaitant réduire leur facture d’épicerie. Une bonne idée ? Pas toujours.

Selon notre enquête, les marques maison les plus abordables sont Great Value (Walmart), Sans Nom (Maxi et Provigo) et Selection (Metro). À l’inverse, les produits Le Choix du Président (Maxi et Provigo) sont souvent à peine moins coûteux que ceux de marques nationales, et parfois plus. Par exemple, le cocktail de légumes Le Choix du Président se vendait parfois 3,99 $ (1,89 L) lors de notre enquête, alors que le même format de V8 a été vu à 2,99 $ chez IGA.

Rien ne sert de courir

Les résultats de notre panel DataConso montrent qu’à peine un tiers des répondants demeurent fidèles à un magasin et y achètent la majorité de leurs denrées hebdomadaires en une seule visite. Or, courir les rabais d’un endroit à l’autre n’est peut-être pas aussi avantageux qu’on pourrait le croire. Nos chiffres indiquent qu’un consommateur qui ferait le tour des supermarchés pour profiter des rabais sur tous les articles de notre panier économiserait à peine 16 $ (marques nationales) ou 10 $ (marques les moins chères) par rapport à ce qu’il paierait en un seul magasinage chez Walmart.

Ce faible écart fond comme neige au soleil quand on pense au temps et au coût du carburant dépensés pour faire la tournée des épiceries !

Si vous voulez économiser, choisissez un supermarché en fonction des rabais de la semaine et faites tous vos achats en une seule fois. Pour déterminer à quel supermarché aller, regardez les produits dont les prix varient beaucoup d’une chaîne à l’autre. Selon notre étude, le prix des oignons, des pommes de terre, du beurre d’arachide et du thon en conserve fluctue de façon notable d’un endroit ou d’une semaine à l’autre. Et comme ce sont des produits qui se gardent bien, profitez-en pour faire des réserves lorsqu’ils sont en promotion. Par contre, le prix des bananes, du cocktail de légumes et, à cause de la réglementation, du lait, varie peu d’un endroit à l’autre.

Cette affiche indique-t-elle un rabais ? Non, elle annonce plutôt le nouveau prix courant du produit, une confusion que plusieurs consommateurs ont reprochée à IGA sur sa page Facebook.

Durant notre enquête, Metro Plus offrait le beurre d’arachide crémeux de Kraft à 3,88 $ pour 1 kg, alors que Provigo Le Marché le vendait 8,49 $, soit plus du double ! Certains rabais valent vraiment le déplacement.

2/3 des produits d'épicerie vendus au Québec proviennent des trois principales grandes chaînes de magasins d’alimentation: Loblaws (Provigo, Maxi, Maxi & Cie), Sobeys (IGA, IGA Extra, Rachelle-Béry) et Metro (Metro, Metro Plus, Super C, Les 5 saisons, Marché Adonis).
Source : Bottin statistique de l’alimentation 2015, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Acheter plus pour économiser plus?

Les Québécois adorent Costco : la part de marché des magasins-entrepôts et grandes surfaces, dont Costco et Walmart, est passée de 13 % en 2004 à près de 21 % en 2014, selon les plus récentes données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Or, nous n’avons pas pu inclure Costco dans notre palmarès des supermarchés parce que certains produits et plusieurs grandes marques y sont introuvables. Ainsi, nous n’y avons pas vu de bacon Maple Leaf, Lafleur ou Olymel ; seule la marque Kirkland Signature, par ailleurs appréciée de nos lecteurs, y était offerte.

En outre, les grands formats vendus dans les entrepôts de cette chaîne sont difficiles à comparer avec ceux offerts dans les autres épiceries.

Payer pour économiser

Si on ne considère que les articles de notre liste vendus par Costco, le panier y est 13 % moins cher que notre panier moyen des marques économiques et 5 % moins cher que ce même panier au Walmart.

Le hic, c’est qu’il faut être membre de Costco pour pouvoir en profiter, ce qui vous coûtera annuellement 55 $ (membre Privilège) ou 110 $ (membre Exécutif, assorti d’une remise de 2 % sur vos achats). Il faut aussi vouloir acheter en grand format et souvent en plusieurs exemplaires. Oui, votre boîte de maïs en conserve ne vous reviendra qu’à 1 $, mais vous devrez en acheter 12 pour profiter de ce prix. De plus, on trouve parfois ce maïs à 99 ¢ l’unité, et même à 88 ¢, ailleurs. Costco offre aussi peu de rabais. Parmi les articles de notre liste, seuls le jus d’orange et le savon à vaisselle étaient en solde lors de notre passage.

Bref, si vous avez de la place pour stocker les produits, que vous êtes prêt à faire des compromis sur les grandes marques et que vous acceptez de vous rendre dans plus d’un établissement chaque semaine pour faire vos courses, vous pourriez économiser en allant au Costco. Mais n’y allez pas les yeux fermés.

Comment les supermarchés tentent de vous attirer

Les supermarchés se livrent une chaude lutte pour obtenir vos faveurs. Mais attention, leurs promotions et stratégies marketing ne sont pas toujours gage d’économie.

Après deux années de hausses, l’inflation sur le prix des aliments a connu une pause à l’été 2016. Malgré tout, les familles auront dépensé quelque 670 $ de plus en épicerie en 2016 qu’en 2014, selon les données de la Food Institute de l’Université de Guelph, en Ontario. À lui seul, le prix du bœuf a grimpé de 30 % en trois ans.

Près de 75 % des quelque 3 600 répondants de notre sondage sur les habitudes des consommateurs au supermarché affirment avoir modifié leurs comportements pour faire face à ces hausses.

Pour réduire leur facture d’épicerie, 47 % des participants affirment acheter davantage de produits en solde qu’auparavant. Les bas prix sont d’ailleurs un critère important dans le choix d’un supermarché, selon 69 % des personnes sondées. La recherche de rabais explique probablement le fait que près de la moitié des consommateurs papillonnent d’épicerie en épicerie pour faire leurs emplettes.

Les plus bas prix

Comment les supermarchés font-ils pour offrir des prix compétitifs et attirer la clientèle ? Les détaillants à bas prix comme Super C et Maxi cherchent avant tout à réduire leur coût d’exploitation : pas de livraison, service à la clientèle quasi inexistant, caisses automatiques, etc. Bref, l’idée est de s’en tenir à l’essentiel.

Par ailleurs, Maxi et Walmart acceptent d’égaler les prix de leurs concurrents. Présentez une circulaire ou un reçu de caisse qui prouve que vous avez déniché un meilleur prix ailleurs, et vous l’obtiendrez. Bien sûr, certaines conditions s’appliquent à cette politique : il peut y avoir une limite au nombre de produits vendus à prix réduit ou des zones géographiques à respecter. Certains types de promotions, comme les cadeaux avec achat, en sont aussi exclus.

Vrais ou faux rabais ?

Pour vous attirer en magasin, les chaînes proposent généralement des réductions de 10 à 30 % du prix courant. Les soldes plus importants sont plus rares, mais ils existent. Lors de notre cueillette de prix, par exemple, certains Provigo Le Marché vendaient du jambon en tranches et du bœuf haché à environ 70 et 75 % de moins que le prix courant.

Les soldes sont toujours alléchants, mais pour savoir si vous faites une vraie bonne affaire, ouvrez l’œil : on observe parfois des choses étonnantes sur les tablettes. Dans notre liste d’épicerie, 20 produits étaient vendus exactement au même prix, qu’ils soient en promotion ou au prix courant !

Nos magasineurs ont constaté que de nombreux rabais, notamment chez IGA Extra et Provigo Le Marché, étaient accessibles uniquement aux clients prêts à acheter deux articles identiques. Par exemple, une livre de beurre était vendue 4,79 $ l’unité, mais 4,29 $ chacune si vous en achetiez deux. Là où Marie-Noëlle Cano, directrice des communications et du développement durable chez Sobeys Québec, voit une façon de répondre aux besoins des familles qui veulent acheter en grande quantité, plusieurs consommateurs croient déceler une tactique visant à gonfler les ventes et à encourager la surconsommation.

Pour pouvoir comparer des prix réduits et des prix courants, encore faut-il que les détaillants les indiquent. La Loi sur la protection du consommateur est formelle là-dessus : le commerçant doit afficher le prix courant des biens soldés clairement et lisiblement à proximité de l’endroit où ils sont offerts. Pourtant, au total, 160 produits recensés lors de notre enquête étaient en promotion sans que leur prix courant soit indiqué. Par exemple, les 18 prix de bananes relevés chez Provigo Le Marché sont tous identiques :1,74 $/kg (ou 79 ¢ la livre). Cependant, dans 10 cas, ce prix était présenté comme étant le prix courant, alors que dans huit cas, comme s’il s’agissait du prix réduit.

>> À lire aussi: Enquête de satisfaction: vos épiceries préférées

Photo ci-dessus: les bananes toutes au même prix! Ce qui est « spécial », avec les bananes de Provigo Le Marché, c’est qu’elles sont toujours au même prix ! Pour s’en rendre compte, toutefois, il faut se souvenir du prix courant lorsqu’un rabais est annoncé.

Revenez nous voir !

Pour attirer la clientèle, les supermarchés multiplient les rabais, promotions et cadeaux avec achat. Ainsi, Provigo offre une remise sur l’essence chez Esso, et IGA, chez Shell, avec un certain montant d’achat.

Les programmes de fidélisation de Metro et de Loblaw (Provigo et Maxi) ont aussi gagné de très nombreux adeptes au cours des dernières années. « Notre stratégie est basée sur la personnalisation : des rabais réservés aux membres et des offres sur les produits qu’ils achètent, ce qui leur donne plus de points, donc de l’argent tous les trois mois pour faire baisser leur facture d’épicerie. C’est simple et avantageux », indique Geneviève Grégoire, porte-parole de Metro. Pourtant, une enquête de Protégez-Vous réalisée en juillet 2015 a montré qu’il faut dépenser 5 625 $ chez Metro pour obtenir une récompense d’une valeur de 100 $. Ce programme était classé 15e sur les 29 étudiés.

Loblaw fait un peu mieux, avec une récompense de 100 $ pour 4 000 $ d’achat (ce qui classait son programme PC Plus au 11e rang dans notre dossier de 2015). « En récompensant les consommateurs fidèles en fonction des produits qu’ils achètent souvent, le programme PC Plus est un élément clé pour nous », évalue Charles Valois, vice-président promotions pour les Provigo et Provigo Le Marché. Vous devez cependant garder en tête qu’au-delà des rabais qu’ils offrent, ces programmes de récompense permettent aux commerçants de mieux connaître vos habitudes pour, entre autres, ajuster leurs stratégies de vente et de marketing.

Petit ou grand format ?

Portez attention au prix à l’unité des produits que vous achetez. Le grand format de papier hygiénique ou de beurre d’arachide sera certes plus cher que le petit, mais le prix par rouleau ou par gramme est généralement plus avantageux. Parfois, les économies sont même plus importantes avec le grand format qu’avec le petit vendu en solde !

Photo ci-dessus: lors d’une de nos visites, IGA Extra vendait le pot de mayonnaise de 1,42 L à 7,99  $, ou 0,56  $ les 100 ml. Le pot de 890 ml, lui, était offert au prix réduit de 5,49  $, ou 0,61  $ les 100 ml.

Hausse des prix : la réaction des consommateurs*

  • 47 % achètent plus souvent des produits en solde.
  • 31 % remplacent certains produits par d’autres, moins chers.
  • 17 % achètent plus souvent des produits de marques maison.
  • 14 % vont plus souvent dans les chaînes de supermarchés à bas prix.

*Données tirées de notre enquête menée auprès de 3 669 personnes sur le site DataConso.ca du 10 au 31 mai 2016. Les répondants pouvaient choisir plus d’une réponse.

Photo ci-dessus: achèteriez-vous deux livres de beurre en même temps afin de les payer 50 ¢  de moins chacune ?

Photo ci-dessus: les détaillants sont tenus d’inscrire un prix par unité, mais tous ne l’affichent pas de la même façon. Ainsi, nous avons vu du gruau annoncé à 0,00595 $ le gramme dans un Walmart (les prix sont généralement indiqués pour 100 g) !

Fruits et légumes : qu’est-ce qui fait bouger les prix ?

Vous vous rappelez du prix du chou-fleur début 2016? Il avait atteint un sommet sans précédent : 8 $ l'unité? Mais qu'est-ce qui fait gonfler les prix?

En général, le prix des fruits et légumes a augmenté de 10 % au Canada en 2015, ce qui a incité près des deux tiers des Canadiens à troquer certains produits frais contre leur équivalent surgelé ou encore par des jus, révélait en juin un sondage réalisé conjointement par l’Université­ Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, et l’Université de Guelph, en Ontario.

Il faut dire que le prix des fruits et légumes est celui qui fluctue le plus en raison, notamment, de la valeur du dollar canadien. En 2015, ce dernier a perdu 14 % de sa valeur par rapport à la devise américaine, ce qui a fait monter le prix des produits importés. Et comme 80 % des fruits et légumes consommés au Canada proviennent d’ailleurs, la facture a grimpé pour les commerçants et les consommateurs. Autres responsables : les mauvaises conditions météo en Californie, en Floride, au Mexique et dans divers pays d’Amérique du Sud, qui ont retardé ou détruit les récoltes.

Quant à la différence de prix entre les établissements, elle s’explique, entre autres, par la grosseur des fruits et légumes, leur étape de mûrissement et par leur apparence.

Le prix des fruits et légumes aura encore grimpé de 2 à 4,5 % durant l’année 2016, puisque le taux d’inflation alimentaire est supérieur à celui de l’inflation générale, indique le rapport sur les prix des aliments 2016 de l’Université de Guelph.

10 façons d’économiser à l'épicerie

1. Planifiez vos repas de la semaine en consultant les rabais des circulaires. Une fois au supermarché, respectez votre liste.

2. Remplacez les produits de marques nationales par les produits en solde. Regardez aussi du côté des marques maison, qui sont généralement vendues moins cher que les grandes marques. Mais gardez l’œil ouvert, car il y a des exceptions.

3. Utilisez les bons de réduction et voyez si les applications pour téléphones intelligents peuvent vous aider à obtenir des remises en argent à l’épicerie.

4. Faites appliquer la politique des plus bas prix de Walmart et de Maxi.

5. Constituez-vous des réserves lorsqu’un produit est offert à un prix d’aubaine. Cela vaut pour les aliments non périssables, mais aussi pour plusieurs produits frais qui se congèlent bien.

6. Tournez-vous vers les fruits et légumes surgelés ou en conserve lorsque les produits frais sont trop chers. Regardez aussi du côté des légumes moches ou imparfaits que plusieurs supermarchés proposent. Optez pour les fruits et légumes légèrement fanés s’ils sont soldés : ils se prêtent très bien à la préparation de smoothies ou de potages.

7. Choisissez les légumes de saison. Les asperges sont beaucoup plus abordables en mai qu’en février et les tomates en août qu’en novembre. Pendant les longs mois d’hiver, sortez les livres de recettes de votre grand-mère et redécouvrez le goût des légumes racines (pomme de terre, patate douce, betterave, panais, etc.).

8. Misez sur les gros formats. Le prix par portion est généralement plus avantageux.

9. Cuisinez vos repas et vos collations plutôt que d’acheter des aliments ou plats préparés. Sachant que les viandes désossées et les légumes précoupés sont plus chers que les autres, attelez-vous à la tâche !  

10. Plusieurs épiciers ont un coin réservé aux produits dont la date de péremption approche. Ça vaut la peine d’y jeter un œil.

Méthodologie

Nous avons mené notre enquête dans six villes du Québec : Gatineau, Laval, Longueuil, Montréal, Québec et Sherbrooke. Dans chacune des villes, nous sommes allés dans six supermarchés (IGA Extra, Metro Plus, Provigo Le Marché, Maxi & Cie, Super C et Walmart) à trois reprises au cours de trois semaines différentes, entre le 2 et le 27 avril 2016. Nous avons aussi visité un magasin Costco de la région de Montréal.

Nous avons créé un panier d’épicerie composé de 49 produits courants : fruits, légumes, viande, lait, pain, céréales, savon, mouchoirs de papier, etc. Pour chaque article, nous avons choisi une marque nationale en vente partout et nous en avons noté le prix courant et le prix réduit. Nous avons aussi relevé le prix d’un produit équivalent d’une marque maison ou d’une autre marque moins chère. Ce sont ces prix qui nous ont permis de calculer le coût de notre panier économique.

En tout, nous avons effectué 109 visites et noté 14 973 prix ! Les prix ont été calculés à partir de formats uniformes. Lorsqu’un rabais était consenti à l’achat d’un ou de plusieurs produits, nous avons considéré le prix après l’application du rabais.

Voici ce que contenait notre panier d’épicerie:

Fruits et légumes

  • Bananes, 1 kg
  • Pommes Cortland, 1 kg
  • Raisins verts, 1 kg
  • Brocoli, 1
  • Carottes, sac de 1,36 kg
  • Chou-fleur, 1
  • Laitue romaine, 1
  • Oignons, 1 kg
  • Poivrons verts, 300 g
  • Pommes de terre à chair jaune, 4,54 kg
  • Bleuets surgelés, 600 g
  • Cocktail de légumes, 1,89 L
  • Jus d’orange réfrigéré, 1,65 L
  • Maïs en conserve, 341 ml
  • Tomates en conserve en dés, 796 ml

Lait et substituts

  • Beurre salé, 454 g
  • Crème glacée à la vanille, 1,66 L
  • Fromage cheddar blanc doux, 460 g
  • Lait 2 %, 2 L
  • Yogourt nature 2 %, 750 g
  • Boisson de soya nature, 946 ml

Produits céréaliers

  • Céréales à déjeuner flocons de maïs, 680 g
  • Gruau nature, 12 sachets
  • Pain de blé entier tranché, 675 g
  • Craquelins, 225 g
  • Riz brun à grain long, 900 g
  • Spaghetti, 500 g
  • Farine tout usage, 2,5 kg

Viandes et substituts

  • Bœuf haché maigre, 1 kg
  • Filet de saumon de l’Atlantique, 1 kg
  • Poulet entier, 1,5 kg
  • Bacon, 375 g
  • Jambon Forêt-Noire en tranches, 175 g
  • Œufs, 1 douzaine
  • Thon en conserve, 1 boîte de 170 g
  • Pois chiches en conserve, 540 ml
  • Beurre d’arachide crémeux, 1 kg
  • Tofu extraferme nature, 350 g

Autres

  • Barres collation aux brisures de chocolat, boîte de 6
  • Café moulu, 925 g
  • Huile de canola, 946 ml
  • Mayonnaise, 890 ml
  • Sucre blanc granulé, 2 kg
  • Vinaigrette italienne, 475 ml

Produits ménagers

  • Détergent à lessive liquide, 1,47 L
  • Détergent à vaisselle, 828 ml
  • Mouchoirs de papier, 6 boîtes
  • Papier hygiénique, 12 rouleaux
  • Savon, 2 barres
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Santé et alimentation

Commentaires 3 Masquer

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  • Par Robert Scott | 04 janvier 2017

    Pourquoi que les prix sont différents entre les épiceries d'une même chaîne ?
    i.e. Provisoire, Maxi, Maxi & Cie
    Métro, Super C, Adonis
    Les produits doivent être effectués en grande quantité et distribués dans chacunes des bannières au même coût.
    Alors pourquoi que le même produit est vendu plus cher chez Métro que chez Super C, ou chez Provigo que chez Maxi & Cie ?

    Merci

    Robert Scott

  • Par pierre sincennes | 03 octobre 2016

    Pourquoi Lowblaws n'est pas considéré?

    journalist Par Céline Montpetit de Protégez-Vous | 04 octobre 2016

    Bonjour Monsieur Sincennes,

    La raison est qu'il n'existe plus de Loblaw's. La plupart ont été convertis en Provigo ou en Provigo Le marché.

  • Par JEAN-PIERRE ROY | 08 janvier 2018

    Dans les épiceries Sobey's même, il y a une sacré différence : Par exemple Provigo vend son poulet 11,95 $. Chez maxi, exactement le même : 8,95 $... et ça continue avec les fruits et légumes, jus, etc. Il faut vraiment faire attention pour profiter de tous les spéciaux, le rabais ainéEs et les primes en points PC pour arriver chez Provigo au même panier que Maxi.