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Par Lise Bergeron Mise en ligne : avril 2011

Photo: iStockphoto

Des porcs moins polluants, du riz plus nourrissant, des pommes qui brunissent moins vite: les biotechnologies agroalimentaires promettent d’améliorer les végétaux et les animaux en modifiant leur ADN par l’ajout de gènes étrangers.


Si plusieurs scientifiques y voient un potentiel de développement extraordinaire, d’autres appellent à la prudence et critiquent vertement la voie dans laquelle une poignée de multinationales, Monsanto en tête, entraînent l’humanité. Avec l’aval des gouvernements canadien et américain pour ce qui est de l’Amérique.

Le débat est complexe et très polarisé, car les enjeux – socioéconomiques, environnementaux, politiques, sanitaires – sont intimement intriqués: «La question révolutionne notre conception du vivant: pour la première fois, l’humanité exploite industriellement des formes de vie nouvelles à partir de gènes artificiels issus de tous les règnes», écrit Gilles-Éric Séralini, professeur chercheur en biologie moléculaire, dans son livre Ces OGM qui changent le monde.

Pour d’autres, comme Dominique Michaud, professeur chercheur au Département de phytologie de l’Université Laval, «les travaux visent à améliorer les plantes et les animaux, comme on le fait depuis toujours en agriculture. Cette fois, la technique est nouvelle». Et risquée aux yeux de plusieurs: qui sait comment les écosystèmes réagiront à long terme devant une plante à laquelle on a greffé un gène animal?

Santé et alimentation