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Cancer hormonodépendant: doit-on manger autrement?

Par Danielle Verville et Catherine Crépeau Mise en ligne : 08 janvier 2018  |  Magazine : février 2018

Photos: Shutterstock.com, Réjean Poudrette

Les personnes atteintes d’un cancer hormonodépendant devraient-elles modifier leur alimentation après la maladie et couper le soya, le lait ou les viandes rouges ? Voici ce qu’en disent les plus récentes études.

En 2005, Nathalie Prud’homme reçoit un diagnostic de cancer du sein hormonodépendant. Quatre ans plus tard, un autre cancer se développe, cette fois dans son sein gauche. Malgré une ablation complète des deux seins ainsi que des traitements de radiothérapie, de chimiothérapie et d’hormonothérapie, le sort s’acharne. Un cancer de la peau se déclare et, en 2012, c’est le tsunami : elle a des métastases de stade 4 au foie. Son pronostic : 18 mois.

« J’ai complètement changé mon alimentation pour ralentir la progression du cancer. J’ai adopté tous les régimes : végétarisme, végétalisme, crudivorisme, alimentation vivante, suppléments, cures de fruits et même des jeûnes de quelques jours. J’ai aussi coupé les aliments à base de soya et de lin en raison de leur teneur en phytoestrogènes, qui, selon ma naturopathe, pouvaient interférer avec mon traitement d’hormonothérapie et accélérer la progression du cancer », raconte la jeune femme, qui relate son parcours dans le livre Je serai là demain.

Nathalie n’est pas la seule à s’inquiéter de son alimentation après un cancer hormonodépendant, caractérisé par le rôle que jouent les hormones sexuelles dans la prolifération des cellules cancéreuses. Des lecteurs nous ont écrit pour avoir des recommandations de pains ou de craquelins santé sans graines de lin, craignant que ces dernières nuisent à leur rémission. Le lait et le soya sont aussi pointés du doigt en raison de leurs effets possibles sur les hormones humaines. Pourtant, les études scientifiques ne semblent pas montrer de lien entre ces aliments et l’apparition des cancers hormonodépendants.

D’ailleurs, ni l’oncologue de Nathalie ni la nutritionniste de l’hôpital ne lui ont interdit de consommer quoi que ce soit. « Bien qu’il n’existe pas de diète pour traiter le cancer et que l’alimentation n’ait aucune influence directe sur les chances de rémission ou [les risques] de récidive, il est normal que les patients veuillent s’alimenter le mieux possible », remarque Caroline Tran, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). « En fait, ils souhaitent jouer un rôle actif dans leur traitement, et l’alimentation est parfois la seule chose qu’ils ont l’impression de pouvoir contrôler », ajoute-t-elle.

Alors, existe-t-il un régime particulier pour les personnes qui se remettent d’un cancer hormonodépendant ? 

Vous avez dit « hormonodépendant » ?

Un cancer est dit hormonodépendant ou hormonosensible lorsque les cellules cancéreuses sont hypersensibles aux hormones sexuelles (œstrogène, progestérone ou testostérone), ce qui a pour effet de stimuler la prolifération et la formation des cellules cancéreuses.

Bien qu’il soit difficile d’évaluer la proportion des cancers hormonodépendants par rapport aux autres types de cancers, on sait qu’ils touchent une bonne partie de la population. Statistique Canada estime qu’en 2017, environ 206 200 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au pays. De ce nombre, celui de la prostate représentera 21 % (21 300 personnes) de l’ensemble des nouveaux cas de cancers masculins, tandis que celui du sein comptera pour 26 % (26 300 personnes) des cancers féminins.

Pour se figurer l’ampleur des cas de cancers hormonodépendants, il faut savoir que la très grande majorité des cancers de la prostate sont dits hormonodépendants, contre 60 à 70 % des cancers du sein, indique la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer. S’ajoutent à ces chiffres quelques milliers de cas de cancers de l’utérus, des ovaires, de l’endomètre, des testicules et de la thyroïde.

Une alimentation saine et équilibrée

Afin de maintenir un état nutritionnel optimal, le World Cancer Research Fund International recommande aux patients qui se relèvent d’un cancer d’opter pour une alimentation variée et équilibrée de trois repas par jour. Une diète qui inclut des aliments issus d’au moins trois groupes du Guide alimentaire canadien, soit les viandes et substituts (poissons, légumineuses, tofu, noix et graines…), les produits céréaliers et les légumes. Il conseille également de boire suffisamment d’eau (de 1 à 1,5 litre par jour) et de compléter les repas avec des fruits et des produits laitiers faibles en gras.

Les légumes crucifères (famille des choux), reconnus pour leur côté préventif, ont aussi leur place, même si on en sait encore peu sur leur capacité à agir sur les cancers en rémission, rapportent les travaux de Richard Béliveau, docteur en biochimie et directeur du Laboratoire de médecine moléculaire de l’Université du Québec à Montréal.

Les bienfaits du soya et des phytoestrogènes

Plusieurs survivants de cancers hormonodépendants sont convaincus qu’ils doivent éviter le soya et les graines de lin en raison de leur contenu en phytoestrogènes, des composés non stéroïdiens qui ont une structure moléculaire semblable à celle de l’œstrogène. Bien que des études effectuées sur des animaux aient montré que les phytoestrogènes pourraient accélérer le développement des cellules cancéreuses hormonodépendantes, d’autres – plus nombreuses – qui ont été menées sur des femmes ont mis en évidence leur effet protecteur.

« Parce qu’ils ressemblent aux œstrogènes, les phytoestrogènes ont la capacité de se lier à certains récepteurs hormonaux des cellules, explique Danielle Moreau-Amaru, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du CHUM. En prenant ainsi la place des œstrogènes, ils réduisent leurs effets négatifs et, par le fait même, le risque de cancer. Les phytoestrogènes pourraient même jouer un rôle inhibiteur, puisqu’ils empêcheraient l’œstrogène d’activer la multiplication des cellules cancéreuses. »

>> À lire aussi: Ce que vous devriez savoir sur le soya avant d’en manger

Les phytoestrogènes

Les deux plus importantes variétés de phytoestrogènes sont les isoflavones (génistéine et daidzéine) et les lignanes. On trouve les isoflavones en fortes concentrations dans les produits de soya (fèves, boissons, tofu, etc.), tandis que les lignanes sont présentes principalement dans les graines de lin et de sésame ainsi que, en proportions variables, dans les fruits et légumes, le thé, le café et les céréales.

Le soya serait particulièrement bénéfique lorsqu’on commence à en consommer à un jeune âge, la durée d’exposition aux isoflavones semblant être le facteur le plus important pour diminuer les risques de cancer du sein, selon Richard Béliveau. Les bactéries de la flore intestinale joueraient aussi un rôle de premier plan dans le métabolisme des phytoestrogènes. « Les personnes qui ont consommé des produits de soya avant l’âge de trois ans – âge auquel s’établit l’ensemble des génomes des bactéries qui colonisent votre organisme – ont plus de chance de développer les bactéries nécessaires pour transformer les phytoestrogènes et bénéficieraient davantage de leur effet protecteur. Mais que vous ayez ou non le bon microbiome, le soya est sans danger », dit Danielle Moreau-Amaru.

- Les personnes qui ont consommé des produits de soya avant l’âge de trois ans – âge auquel s’établit l’ensemble des génomes des bactéries qui colonisent votre organisme – ont plus de chance de développer les bactéries nécessaires pour transformer les phytoestrogènes et bénéficieraient davantage de leur effet protecteur. Mais que vous ayez ou non le bon microbiome, le soya est sans danger - Danielle Moreau-Amaru, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du CHUM

Il pourrait même aider à améliorer la survie au cancer du sein, en particulier chez les femmes postménopausées, souligne la Société canadienne du cancer. L’organisme précise d’ailleurs que les survivantes du cancer du sein ou les femmes qui sont sous hormonothérapie peuvent consommer jusqu’à trois portions quotidiennes d’aliments à base de soya. Au-delà de cette quantité, ou à des doses pharmaceutiques, l’innocuité des œstrogènes n’est pas connue. C’est pourquoi les poudres et les suppléments alimentaires à base de soya sont déconseillés.

Les hommes qui ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate peuvent aussi consommer des produits à base de soya. Outre leur effet préventif, ceux-ci aident à prévenir l’hypertrophie de la prostate et peuvent ralentir la croissance d’une tumeur, rapportent certaines études. D’autres recherches ont toutefois démontré que la consommation de soya avait peu d’effet sur le niveau d’antigène prostatique spécifique (APS), une protéine fabriquée par la prostate et dont la présence anormale peut indiquer un cancer. Bref, si d’autres travaux sont nécessaires pour déterminer les réels effets du soya, sa consommation ne semble pas présenter de danger.

Quant aux graines de lin, les phytoestrogènes qu’elles contiennent ne semblent pas stimuler la croissance des cellules cancéreuses. Ils seraient même bénéfiques, mais les chercheurs ignorent encore en quelle quantité.

Le lait et les produits laitiers faibles en gras

En plus d’être associés aux risques d’obésité, les gras du lait représenteraient une source d’hormones œstrogéniques. « La recherche sur les produits laitiers est disparate, déplore Danielle Moreau-Amaru. Certaines études épidémiologiques disent qu’il y a une possible augmentation du taux de mortalité chez les femmes qui consomment de grandes quantités de produits laitiers riches en matière grasse, tandis que d’autres démontrent plutôt l’effet protecteur du lait. » La diététiste recommande donc à ses clientes de privilégier le lait et les yogourts à moins de 2 % de matière grasse et de limiter leur consommation de lait à une ou à deux tasses (de 250 à 500 ml) par jour.

Ne serait-il pas mieux alors de se tourner vers les boissons végétales ? « Pas nécessairement, indique Caroline Tran. Le lait est une bonne source de nutriments, notamment de calcium, et pourrait même prévenir certains cancers. » Il n’est cependant pas nécessaire à une bonne alimentation, si vous puisez le calcium et la vitamine D dont votre organisme a besoin dans d’autres sources.

- « Bien qu’il n’existe pas de diète pour traiter le cancer et que l’alimentation n’ait aucune influence directe sur les chances de rémission ou [les risques] de récidive, il est normal que les patients veuillent s’alimenter le mieux possible », remarque Caroline Tran, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). « En fait, ils souhaitent jouer un rôle actif dans leur traitement, et l’alimentation est parfois la seule chose qu’ils ont l’impression de pouvoir contrôler » - Caroline Tran, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du CHUM

Les hommes atteints d’un cancer de la prostate auraient, eux, intérêt à limiter leur consommation de lait et de produits laitiers, en plus de surveiller leurs sources de calcium, souligne la Dre Christiane Laberge, médecin de famille à LaSalle. C’est que la consommation de produits laitiers augmenterait le risque de cancer de la prostate de 7 % pour chaque portion quotidienne de 400 g, selon une méta-analyse réalisée par le World Cancer Research Fund International. Dans le cas du lait, cette hausse atteindrait 3 % pour chaque portion quotidienne de 200 g. La consommation de calcium totale est aussi associée à un risque plus élevé de contracter un cancer de la prostate, ce qui n’est le cas ni du calcium non laitier ni des suppléments de calcium.

Les viandes rouges

Après les traitements de radio et de chimiothérapie, Caroline Tran recommande de consommer, par jour, de deux à trois portions de viande, poisson, légumineuses, tofu, noix et graines, et de réduire votre consommation de viande rouge (bœuf, porc, agneau). Le World Cancer Research Fund International fixe la limite à moins de 500 g (18 oz) par semaine. À éviter : les charcuteries, que l’Organisation mondiale de la santé classe comme cancérogènes chez l’humain depuis 2015. Les experts à l’origine de cette classification reconnaissent toutefois ne pas bien comprendre comment la viande rouge et la viande transformée accroissent le risque de cancer, notamment celui de la prostate.

Attention au surpoids !

S’il n’existe pas d’aliments miracles pour prévenir les cancers, le surpoids est associé à la majorité d’entre eux, mentionnent les différents rapports du World Cancer Research Fund International. Il s’agit d’ailleurs d’à peu près le seul facteur pour lequel le risque est fort.

Dans le cas du cancer du sein hormonodépendant, le risque augmente si l’obésité s’installe après la ménopause. « À ce moment, ce ne sont plus les ovaires qui sécrètent l’œstrogène, mais surtout les tissus adipeux du ventre, qui le fabriquent en petites quantités », explique Danielle Moreau-Amaru. Ainsi, si vous souffrez d’un cancer du sein hormonodépendant, que vous avez un bon tour de taille ou que vous êtes obèse, vous produirez davantage d’œstrogènes, ce qui stimulera la multiplication des cellules cancéreuses. À l’inverse, si vous n’êtes pas encore ménopausée, l’excès de poids aurait un effet protecteur. « On ne comprend pas exactement pourquoi », admet la nutritionniste.

Après le diagnostic d’un cancer hormonodépendant, les chances de survie sont meilleures chez les personnes qui maintiennent un poids santé, c’est-à-dire qui ont un indice de masse corporelle (IMC) entre 18,5 et 25. « Pendant les traitements, on demande aux gens en surpoids d’éviter de prendre des kilos, indique Caroline Tran. Mais si la personne est déjà obèse, on pourra lui recommander de perdre du poids de manière modérée, soit un peu moins d’un kilo par semaine. »

Mettre une croix sur l’alcool

Si vous êtes en rémission de n’importe quel type de cancer, vous devriez éviter l’alcool autant que possible – à l’exception d’un verre occasionnel –, puisqu’il est aussi associé aux risques de récidive. L’alcool augmenterait le taux d’œstrogène dans le sang.

Prenez garde aux intoxications

Les personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer ont droit à des conseils nutritionnels les informant que la chimiothérapie, parce qu’elle affaiblit le système immunitaire, les rend plus sensibles aux intoxications alimentaires.

En plus des mesures d’hygiène accrues et des précautions de cuisson à prendre, le Centre intégré de cancérologie du CHUM recommande à tous ses patients sous chimiothérapie d’éviter les jus non pasteurisés, les champignons, les germes et pousses de légumes crus, les salades préparées à l’épicerie, les fruits et légumes coupés en magasin, les produits au lait cru, les fromages à pâte molle, les pâtés et terrines réfrigérés, les charcuteries, les saucisses à hot-dog non cuites, les produits crus ou fumés (comme les sushis ou le saumon), les buffets dans les restaurants, les comptoirs à salades, les produits fermentés (par exemple le miso et le tempeh) et les aliments en vrac.

Autrement, les nutritionnistes recommandent une alimentation saine et équilibrée. Or, la fatigue, les pertes d’appétit, les nausées et les vomissements, de même que les changements vécus du côté de l’odorat et du goût, rendent cet idéal difficile à atteindre. « Ce n’est pas le temps de modifier vos habitudes alimentaires, indique Caroline Tran, nutritionniste au Centre intégré de cancérologie du CHUM. Il faut bien manger, mais pas à contrecœur. Le maintien d’un bon état nutritionnel est d’abord lié à un apport en calories et en protéines suffisant pour passer à travers les
traitements. »

Les probiotiques sous toutes leurs formes (suppléments en capsules, yogourts, céréales, etc.) sont à proscrire. Ces derniers risquent de provoquer des infections lorsque le système immunitaire est affaibli.

Société canadienne du cancer - Bien manger après un cancer du sein
Extenso – Le Centre de référence sur la nutrition de l'Université de Montréal - Le poids après un cancer du sein
Fondation ARC pour la recherche sur le cancer

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Santé et alimentation

Commentaires 4 Masquer

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  • Par LISE MARTIN | 31 janvier 2018

    En rémission d'un cancer du sein hormonodépendant, je dis que tous finissent, à un moment ou un autre, par dire tout et son contraire. Alors VIVEZ !!! mangez ce que vous avez envie de manger, faites un minimum d'exercice et essayez d'être heureux la majorité du temps. Tout avec bon sens et modération, c'est la clé. VIVEZ, CHANTEZ, DANSEZ et surtout MANGEZ !!

    Par NICOLE GERVAIS | 07 mars 2018

    Bravo. Nicole Gervais Nutritionniste en remission d'un cancer du sein hormonodépendant!

  • Par DAVE BOIVIN | 23 janvier 2018

    Si Richard Béliveau lit ceci: "que l’alimentation n’ait aucune influence directe sur les chances de rémission ou [les risques] de récidive". Il va s'arracher les cheveux de la tête. Dois-je vous rappeler que le titre de son livre est "Les aliments contre le cancer." Je ne sais pas où Mme. Tran tire ses informations mais c'est épouvantable de dire des choses pareils!!! Le reste de l'Article donne des exemples d'aliments à favoriser ou à restreindre. Les deux liens à la fin de l'article nous renvoient à des pages qui nous expliquent les grandes lignes des bonnes habitudes alimentaires à adopter pour mettre les chances de notre côté. C'est hallucinant qu'une revue avec supposément une grande crédibilité publie des choses pareils. J'en reviens rien que pas!

    journalist Par CéLINE MONTPETIT de Protégez-Vous | 30 janvier 2018

    Bonjour Monsieur Boivin,
    Merci de votre commentaire. L'alimentation est une science complexe. C’est l'ensemble de notre assiette qui influence notre santé. La recherche montre que certains aliments ont un effet bénéfique sur notre organisme. C’est particulièrement vrai pour les fruits et légumes. M. Béliveau a tenté d’établir des liens entre certains aliments et le cancer. Il a découvert que certains aliments pouvaient potentiellement prévenir des cancers, mais les liens de cause à effet restent à démontrer. Et peu de recherche ont été menée sur l’alimentation à privilégier après un cancer hormonodépendant, ce qui était le sujet de notre article. La recherche se poursuit.

  • Par Carole Beaudoin | 14 février 2018

    Cette histoire me touche énormément...J'ai reçu un diagnostic de cancer du sein l'été dernier. Après deux opérations, je termine bientôt mes traitements de chimiothérapie. J'avais bien l'intention, une fois mes traitements de chimio et de radio terminés, de procéder à d'importants changements pour mettre toutes les chances de mon côté pour éviter une récidive. Je ne sais donc plus trop quoi faire...De même, j'avais commencé à prendre un supplément dénommé AHCC (Active Hexose Correlated Compound), mais mon médecin m'a demandé de cesser de le prendre pendant ma chimio. J'avais l'intention de recommencer à le prendre après mes traitements. Serait-il possible que Protégez-vous s'intéresse à ce type de supplément destiné aux personnes qui combattent le cancer? C'est difficile de s'y retrouver...et ça peut devenir très coûteux. Ce qui m'a fait commencer à prendre ce supplément, c'est qu'il semble bien documenté scientifiquement, mieux que certains autres produits. Et il semble qu'il soit utilisé dans plusieurs hôpitaux, notamment au Japon, et appuyé par les cliniques Mayo. J'ai consulté la page Facebook suivante : https://www.facebook.com/AHCCResearch/. J'ai reçu aussi un document expliquant les vertus de cet extrait de champignons. Les champignons semblent être très populaires auprès des personnes atteintes ou en rémission d'un cancer. Ce serait bien si Protégez-vous nous aidait à s'y retrouver. J'ai l'impression qu'au Québec, peut d'experts ou de spécialistes s'intéressent réellement à ces produits. En tous cas, l'équipe qui me soigne ne manifeste aucun intérêt. On se contente de me dire qu'il n'y a aucun supplément qui a fait ses preuves, fautes d'études. Quand on se bat contre le cancer, ce n'est pas un argument très convaincant...Merci!

    journalist Par CéLINE MONTPETIT de Protégez-Vous | 20 février 2018

    Bonjour Madame Beaudoin,
    Nous vous remercions d’avoir pris le temps de nous écrire. Soyez assurée que nous transmettons votre suggestion d’article à notre responsable de la section Santé. Nous vous souhaitons la meilleure des chances pour la suite.

  • Par CELINE SIMARD | 26 février 2018

    Il ne s'agit pas d'une conviction personnelle d'éviter le soya et les graines de lin mais plutôt une recommandation venant de mon équipe de soin au service d'oncologie. Mon rendez-vous annuel est pour bientôt et c'est certain que je vais demander des précisions car je suis de plus en plus confuse avec votre article. Tout semble se contredire dans les études ... Je suis en rémission depuis bientôt 7 ans et toujours sous hormonothérapie.