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Conseils de Protégez-Vous pour bien vieillir à domicile

Par Mise en ligne : 17 juillet 2014  |  Magazine : août 2014

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Dossier - Bien vieillir à domicile Shutterstock

Comme la majorité des Québécois, vous souhaitez vieillir à la maison ? Vous pourriez y arriver, à condition d’être bien entouré et d’avoir accès à un médecin.

PAR CATHERINE CRÉPEAU
MISE EN LIGNE 17 JUILLET 2014

Il est possible de vieillir à la maison, malgré les incapacités et les malaises liés à l’âge. C’est d’ailleurs ce que veut encourager le ministère de la Santé et des Services sociaux dans sa politique de soutien à domicile adoptée en 2003. Or, les ressources manquent pour les personnes en perte d’autonomie, qui représentent près de la moitié des 85 ans et plus, selon l’Institut de la statistique du Québec.

En 2012, le Protecteur du citoyen déplorait l’insuffisance des services à domicile offerts par les CLSC, les iniquités entre les établissements et l’apparition de nouveaux critères pour limiter les services. Dans son rapport 2013-2014, le Vérificateur général montrait du doigt les délais d’attente pour avoir accès aux services à domicile de même que les disparités entre les régions. Comment obtenir les soins dont vous avez besoin, et comment aménager votre domicile? Nos conseils pour vous permettre de vieillir chez vous.

>> À lire aussi: Maintien à domicile: guide pour aider un proche en perte d'autonomie

Médecin ou CLSC?

À l’exception de la démence et de problèmes cognitifs comme l’alzheimer, toutes les maladies liées à l’âge peuvent faire l’objet d’un suivi à domicile, à la condition que vous puissiez voir votre médecin quand vous en avez besoin.

« Toute personne qui veut vieillir à domicile devrait pouvoir consulter son médecin quand sa fièvre monte à 40 °C, par exemple. Et pas deux semaines plus tard », souligne la Dre Geneviève Dechêne. Médecin de famille, elle fait des visites à domicile sur le territoire du CLSC de Verdun, à Montréal, en fonction des besoins des patients : crise d’asthme plus violente qu’à l’habitude, inquiétude au sujet des effets d’un nouveau médicament, etc. Son modèle de pratique est cependant rarissime. À peine 2,8 % des actes médicaux répertoriés au Québec sont effectués à domicile.

La plupart du temps, le médecin traitant des personnes âgées travaille en collaboration avec les infirmières du CLSC. Ce sont elles qui font les visites et qui l’alertent lorsque la situation du patient se dégrade, afin d’obtenir une consultation téléphonique ou un rendez-vous en clinique. 

Une autre option pour voir son médecin en cas de besoin : l’inciter à adopter l’Accès adapté, un modèle de pratique médicale encore méconnu. Depuis deux ans, entre 200 et 250 omnipraticiens, dans 58 cliniques ou groupes de médecine de famille (GMF), ont ainsi entrepris de garder plus de la moitié de leur temps pour recevoir leurs patients au moment où ils en ressentent le besoin. Généralement, dans les deux jours.

Votre CLSC peut vous aider

Votre CLSC est une ressource indispensable si vous souhaitez vieillir à la maison. Vous pouvez y obtenir des soins infirmiers, ainsi que de l’aide pour vous nourrir, vous déplacer ou prendre votre bain. 

• Soins infirmiers: Votre CLSC devrait vous fournir les services à domicile dont vous avez besoin, jusqu’à concurrence de ce qu’ils coûteraient dans un centre d’hébergement public. Ainsi, vous pourriez bénéficier de la visite d’une infirmière, d’une nutritionniste ou d’un ergothérapeute, selon ce que votre état exige.

La visite d’évaluation devrait être faite dans les 30 jours suivant votre demande, ou avant si la situation est urgente, souligne Sylvain Gagnon, sous-ministre associé à la Direction générale des services sociaux du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Malheureusement, il n’est pas dit que vous recevrez toutes les heures de services auxquelles vous avez droit, en raison du manque de ressources humaines et financières. Si M. Gagnon assure que les besoins en soins infirmiers sont généralement comblés, sans période d’attente, vous pourriez patienter des mois, voire des années, avant d’obtenir des services spécialisés. Par exemple, le Vérificateur général relevait, dans son rapport 2013-2014, une attente moyenne de 896 jours pour voir un ergothérapeute au CSSS du Sud de Lanaudière.

• Services d’assistance personnelle: Les CLSC offrent aussi des services pour l’hygiène corporelle, l’aide pour se lever et se mettre au lit, s’habiller ou se nourrir. À ce chapitre, la plupart des CLSC limitent le nombre d’heures qu’ils accordent à chaque patient, peu importe les besoins établis, déplore le Protecteur du citoyen.

Votre CLSC devrait cependant vous orienter vers des entreprises d’économie sociale, pour vous permettre de combler les heures manquantes. « Le CLSC peut confier les activités de la vie quotidienne à des partenaires, mais personne ne devrait avoir à les défrayer », assure-t-on au ministère.

• Aide domestique: Les CLSC n’ont pas les moyens d’offrir des services d’aide domestique comme l’entretien ménager, la préparation des repas ou l’accompagnement à des rendez-vous. Ils vous dirigeront vers des organismes communautaires ou des entreprises d’économie sociale qui proposent ce genre de services, à des coûts variés.

Vous pourriez cependant bénéficier du Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD) qui offre une aide de 4 à 13 $ l’heure de service, établie selon vos revenus. Si vous avez 70 ans ou plus, vous avez aussi droit à un crédit d'impôt, qui sera de 32 % en 2014, pour les dépenses liées aux services d'aide domestique et aux soins de santé spécialisés.

Recevoir le soutien de vos proches

Une des conditions pour bien vieillir à domicile est de pouvoir compter sur l’aide de vos proches. Ces derniers pourraient même recevoir un soutien financier pour assumer le rôle d’aidant naturel.

« Pour rester à domicile, il faut être bien entouré. C’est très difficile de le faire pour une personne seule qui ne peut compter que sur l’aide du CLSC », souligne la Dre Johanne Blais, médecin de famille à l’Unité de médecine familiale du CHUQ, à l’Hôpital Saint-François d’Assise de Québec. Et selon elle, il est rare que la famille et les proches soient totalement absents. « J’entends plus souvent mes patients dire qu’ils ne veulent pas déranger leur fils ou leur fille, alors que ces derniers seraient disponibles pour les aider quelques heures par semaine », confirme la Dre Dechêne.

Vous pouvez aussi demander à votre CSSS si vous êtes admissible au Programme d’allocation directe – chèque emploi- service, qui vous permet d’embaucher la personne de votre choix pour prendre soin de vous. Votre CSSS déterminera le nombre d’heures de services auxquelles vous avez droit, et l’Agence de la santé et des services sociaux en fixera le taux horaire en tenant compte des tarifs des entreprises d’économie sociale de votre région. Votre employé, qui pourrait être quelqu’un de votre entourage, sera alors payé par le gouvernement québécois, par l’entremise de ce programme.

Vous souhaitez prendre soin d’un conjoint âgé ou d’un proche incapable de vivre seul ? Vous avez droit à un crédit d’impôt du gouvernement québécois pour répit aux aidants naturels, couvrant 30 % des frais engagés pour obtenir des soins spécialisés ou des heures de garde lorsque vous vous absentez, pour un maximum de 5 200 $. Si votre conjoint a plus de 70 ans, vous pourriez aussi bénéficier d’un crédit d’impôt pour aidant naturel pouvant atteindre 775 $. Au fédéral, vous pourriez avoir droit à un crédit pour votre lieu de résidence si vous hébergez une personne à charge à cause d’une déficience physique ou mentale. Informez-vous sur ces principaux crédits auprès de Revenu Québec et de l’Agence du revenu du Canada

Réaménager votre domicile

Pour continuer à profiter de votre maison, vous pourriez être obligé d’y faire des travaux. Quelques conseils pour réaménager et adapter votre domicile. Des gestes simples ou des travaux peuvent être nécessaires pour:

• faciliter les déplacements grâce à une rampe d’accès ;
• diminuer les risques de chute en fixant les carpettes au sol, en installant des barres d’appui dans la baignoire, etc. ;
• assurer un meilleur éclairage en installant des luminaires dans les zones ombragées et des veilleuses pour faciliter vos déplacements la nuit ;
• rehausser vos équipements pour plus de confort ou de facilité d’utilisation, comme un siège de toilette surélevé ou une prise de courant à la hauteur des interrupteurs.

>> À lire aussi: 30 conseils pour adapter votre demeure et y vieillir

Une partie des travaux pourrait être financée par le Programme d’adaptation de domicile (PAD) du gouvernement québécois qui vise à éviter les déménagements précoces dans des résidences privées ou des établissements de soins de longue durée. Vous devez avoir en main le rapport d’un ergothérapeute démontrant que vos incapacités nécessitent la modification de votre domicile et remplir le formulaire d’inscription disponible dans votre CLSC et à la Société d’habitation du Québec.

L’aide financière maximale est de 16 000 $, mais elle peut être majorée de 10 000 $ pour les personnes à faible revenu qui ont besoin d’équipements spécialisés comme un lève-personne sur rail ou un fauteuil élévateur pour monter un escalier. En 2012-2013, 1 347 ménages québécois ont reçu en moyenne 15 400 $ chacun pour adapter leur logement.

Si vous avez besoin, par exemple, d’orthèses, de prothèses ou d’aides à la marche (canne, marchette), vous pouvez profiter du programme d’appareils suppléants à une déficience physique. Il vous suffit de présenter votre ordonnance médicale à votre CLSC, à un laboratoire privé autorisé par le ministère ou à un établissement de réadaptation. Si vous détenez une assurance privée, vérifiez si elle rembourse une partie des coûts.

>> À lire aussi: Rénovation, comment trouver un homme à tout faire

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Les systèmes de détection des chutes à domicile

La section ci-dessous a initialement été publiée dans notre guide «Aide aux aînés» publié en 2011 et écrit en partenariat avec l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Auteurs: Jacqueline Rousseau, Ph.D., CRIUGM, Jean Meunier, Ph.D., Université de Montréal, et Alain Saint-Arnaud, MA, neuropsychologue, CSSS Lucille-Teasdale.

On voit apparaître sur le marché différents systèmes de détection des chutes à domicile qui, grâce à l’avancement de la technologie, peuvent vous aider à contacter des secours et vous permettre d’avoir l’esprit plus tranquille.

Ces dernières années, les médias ont fréquemment rapporté des événements malheureux, parfois même tragiques, concernant des personnes âgées vivant seules chez elles et qui, pour différentes raisons, sont tombées et sont restées sans secours pendant des heures, voire des jours.

Depuis quelques années, on voit apparaître sur le marché différents produits qui, grâce à l’avancement de la technologie, peuvent vous aider à contacter des secours et vous permettre d’avoir l’esprit plus tranquille. On en distingue trois catégories: les systèmes d’alerte fixes, les systèmes portatifs et les systèmes de caméras.

Les systèmes d’alerte fixes

Ces systèmes sont situés dans des endroits bien précis de votre domicile. Ils comprennent en général des cordes fixées au mur sur lesquelles vous tirez en cas d’urgence ou des boutons d’alerte que vous actionnez. On les retrouve généralement dans les pièces suivantes: la salle de bain, la chambre à coucher et le salon. Les résidences pour personnes âgées en sont habituellement équipées.

Ces cordes ou ces boutons d’alerte sont alors reliés à la réception de la résidence ou au poste de l’infirmière. Ces systèmes peuvent aussi être installés à domicile, reliés à votre système d’alarme de sécurité puis à une centrale d’urgence. Comme ils sont situés dans des endroits précis, donc fixes, ils ne sont pas toujours à votre portée en cas de chute ou si vous sentez un malaise.

Les systèmes portatifs

Les limites des systèmes fixes ont contribué au développement d’appareils portatifs, lesquels sont apparus sur le marché vers la fin des années 70. À la différence des systèmes fixes, les portatifs sont portés par l’utilisateur, soit la personne âgée elle-même. Il s’agit de boutons d’alerte ayant la forme d’un pendentif, d’un bracelet ou d’un appareil porté à la taille et que la personne active elle-même, en cas de besoin, par exemple à la suite d’une chute ou lors d’un malaise.

Lorsque le bouton est activé, il établit une communication avec une centrale de surveillance en utilisant votre ligne téléphonique. En général, ces systèmes permettent la communication entre vous et la centrale (c’est-à-dire que vous pouvez vous parler et vous entendre mutuellement).

Certains systèmes sont aussi conçus pour être utilisés à l’extérieur, dans un rayon limité. L’un de leurs avantages est que, peu importe l’endroit où vous êtes dans votre domicile, vous avez accès au bouton d’alerte. Toutefois, si vous oubliez de porter votre pendentif ou votre bracelet, ou encore si vous êtes confus ou inconscient à la suite d’un malaise ou d’une chute, vous ne serez pas en mesure d’appeler au secours.

Des détecteurs de mouvement

C’est pourquoi d’autres systèmes, eux aussi portés par la personne, ont été conçus pour fonctionner sans qu’il soit nécessaire d’activer l’alerte: ils peuvent détecter le mouvement. Ces systèmes sont généralement conçus pour être portés à la taille, ou combinés au système avec pendentif décrit précédemment.

Si vous tombez, ces modèles le détecteront automatiquement, car ils auront capté une accélération du mouvement de votre corps au moment de la chute et qu’ils sont programmés pour traiter cette accélération comme un mouvement anormal.

Comme dans le cas des systèmes portatifs décrits plus haut, un signal sera alors envoyé à une centrale de surveillance. Cela dit, ces systèmes ne sont véritablement utiles que pour la détection de chutes. Par ailleurs, ils sont difficiles à ajuster et donc susceptibles de déclencher de ­fausses alarmes (c’est-à-dire qu’ils peuvent détecter une chute alors que ce n’est pas le cas). Enfin, si vous oubliez de les porter, ils ne vous seront guère utiles.

Les systèmes de caméras

Afin d’assurer en tout temps la détection des ­chutes, d’autres systèmes sont mis au point. Il s’agit de produits de type vidéosurveillance, c’est-à-dire de systèmes de caméras que l’on installe dans son domicile, couplés ou non à des capteurs à infrarouge pour détecter les mouvements. Certains systèmes de vidéosurveillance en continu, par exemple, semblables à ceux utilisés dans certains immeubles pour des raisons de sécurité, permettent de voir continuellement, sur un écran, la personne dans son domicile.

Une telle solution est coûteuse, mais surtout intrusive puisqu’elle exige qu’un observateur visionne continuellement vos déplacements dans votre domicile. Sur le plan éthique, cela soulève des questions, puisque la vidéosurveillance s’immisce dans votre vie privée. Par conséquent, hors son utilisation par des chercheurs, ce type de système ne semble pas commercialisé, pour le moment, ni pour un usage à domicile ni pour un usage en résidences pour personnes âgées.

Afin d’éviter cet aspect intrusif, un système de vidéosurveillance «intelligent» a récemment été mis au point par des chercheurs de l’Université de Montréal et du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM). Ce système comprend une ou plusieurs petites caméras (selon les besoins), installées dans un domicile et reliées, au moyen d’un ordinateur et d’une connexion à un réseau informatique, soit à une centrale d’urgence soit à l’ordinateur ou au cellulaire d’un proche aidant.

La particularité de ce système «intelligent» est qu’il fonctionne en circuit fermé et active un signal d’alarme seulement si les caméras détectent une chute; le signal d’alarme est alors envoyé par l’ordinateur et la connexion réseau. Bien qu’il ne soit pas encore commercialisé, ce système semble prometteur pour répondre aux besoins de la détection rapide des chutes tout en évitant l’intrusion soulevée précédemment. Déjà, des entreprises se sont montrées intéressées à commercialiser des systèmes de vidéosurveillance «intelligents», et on peut certainement prédire qu’ils deviendront populaires au cours de la prochaine décennie.

Notons en terminant quelques avantages des systèmes de caméras: ils n’exigent pas que vous portiez d’appareils sur vous, et les caméras peuvent détecter une chute peu importe où vous êtes dans votre domicile, pourvu qu’il y ait une caméra dans la pièce. Quant à leur coût, il se compare à celui des systèmes d’alarme avec liaison à une centrale actuellement offerts sur le marché.

>> À lire aussi: Nutrition, exercice et mémoire... Conseils pour vieillir en santé

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L’aide à demander pour demeurer chez soi

La section ci-dessous a initialement été publiée dans notre guide «Aide aux aînés» publié en 2011 et écrit en partenariat avec l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Auteur: Bernard Cloutier, travailleur social à l'IUGM.

Demander de l’aide pour demeurer chez soi est une démarche de solution. Elle suppose, entre autres, que l’on soit prêt à recevoir de l’aide. L’autonomie et le besoin d’aide se vivent différemment selon les valeurs, la culture et la personnalité de chacun. Chez certaines personnes, par exemple, recevoir ce type d’aide laisse une impression de dépendance, d’incapacité, voire d’échec tandis que pour d’autres, cela est synonyme de sécurité, de soutien, et surtout de la possibilité de pouvoir vivre plus longtemps dans le confort de son chez-soi.

Bien qu’importantes, les notions de perte d’autonomie et de besoin ne sont pas les seules à déterminer le moment opportun pour demander de l’aide. Les perceptions peuvent aussi jouer un rôle important dans ce processus. Mais peu importent vos raisons, votre démarche devra se faire avec une certaine préparation.

Quelle aide demander?

Les services offerts sont variés et répondent aux différents besoins des personnes en perte d’autonomie et de leurs aidants. Ils visent à pallier les ­diverses incapacités afin de prolonger le temps de vie en milieu naturel (maison, appartement, chambre dans une résidence). Voici un aperçu des services existants:

• Aide technique: une canne, une marchette, un fauteuil roulant, des adaptations de domicile, un banc de bain, des barres d’appui, etc.
• Aide organisationnelle: services de livraison pour l’épicerie ou les médicaments, paiements électroniques, utilisation du courriel, etc.
• Aide fonctionnelle: aide à la préparation de repas, lessive, entretien ménager et extérieur, etc.
• Aide physique: soins d’hygiène personnelle, accompagnement, gardiennage et présence, etc.
• Aide professionnelle: services curatifs, de réadaptation et de maintien à domicile par des soins médicaux, des soins infirmiers, des services sociaux, des soins en ergothérapie, en physiothérapie ou en inhalothérapie, etc.

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Services offerts par le secteur privé

Les services privés se sont particulièrement développés ces dernières années. Il est maintenant possible d’obtenir une vaste de gamme de services adaptés auprès de sociétés et de travailleurs autonomes. Parmi les services offerts, notons les suivants:

Pour une personne en perte d’autonomie ou avec un problème de santé: une convalescence après un séjour à l’hôpital; un prélèvement à domicile par une infirmière; la location ou la vente d’équipement spécialisé; une évaluation par un travailleur social pour l’ouverture d’un régime de protection (curatelle, tutelle ou conseiller au majeur).

Pour un aidant épuisé: un séjour temporaire pour la personne en perte d’autonomie afin de permettre un répit à son aidant; des services de gardiennage à domicile; des services d’entretien intérieur ou extérieur; un suivi psychosocial en prévention de l’épuisement.

Pour toute personne: des services d’imagerie: échographie, rayon X, résonance magnétique; des services de traiteurs pour des repas avec ou sans diète particulière; des services professionnels en soins médicaux, infirmiers, sociaux, etc.

Il est également possible d’obtenir de l’accompagnement et du transport, de l’aide pour des soins personnels, domestiques et ménagers et de l’entretien extérieur. Des services alimentaires existent aussi, comme la préparation de repas par des traiteurs ou encore la livraison de plats chauds à domicile.

Les clients de ces services seront nécessairement des personnes qui peuvent en assumer les frais puisqu’ils ne sont pas couverts par l’assurance maladie.

Services offerts par les organismes communautaires

Les organismes communautaires offrent leurs services par l’entremise de bénévoles ou de personnel rémunéré. Chaque organisme rend ses services selon sa mission et son secteur d’activité. Ces services sont offerts à l’ensemble de la population ainsi qu’à des clientèles déterminées (personnes souffrant de pertes d’autonomie et leurs aidants, personnes souffrant de maladies mentales ou d’une déficience physique ou intellectuelle, etc.).

L’aide s’adresse aussi aux personnes ayant des contraintes financières: prestataires de la sécurité du revenu, bénéficiaires du «supplément de revenu garanti», familles vivant dans la pauvreté, etc. Les coûts de ces services varient d’un organisme à l’autre.

Parmi les services offerts, mentionnons: du gardiennage, du répit pour les proches aidants, de l’accompagnement et du transport, de l’aide pour des soins personnels, domestiques et ménagers et de l’entretien extérieur. Des services alimentaires sont offerts par des banques alimentaires, des cuisines collectives et des traiteurs qui préparent des repas, reçoivent les gens ou assurent la livraison de plats chauds.

Des services de consultation peuvent également être proposés. Les types d’intervention (suivi psychosocial, parrainage, planification financière, défense des droits, etc.) et les suivis dépendront des organisations et des ressources disponibles. Des services sont également offerts dans le domaine des loisirs et des activités physiques et sociales.

Les activités et services des organismes communautaires sont régulièrement annoncés par les journaux locaux et les stations de télé communautaires. Des feuillets et dépliants d’information sont souvent déposés dans des endroits stratégiques comme les CLSC, les hôpitaux, les pharmacies, les institutions financières et les bureaux de poste. Plusieurs de ces organismes ont un site Web, et les agences de la santé et de services sociaux affichent sur leur propre site la liste des organismes communautaires de leur région.

Services offerts par le réseau de la santé et des services sociaux

Les services publics de maintien à domicile sont offerts par les différents établissements du réseau de la santé et des services sociaux (CLSC, centres de réadaptation, hôpitaux de jour et cliniques ­externes spécialisées). Ces établissements proposent du soutien en fonction de leur mission et des services inclus dans leur programmation. Voici quelques-uns de ces services:

La ligne téléphonique d’urgence Info-Santé 8-1-1 permet d’accéder à un service de consultation professionnelle en mesure de répondre à certaines questions de santé ou de diriger la personne vers la ressource appropriée.

Selon les règles d’admissibilité et les disponibilités, les CLSC offrent à une clientèle en perte d’autonomie des services de maintien à domicile tels que:

• Soins médicaux (examen et suivi de l’état de santé par un médecin)
• Suivi en nutrition (en tenant compte des déficiences, maladies ou conditions de santé)
• Soins en physiothérapie (traitement de douleurs musculaires, remise en forme, amélioration de l’équilibre, etc.)
• Soins infirmiers (suivi de la prise des médicaments et des signes vitaux, administration de traitements spécialisés)
• Soins d’ergothérapie (pour acquérir de nouvelles habiletés et obtenir des moyens et de l’équipement pour compenser certaines incapacités)
• Services psychosociaux (suivi et soutien aux personnes et à leurs aidants en lien avec le processus de la perte d’autonomie et ses conséquences)
• Soins d’inhalothérapie (suivi de la condition respiratoire et pulmonaire, administration de traitements comme l’oxygénothérapie et l’aérosolthérapie)
• Services d’aide à domicile (par l’entremise des auxiliaires en santé et services sociaux qui prodiguent des soins personnels, accompagnent ou réalisent certaines tâches)

Les services de maintien à domicile peuvent être adaptés à certaines situations particulières, comme la convalescence à domicile, le suivi en soins palliatifs ou la prévention des hospitalisations.

Il est également possible de recevoir en consultation externe, dans un centre de réadaptation (CR) ou un hôpital de jour, des services spécialisés dits de deuxième ligne. Ces services spécialisés sont donnés sur rendez-vous ou en court séjour. Il faut toutefois pour cela avoir été dirigé par un établissement de santé ou un médecin.

Les services de réadaptation en soins externes sont donc souvent accessibles après une hospitalisation. Les traitements sont pris en charge par une équipe interdisciplinaire qui travaille à la récupération des acquis du patient en vue de son retour à domicile.

>> À lire aussi: Mal soigné? Sachez quels sont vos recours

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Santé et alimentation

Commentaires 8 Masquer

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  • Par doris morin | 13 mai 2016

    svp arrêtez de nous casser les oreilles avec le fait d'avoir pour chaque personne un médecin de famille. Essayez d'avoir un rendez-vous avec "votre" médecin de famille lorsque vous êtes malade. Vous contactez sa secrétaire et celle-ci vous dit que si vous ne vous sentez pas bien de vous présenter à une clinique sans rendez-vous car dans le moment les rendez-vous disponibles pour voir "votre" médecin sont dans 3 mois. selon moi, quand tous les dossiers seront informatisés, on n'aura plus besoin de médecin de famille mais des super clinique de sans rendez-vous avec pleins de bons "docteurs" prêts à nous recevoir quand nous en avons besoin. je n'ai pas besoin d'un bon médecin de famille qui prend ma pression et écoute mes poumons et mon cœur à tous les trois ou six mois. ou pour renouveler ma rx de médicaments pour gérer mon cholestérol ou autres maladies bénignes de ce genre. merci de m'avoir permis de partager mon opinion.

  • Par MICHELE GUAY | 09 mai 2016

    Il faut demander de l'aide avant d'être à bout de souffle car l'attente est très longue et l'aide offerte au compte gouttes. En fait dans mon cas tout est arrivé trop tard, même l'accès au transport adapté dont j'aurais eu tant besoin pour amener mon conjoint à ses nombreux rendez-vous médicaux. Mon conjoint souffre de démence, d'insuffisance cardiaque (il lui reste 15 % de capacité cardiaque) maladie de Parkinson, diabète labile traité à l'insuline, insuffisance rénale, problèmes de tension artérielle, cataractes, etc. et il n'a que 71 ans. Lorsque j'ai reçu enfin de l'aide, quelques mois plus tard, il a dû été placé en résidence pour personne en perte d'autonomie où il n'a résidé que 6 mois. Il est présentement hospitalisé en attente d'un CHSLD. La goutte qui a fait déborder le vase c'est que lors d'une de ses nombreuses entrées à l'urgence, j'étais tellement épuisée que je ne pouvais pas le ramener toute seule à la maison. Croyez-le ou non, l'hôpital l'a renvoyé chez nous en taxi, payable sur livraison comme un vulgaire colis. Michèle

  • Par DOMINIQUE CONTA | 01 mai 2015

    Le CLSC m'a trouvé un médecin de famille. Mais après m'avoir inscrit dans sa clinique comme patient nouveau, j'ai eu une date de rendez-vous et après, je n'ai plus accès à des rendez-vous - je dois me rendre dans la salle d'attente certains jours et certaines heures seulement selon l'horaire déterminé par sa clinique. La dernière fois j'ai dû attendre 3 heures dans la salle d'attente pour rencontrer le médecin. Les nouveaux patients du médecin arrivés après moi dans la salle d'attente, étaient appelés et passaient avant moi, me laissant poireauter jusqu'à la fin. Ils remplissent leur carnet de nouveaux patients pour avoir droit à la prime du ministère et ensuite on nous oublie dans la salle d'attente... et ainsi de suite.

    Par doris morin | 09 août 2014

    en effet quelle déception et tristesse et frustration de réaliser que les médecins reçoivent des surprimes pour accepter de nouveaux patients, je pense qu'ils sont déjà largement bien payés. arrêtons de dépenser de l'argent des contribuables à engraisser les médecins, députés et autres bien nantis de la société et réglons le problème à la source, des cliniques sans rendez-vous ouvertes 18 heures par jour avec suffisamment de médecins pour suffir à la demande et dépêchons-nous de mettre en réseau les dossiers médicaux de tous les usagers. je me demande comment les médecins de famille font pour demeurer à jour dans leur pratique quand les seuls patients qu'ils voient sont des patients en bonne santé qui vont à leur rendez-vous biannuel pour être certain d'avoir un médecin de famille au cas où ils auraient un formulaire à faire remplir, on ne sait jamais. pour la bronchite, la chute, coupure, enflures ou piqûres d'insectes qui s'infectent, on nous réfère à la clinique sans rendez-vous. donc, la solution est d'investir dans ces cliniques et ca presse.

  • Par FRANCINE HOUDE | 09 mai 2016

    Mon médecin de famille que je consulte depuis 1968, vient de m'annoncer qu'il prend sa retraite. Comment dois-je entreprendre de me trouver un nouveau médecin de famille ? Je ne sais pas par où commencer.
    Merci
    Francine Leduc-Houde

  • Par Daniel Lemieux | 15 janvier 2015

    « Bien vieillir à la maison », oui, mais à quel prix ?

    Tous ceux et celles qui ont pris soin de leurs ainés durant plusieurs années vous le diront: cela demande de l'énergie, de la débrouillardise et du cran pour obtenir un support adéquat des ressources gouvernementales.

    Certains CLSC mettent également beaucoup de pression sur le milieu familial pour qu'il s'investisse au maximum, au risque de provoquer des disputes familiales et de l'épuisement.

    C'est que le système compte beaucoup sur l'aidant dit « naturel », bénévole et libre de son temps. La réalité n'est pas si simple.

    Vieillir chez soi n'est pas à la portée de tous, et j'ai parfois l'impression qu'il s'agit d'un mythe alimenté par la pensée magique de l'État.