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Par Catherine Crépeau Mise en ligne : 23 mars 2017  |  Magazine : mai 2017

Photos: Collection Assemblée Nationale du Québec, biquette à montréal, Catherine Crépeau

Plants de tomates aux coins des rues, poulaillers dans les cours arrière, ruches sur les toits : l’agriculture urbaine est en pleine croissance. Envie de vous y adonner ?

À quelques pas de la terrasse de Murielle et Isabelle, six poules picorent tranquillement dans leur enclos. Plus loin, des abeilles virevoltent autour d’une ruche, et des plants de tomates s’épanouissent le long de la clôture qui sépare leur terrain de celui du voisin. Nous sommes pourtant en plein quartier résidentiel, à Laval-Ouest, où les maisons ne sont qu’à quelques mètres l’une de l’autre.

« Les gens sont de plus en plus conscients qu’ils sont prisonniers du système alimentaire. Qu’ils sont devenus de simples consommateurs de nourriture, à la merci de l’industrie. L’agriculture urbaine répond à l’engouement pour les aliments de proximité », indique Éric Duchemin, directeur du Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) et professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Voilà pourquoi, depuis 15 ans, le phénomène prend de l’ampleur, porté par la volonté des citoyens de se réapproprier l’espace public et de manger des aliments frais, produits localement et sans pesticides. Ainsi, près d’un Québécois sur trois ferait pousser des plantes comestibles ou élèverait des animaux en ville. Selon la Ville de Montréal, 42 % de la population de la métropole, soit 800 000 personnes, s’y adonnerait.

Révolution ? Disons plutôt réinvention. Jusqu’à la fin du 19siècle, avoir un potager et un poulailler chez soi, en plein cœur de la ville, n’avait rien d’excentrique. À Montréal, ce n’est qu’en 1966 que le maire Jean Drapeau a interdit l’élevage et l’abattage de bétail, afin de montrer l’image d’une ville moderne aux visiteurs de l’Expo 67.

Le potager urbain a toutefois beaucoup changé. Désormais, les fruits et les légumes sont cultivés sur les balcons et les clôtures, dans les parcs publics, les ruelles, et même à l’Assemblée nationale, où le public peut se servir dans les jardins comestibles. On aménage des jardins sur les toits d’hôtels, de restaurants et d’universités. Des ruches et des poules prennent place sur des terrains résidentiels et dans les jardins communautaires. Des moutons ont même brouté l’herbe d’un parc de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, au cours de l’été 2016.

Le phénomène ne touche pas que le Québec. Des villes comme Paris, Londres, Vancouver, New York, Séoul et Tokyo le vivent également. Et vous, êtes-vous prêt à adhérer au mouvement ?

À l’été 2016, pendant quatre semaines, six moutons et deux agneaux ont remplacé les tondeuses pour couper l’herbe d’un parc de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, dans le cadre d’un projet de sensibilisation et d’éducation.

Pourquoi faire germer le béton ?

La popularité de l’agriculture urbaine coïncide avec l’apparition des mouvements en faveur d’une alimentation locale, biologique, végétarienne ou crue, et à base de produits non transformés. Bref, les consommateurs veulent des fruits et des légumes frais, dont ils connaissent la provenance et le mode de production. Et quoi de mieux que de les cultiver soi-même pour y arriver ? Sans compter que les potagers urbains sont bénéfiques, indique la première Stratégie de soutien de l’agriculture urbaine du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), publiée en juillet 2016 :

• ils transforment des lieux inesthétiques en espaces horticoles ;

• ils contribuent à réduire les îlots de chaleur ;

• ils protègent la biodiversité ;

• ils améliorent la sécurité alimentaire ;

• ils sensibilisent la population aux réalités agricoles ;

• ils créent de l’emploi.

Pour Murielle, l’intérêt de l’agriculture urbaine, c’est de renouer avec la provenance des aliments et, surtout, de ressentir la fierté de manger ce qu’on produit. « Ça s’inscrit dans une philosophie de vie, [soit celle] de vouloir vivre près de la nature », ajoute Marcel, qui, avec son épouse Chantal, entretient un jardin et élève trois poules sur leur terrain de Laval-Ouest.

Un mouvement citoyen

Puisqu’ils doivent composer avec un manque d’espace, certains jardiniers font preuve d’imagination. En 2012, par exemple, un couple de Drummondville a aménagé un potager devant sa demeure, forçant la municipalité à revoir ses règlements. Résultat : les résidents peuvent désormais cultiver leurs concombres, tomates et aubergines sur l’ensemble de leur propriété et, depuis avril 2016, posséder des poules pondeuses. « Nous avons voulu faire écho à une tendance qui prend de l’ampleur, mais aussi répondre aux demandes des citoyens et encadrer des pratiques qui existaient déjà, sans être permises, comme la garde de poules. Nous avons donc fixé des règles qui tiennent compte de l’environnement, du bon voisinage et du bien-être des volatiles », explique Yves Grondin, conseiller municipal et président du comité consultatif d’urbanisme de la ville.

À Montréal – qui devrait servir d’exemple, selon Éric Duchemin –, l’émergence de l’agriculture urbaine est freinée par le partage des responsabilités entre la ville centre et les arrondissements. Les règlements sur le sujet varient d’un endroit à un autre. Certains arrondissements font cependant preuve de dynamisme. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont–La Petite-Patrie encouragent les cultures comestibles dans les ruelles et les saillies de trottoirs, en plus d’autoriser les poules dans les jardins communautaires. « Nous voulons favoriser les initiatives citoyennes dans des espaces non conventionnels, comme les ruelles et les bordures de trottoirs, souligne François William Croteau, maire de Rosemont–La Petite-Patrie. Je voudrais aussi qu’on autorise les poules, mais il y a encore de la réticence chez les résidents, surtout à cause du bruit ou des odeurs. Mais on sait que des gens en ont déjà et on voudrait encadrer la pratique. »

Mais la ville pionnière, croit Éric Duchemin, c’est Gatineau. Son Plan d’action 2016-2018 pour promouvoir l’agriculture urbaine et ses artisans prévoit un accompagnement destiné à la population. « C’est important de créer des réseaux pour faciliter le partage de connaissances, que ce soit avec des formations sur l’aménagement des jardins ou des conseils sur la meilleure façon d’optimiser ses cultures », explique l’expert.

Chantal entretient un jardin et élève trois poules sur son terrain, à Laval-Ouest.

Jardiner pour économiser

L’agriculture urbaine offre une solution simple et économique à l’insécurité alimentaire, notamment dans les quartiers défavorisés, où les épiceries sont parfois rares et les produits frais plus difficiles à trouver que dans les quartiers mieux nantis. Les jardins communautaires et collectifs ont d’ailleurs été créés dans ce but. On les aménage généralement sur des terrains prêtés par les municipalités, qui fournissent aussi l’eau et les équipements nécessaires, et ils sont gérés par des organismes communautaires. Ce qui distingue ces deux types d’espaces ? Dans les jardins communautaires, chaque parcelle est confiée à un jardinier (qui s’en occupe comme si c’était son potager personnel), alors que dans les jardins collectifs, les membres choisissent ensemble les espèces qui seront cultivées, partagent le travail d’entretien et se séparent les récoltes.

Rentabiliser un potager exige de la planification, souligne Éric Duchemin. Il faut, entre autres, tenir compte des zones d’ombre et d’ensoleillement, ainsi que du volume de production des fruits et des légumes choisis. Ainsi, avant d’acheter six plants de courgettes, il faut savoir qu’un seul plant produit suffisamment pour approvisionner deux personnes. Ils sont vendus en paquets de six ? Échangez-en la moitié avec votre voisin contre des plants de concombres ou de poivrons. Vous pouvez aussi congeler vos surplus ou les offrir au service de soutien alimentaire de votre quartier.

Faire de la place

Vous manquez d’espace ? Misez sur des légumes qui peuvent se cultiver dans des bacs, comme les poivrons et les tomates, ou sur des plants qui grimpent à la verticale (par exemple les pois, les concombres, les haricots, le raisin et le melon). Préférez les fruits et légumes qui produisent beaucoup ou qui coûtent cher au supermarché, comme les petits fruits, qui sont faciles à cultiver et à transformer en confitures, ou encore les fines herbes (basilic, persil, menthe, thym, etc.), qui se vendent à prix d’or et qui exigent peu d’espace et d’entretien, conseille Éric Duchemin. Sur sa propriété de Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal, il utilise le moindre espace disponible – parterre avant, clôture, balcon, etc. – pour semer ou pour faire grimper des plants. « Un bon jardinier peut produire cinq kilos de fruits et légumes par mètre carré. Si on parle d’un potager de 30 à 40 m2, cela peut représenter quelque 1 000 $ de produits frais, pour un investissement de 50 à 100 $ pour la terre, les semis, les plants et l’engrais. »

Le bénéfice sera cependant moins évident si vous calculez le temps consacré à la préparation des semis, à l’arrosage et au désherbage du jardin, ainsi qu’à la transformation de vos récoltes en conserves ou en confitures. « Il faut considérer le jardinage comme une détente, du temps passé en famille. Si, pour vous, c’est une contrainte, mieux vaut arrêter, parce que ce ne sera pas payant : en saison, les légumes sont vendus à prix raisonnable », indique Éric Duchemin.

>> À lire aussi sur Protégez-Vous: Combattez les îlots de chaleur, végétalisez!

Des œufs frais au jardin

L’agriculture urbaine, c’est aussi la garde et l’élevage de petits animaux, dont les poules et les cailles. L’idée d’avoir des œufs frais à portée de main est tellement attirante que des centaines de Québécois bravent les interdits municipaux et gardent des poules dans leur cour, au risque de se les voir retirer ou de recevoir des amendes, le plus souvent pour non-respect des règlements sur les nuisances. Impossible, toutefois, de mesurer le phénomène. Le laboratoire AU/LAB estime que de 200 à 300 Montréalais en posséderaient. Drummondville, de son côté, a délivré 92 permis entre le moment où la garde des poules a été autorisée (en avril 2016) et le mois de novembre de la même année. Le phénomène est tel que Sherbrooke songe à encadrer la pratique et que Gatineau mènera un projet pilote avec une cinquantaine de propriétaires de poules à l’été 2017.

Outre le fait qu’elles fournissent des œufs frais – selon sa race, une poule pondra entre 150 et 300 œufs par an –, les poules dévorent les déchets du potager (fanes de carottes, cosses de pois, etc.), grattent les mauvaises herbes et mangent les insectes nuisibles (limaces, pucerons, vers blancs, etc.), sans compter que leurs déjections enrichissent la terre des jardins. « Je suis gagnante partout ! » lance avec enthousiasme Chantal, après son premier été à élever des poules. De plus, les volatiles ne demandent qu’une dizaine de minutes de soins quotidiens, exigent peu d’espace et ne dégagent pas d’odeurs si leur poulailler est nettoyé toutes les semaines. L’hiver, il suffit d’y ajouter une lumière chauffante. Tout cela pour un investissement minimal : selon sa race, une poule coûte de 5 à 40 $, la moulée revient à une centaine de dollars par an et un poulailler pouvant accueillir trois poules se vend environ 500 $ (ou revient à un peu moins si vous le construisez vous-même).

Quant au bruit, « trois ou quatre poules sont moins bruyantes qu’un chien qui jappe ou qu’une tondeuse le dimanche matin ! Elles crient surtout lorsqu’elles pondent », explique Louise Arbour, fondatrice de Poules en ville, une entreprise qui promeut la garde responsable de poules pondeuses en région urbaine et qui offre de la formation à ce sujet.

Louise Arbour laisse ses poules se promener dans sa cour, les fait grimper sur elle et les nourrit à même sa main, comme des animaux de compagnie.

Pas tous d’accord

Éric Duchemin est plus nuancé. Selon lui, l’élevage de poules peut s’avérer compliqué, étant donné qu’il exige certaines connaissances, notamment au chapitre de l’alimentation, de l’entretien du poulailler et des maladies aviaires. Louise Arbour l’a d’ailleurs appris à ses dépens. La première année, elle a perdu une poule après avoir oublié de lui donner des cailloux à manger pour l’aider à digérer. Il faut aussi être conscient que ces oiseaux, comme d’autres animaux, demandent des soins quotidiens, ce qui implique de trouver un gardien si vous devez vous absenter quelques jours, rappelle Éric Duchemin. Les poules sont également sensibles au stress : attention aux chiens ou aux visiteurs nombreux et bruyants ! Vous devez aussi savoir qu’une poule pond sur une période de trois à huit ans. Par la suite, vous devrez lui trouver une place dans une ferme ou dans un refuge pour animaux, ou la confier à un abattoir, à moins que vous décidiez de la garder jusqu’à sa mort, soit autour de 10 ans.

Les municipalités craignent, pour leur part, les problèmes de bruit, d’odeurs et de propreté, ainsi que la prolifération de poules. C’est pourquoi celles qui les autorisent, comme Chambly, Drummondville et Sorel-Tracy, imposent des règles strictes quant au nombre d’oiseaux et à l’entretien du poulailler, sans oublier la dimension de ce dernier. Les coqs, eux, sont généralement interdits pour éviter le bruit et la naissance de poussins. Les municipalités indiquent généralement comment se départir des poules mortes ou vieillissantes afin d’empêcher qu’on ne les abandonne dans la nature, une crainte soulevée par plusieurs organismes de protection des animaux. Le MAPAQ demande d’ailleurs aux municipalités de prévoir des modalités ou des installations pour recueillir les oiseaux maltraités (ou non désirés) et de procéder à l’euthanasie au besoin.

Le volume de production d’œufs ainsi que la grosseur et la couleur de ces derniers varient d’une race de poules à l’autre. On dénombre près de 200 races, dont plusieurs peuvent servir à l’élevage

Faire du miel ?

La production de miel en ville gagne aussi en popularité. La plupart des municipalités n’ont pas de réglementation sur le sujet, ce qui implique que les ruches sont permises, à condition de respecter les règles du MAPAQ. À Montréal, de 2010 à 2015, le nombre de ruches est passé de 10 à 370. Les agriculteurs urbains y voient une façon de venir en aide aux colonies d’abeilles en déclin et de produire un miel entièrement naturel. Les villes renferment en effet une grande variété de fleurs sauvages et ornementales peu exposées aux pesticides, ce qui pourrait contribuer à la santé des abeilles.

De25à50 kilos
Quantité de miel que peut produire une ruche annuellement.
Source : Fédération des apiculteurs du Québec, Alvéole.

Mais n’est pas apiculteur qui veut. Gérer une colonie d’abeilles, surveiller les parasites et les maladies qui peuvent la toucher, entretenir une ruche et récolter le miel demandent du temps, de même qu’une certaine connaissance de la biologie de l’insecte et du mode de fonctionnement d’une colonie. Il est donc préférable, avant de se lancer, de suivre une formation auprès du MAPAQ ou d’un apiculteur, estiment Sébastien Charruau et Stéphane Duclos, les deux fondateurs de Ruchers rebelles, une entreprise qui vise à protéger les abeilles en faisant découvrir leurs produits et leur rôle important dans la pollinisation. « Il y a plusieurs maladies et parasites qui guettent les abeilles et qui peuvent mettre l’espèce en danger. C’est important de les connaître et de savoir les détecter et les combattre, sinon vous risquez de perdre votre ruche », explique Sébastien Charruau. Voilà, en effet, ce qui est arrivé à Murielle et à Isabelle à leur troisième année d’élevage lorsqu’un parasite, détecté trop tard, a décimé leur colonie. Les Lavalloises ont dû repartir à zéro en achetant une nouvelle reine.

Les abeilles mellifères ne piquent jamais, sauf si elles se sentent menacées. C’est pourquoi il est préférable de porter une combinaison de protection quand vous inspectez leur « domicile ».

Attraper la piqûre

Vous désirez avoir votre propre ruche ? Vous devrez débourser environ 1 000 $ pour acheter une reine (auprès d’un apiculteur qui en fait l’élevage), des abeilles, ainsi qu’une ruche et les outils nécessaires à son entretien, comme un grattoir, un enfumoir et des vêtements de protection. Il vous faudra payer le même montant pour acquérir un extracteur à miel, qui vous facilitera la tâche. En retour, vous pourrez récolter de 25 à 50 kilos (55 à 110 livres) de miel par année. « À ce rythme, attention au diabète ! » lance Éric Duchemin. À moins d’avoir un grand cercle d’amis avec qui partager votre production.

Si vous souhaitez vous initier à l’apiculture sans devoir tout faire vous-même, il y a moyen de louer une ruche à une entreprise comme Alvéole, qui compte des succursales à Montréal, à Québec et à Toronto. Elle vous fournit la ruche et s’occupe de son entretien pour un montant qui varie de 50 à 65 $ par mois, selon le forfait choisi. À la fin de la saison, ses employés vous remettent 10 kilos de miel (environ 22 livres) provenant de votre récolte.

Et les voisins ? « Une fois l’appréhension passée, la réaction est généralement favorable », indique Sébastien Charruau, qui a installé une ruche dans la cour de sa résidence, à Saint-Hubert. Il ajoute : « Pour moi, c’est aussi l’occasion de parler de l’importance des abeilles comme pollinisateurs et de les distinguer des guêpes, notamment à l’école de mon fils. Peu de gens le savent, mais les abeilles ne piquent pas, à moins qu’elles se sentent menacées, comme lorsqu’on ouvre leur ruche. Ce sont les guêpes qui tournent autour de votre assiette l’été ! »

Pour assurer un bon voisinage, le MAPAQ prescrit qu’une ruche doit, en milieu urbain, se trouver à au moins 15 mètres d’un chemin public ou d’une habitation. Le Ministère exige aussi que les propriétaires enregistrent leur ruche auprès de lui afin d’exercer une surveillance et de prévenir la propagation de maladies.

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Santé et alimentation

Commentaires 1 Masquer

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  • Par Michel Villeneuve | 19 avril 2017

    J'ai bien hâte qu'un projet de jardin communautaire voit le jour à Saint-Jérôme avec une formule volontaire , et non pas comme "les serres de Clara " qui a une autre mission , mais bien pour les gens de Saint-Jérôme , j'ai déjà contacter qui de droit et j'attend pour un développement . Merci de l'attention portée.