Par Céline Montpetit Mise en ligne : 29 novembre 2016

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Près de 20 % des pédiatres américains refusent de traiter les enfants dont les parents sont opposés à la vaccination, révèle une étude publiée en décembre 2015 dans la revue Pediatrics. Les pédiatres québécois pourraient-ils en faire autant ?

« Oui, et il y en a qui le font déjà », répond le Dr François Boucher, chef du Service d’infectiologie pédiatrique au CHU de Québec. Certains pédiatres estiment que les parents qui ne suivent pas leurs recommandations vaccinales ne suivront pas plus leurs conseils pour les autres soins. »

Et certains praticiens sont réticents à l’idée d’avoir dans leur salle d’attente des enfants non vaccinés et potentiellement contagieux, qui pourraient transmettre leur virus à des nouveau-nés, par exemple, ou encore à des bambins dont le système immunitaire est affaibli.

Même si quelques praticiens le font, la Société canadienne de pédiatrie ne recommande pas à ses membres de refuser de traiter les enfants non vaccinés.

Maintenir le dialogue

« Si on cesse la relation thérapeutique avec une famille qui s’y oppose, on perd toute chance de la convaincre de la sécurité et de l’efficacité des vaccins », fait remarquer le Dr François Boucher. De plus, la vaccination n’étant pas obligatoire au Canada, les médecins ont le mandat de l’encourager fortement mais ils ne peuvent l’imposer.

Cela dit, « il n’est pas interdit de refuser de traiter un enfant non vacciné, à condition d’envoyer les petits patients à un autre médecin », souligne-t-il.

Selon la Société canadienne de pédiatrie, environ 3 % des parents s’opposent à la vaccination.

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