Un panier d’épicerie plus cher en 2018

Par Catherine Crépeau Mise en ligne : 13 décembre 2017

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Les familles canadiennes dépenseront 348 $ de plus pour se nourrir en 2018, en raison de leur appétit pour les restaurants et les mets préparés.

Une famille de deux adultes et deux enfants déboursera 11 948 $ pour s’alimenter au cours de la prochaine année, soit 348 $ de plus qu’en 2017, selon le Rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation préparé par des chercheurs des Universités Dalhousie (Nouvelle-Écosse) et Guelph (Ontario). 

La majeure partie de cette augmentation proviendra d’une plus grande consommation de repas prêts-à-manger, par exemple les plats préparés, les repas au restaurant, les boîtes de repas prêts à cuisiner, etc. Pour une famille, la hausse anticipée de 4 à 6 % se traduira par une dépense supplémentaire de 208 $.

Le ménage moyen consacrera alors 30 % de son budget alimentaire au prêt-à-manger, un niveau record. D’ici 2035, ce poste pourrait représenter la moitié du budget alimentation, selon les auteurs du rapport.

On peut évidemment réduire les effets de ces hausses anticipées en privilégiant les aliments préparés à la maison et en limitant les sorties au restaurant.

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Le prix des légumes en hausse

Au supermarché, c’est le prix des légumes qui devrait augmenter le plus en 2018, soit de 4 à 6 %. Les perturbations météorologiques sont à l’origine de cette hausse anticipée. 

Notamment le phénomène El Niña attendu cet hiver et qui se traduit par l'apparition d'eaux plus froides que la normale dans les parties est et centre de l'océan Pacifique, entraînant une tendance à la sécheresse en Afrique de l'Est et dans l'est de l'Amérique du Sud, ainsi qu’une humidité accrue en Afrique australe.

Hausse modérée pour le reste

Le rapport évoque une possible augmentation de 1 à 3 % du prix des fruits et des noix, alors que la hausse sera de moins de 2 % pour les produits céréaliers, les œufs et les autres produits d’épicerie. 

Même le prix de la viande, qui avait grimpé de 30 % au cours des dernières années, ne devrait pas augmenter de plus de 2 %.

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Au final, le prix de l’ensemble des aliments devrait augmenter de 1 à 3 %. Au Québec, la hausse devrait se maintenir à ce niveau, alors qu’en 2017 la hausse anticipée des prix avait été inférieure à la moyenne nationale.

Soulignons que la hausse des prix de 3 à 5 % annoncée dans le Rapport publié en décembre 2016 ne s’est pas concrétisée en 2017. L’augmentation du prix des aliments, toutes catégories confondues, n’a été que de 1,4 %, alors que les prix des produits laitiers, des œufs, du pain et des produits céréaliers ont nettement diminué.

À l’inverse, le prix des poissons et fruits de mer a augmenté de 5,6 %. Pour les auteurs du rapport, c’est la force inattendue du dollar qui a permis de minimiser les hausses de prix en 2017.

Commerce international

Les auteurs du Rapport indiquent que la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique pourrait affecter le prix des aliments, notamment si nos voisins décidaient d’imposer des barrières tarifaires. 

Prévision des hausses de prix pour 2018

Légumes

4 à 6 %

Restauration

4 à 6 %

Fruits et noix

1 à 3 %

Produits céréaliers

0 à 2 %

Poissons et fruits de mer

0 à 2 %

Produits laitiers et œufs

0 à 2 %

Viandes

0 à 2 %

Autres produits d'épicerie

0 à 2 %

Source: Rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation 2018

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