Faut-il craindre le piratage  des cartes de crédit PayPass?

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 06 septembre 2018 Shutterstock.com

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De plus en plus populaires, les cartes bancaires offrant les technologies PayPass (cartes de crédit) et Flash (cartes Interac) utilisent le procédé d’identification par radiofréquence, ou RFID (pour radio frequency identification).

Vous pouvez vous en servir pour payer un achat sans contact et sans avoir besoin d’entrer votre numéro d’identification personnel (NIP).

Le hic? Un fraudeur peut, en s’approchant de vous muni d’un lecteur, saisir les informations de votre carte bancaire grâce aux ondes radio émises par la puce RFID.

«Quand on parle de sécurité informatique, il faut toujours penser au risque, explique Patrick Boucher, président de Gardien Virtuel, une société québécoise spécialisée en sécurité informatique. Est-ce qu’il a été démontré qu’il est facile de frauder? La réponse est oui. Mais faut-il pour autant céder à la panique? Non.»

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Conséquences limitées

Selon Patrick Boucher, le risque de fraude est faible et les conséquences limitées car, comme le rappelle l’Association des banquiers canadiens, tout achat d’un montant supérieur à 100 $ nécessite la saisie du NIP: «Ainsi, si votre carte est perdue ou volée, il sera impossible de s’en servir pour effectuer des achats impliquant de larges sommes d’argent.»

Par ailleurs, précise l’Association des banquiers canadiens, «la carte sans contact doit se trouver à quelques centimètres du lecteur pour que la transaction s’effectue». Or, cette faible portée rend difficile l’accès à distance aux données pour les criminels, puisque ces derniers doivent s’approcher très près de vous s’ils veulent augmenter leurs chances de réussir leur opération.

Protection antifraude

Si, malgré ces arguments, vous n’êtes pas rassuré, la solution pour se prémunir contre la fraude est finalement assez simple: utiliser un étui anti-RFID (porte-cartes, portefeuille, etc.), lequel est généralement muni d’une pellicule d’aluminium destinée à bloquer le signal émis par la puce.

«Je compare ça à faire du vélo. Mettre un casque ou pas? Le risque existe avec ou sans, mais il est moins grand avec, donc j’en utilise un», conclut Patrick Boucher.

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