16 conseils pour dépenser moins à la retraite

Par Protégez-Vous Mise en ligne : 27 octobre 2016

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Le secret d’une retraite réussie réside dans une bonne préparation, financière, mais aussi personnelle. Voici quelques conseils pour y voir plus clair.

On trouve sur le Web un grand nombre de calculateurs des dépenses à la retraite, de calculateurs de revenu, de valeur de REER, d’épargne, d’inflation, de coût des soins de santé ou d’espérance de vie, entre autres. Si vous choisissez d’établir un plan financier avec un conseiller, les résultats ainsi obtenus seront fort utiles. Attention: lorsque vous calculez vos dépenses, n’oubliez pas que celles liées à la santé risquent de s’alourdir avec le temps. Voici quelques calculateurs pratiques, parmi d’autres: Question Retraite, Manuvie et Financière Sun Life.

Faut-il avoir beaucoup d’argent à la retraite? Le fait de vouloir maintenir son niveau de vie actuel à la retraite est-il le gage d’une retraite heureuse? Après avoir sondé plus de 80 000 Québécois il y a quelques années, l’organisation privée l’Indice relatif de bonheur (IRB) a dégagé 24 critères et facteurs influençant le bonheur, tels que l’accomplissement, la santé, la famille, le travail, les finances, l’amour, l’amitié et la reconnaissance. L’IRB a ainsi constaté que les personnes de 55 ans et plus affichaient une meilleure prédisposition à être heureuses que le reste de la population.

Les trois facteurs qui affectaient le plus positivement leur bonheur étaient, dans l’ordre: les valeurs de l’âme comme la sérénité, la spiritualité, l'altruisme et l'empathie (les questions qu’elles se posaient ont fait place, à ce stade de leur vie, à des réponses, tandis que les regrets deviennent des souvenirs, ou plutôt des expériences qui font d’elles les personnes qu’elles sont), le sentiment d’accomplissement (elles sont plutôt satisfaites de la vie qu’elles ont menée et de ce qu’elles ont réalisé jusqu’à maintenant) et les finances personnelles (elles y ont consacré de nombreux efforts et sacrifices.). Quoi qu’on en dise, l’argent semble bien représenter, donc, un facteur de bien-être. Conclusion: l’importance d’accumuler un capital va au-delà du fait d’avoir assez d’économies pour survivre.

>> À lire aussi: Se préparer à la retraite: que faire à 30, 40 et 50 ans?

Les questions à se poser avant le jour «J»

À chacun d’inventer sa retraite en fonction de ses attentes et de ses moyens, affirment souvent les experts en planification financière. Encore faut-il se poser les bonnes questions pour s’y préparer, à la fois financièrement et psychologiquement. En voici quelques-unes.

• À quel âge devrais-je prendre ma retraite?
• Quels sont mes besoins financiers actuels? Quels seront-ils, à la retraite, pour moi et pour ma famille? Me permettront-ils de réaliser mes projets?
• Aurai-je droit à un régime complémentaire de retraite? À combien s’élèveront mes prestations lorsque je me retirerai du marché du travail?
• Quel est le montant de mon épargne? Quel est mon niveau d’endettement?
• D’où proviendront mes revenus plus tard, et dans quelle proportion?
• Ma famille et moi disposons-nous d’assurances adéquates?
• Comment vais-je occuper mon temps ? Y a-t-il un projet en particulier que je souhaiterais réaliser?
• Ai-je rédigé un testament et un mandat en cas d’inaptitude en bonne et due forme?
• Dans quel état de santé serai-je dans cinq ou 10 ans?
• Dans quel type de logement vais-je pouvoir habiter?

Source: Osez vivre

16 conseils pour dépenser moins et mieux épargner

En général, retraite rime avec baisse des revenus. Quand vient le temps d’économiser, on a alors tendance à se priver de petits plaisirs, comme les sorties. Pourtant, cette étape de la vie peut aussi être l’occasion de revoir sa manière de consommer. En vous organisant un peu mieux ou en modifiant légèrement vos habitudes, vous arriverez plus facilement à boucler vos fins de mois

• Commencez à épargner tôt. Bâtir son épargne n’est pas un sprint, mais un marathon : épargner un petit 20 $ par semaine vous donnera un peu plus de 1 000 $ à la fin de l’année.

• Soyez patient… et prudent. Lorsque vous vous demandez dans quel véhicule de placement mettre votre épargne, il se peut que vous trouviez certains taux de rendement un peu trop «pépères». Toutefois, surtout en période de marasme économique, la prudence s’impose.

• Planifiez, planifiez et planifiez… Faites le point régulièrement sur votre situation financière. Vous voulez acheter votre première maison? Avez-vous assez d’argent de côté pour la mise de fonds? Si vous avez placé une partie de votre épargne dans un REER, vous pouvez utiliser un montant maximal de 25 000 $, sans impôt, pour l’achat ou la construction de la maison (Régime d’accession à la propriété). Pour plus d’information, consultez le document Sachez RAPer sans déraper.

• Faites un budget et respectez-le. Pour avoir vos finances personnelles bien en main, prévoyez vos revenus et vos dépenses à la semaine ou au mois. Vous pouvez utiliser la grille de calcul de Question Retraite, qui vous permet de déterminer les dépenses fixes et les dépenses variables et votre épargne, y compris l’épargne-retraite. Vous verrez très vite lesquelles de vos habitudes de consommation vous pourriez modifier pour réaliser les projets qui vous tiennent à cœur.

• Vivez en dessous de vos moyens. Une fois votre budget bouclé, vous aurez une bonne idée de vos revenus et de vos dépenses. Même si cela peut paraître simpliste, assurez-vous que vos dépenses n’excèdent pas vos revenus. S’enrichir, ce n’est pas vivre selon ses moyens, mais vivre en dessous de ses moyens.

>> À lire sur notre site: Plus de 180 façons d’échanger des biens ou des services.

• Déterminez votre profil d’investisseur. Lorsque vous aurez réussi à épargner pour faire des placements, découvrez votre profil d’investisseur. Êtes-vous prêt à mettre la main sur des actions de grandes entreprises canadiennes versant des dividendes ou à investir dans des obligations à taux fixes? En général, le rendement et le risque vont de pair.

• Pensez REER! Même si les campagnes de REER ont lieu en début d’année, vous pouvez y cotiser tout au long de l’année. Et pourquoi ne pas procéder par dépôts automatiques?

• Utilisez une grille budgétaire. Faites-le pour bien connaître vos revenus et vos dépenses. C’est le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises et de déceler les dépenses superflues. Le site Web d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada offre des outils pour vous y aider.

• Revoyez vos polices d’assurances. Tous les deux ans, revoyez vos polices d’assurance auto et habitation, et magasinez. Ce marché est très concurrentiel et pour une même police, le prix peut varier du simple au triple! Sachez aussi que le Réseau FADOQ et l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) offrent certains rabais à leurs membres. Pour toute question sur votre police, demandez conseil à votre assureur ou contactez le Bureau d’assurance du Canada.

• Diminuez vos frais bancaires. En moyenne, les Canadiens dépensent chaque année près de 200 $ en frais bancaires. Or, plusieurs banques proposent des comptes «économiques», voire sans frais, à leurs clients de 59 ans et plus. Pour en savoir plus, adressez-vous à votre institution financière.

• Faites la chasse aux frais de gestion. Faites la chasse aux frais de gestion et d’administration trop élevés des fonds communs de placement de votre REER: selon certains spécialistes, ils grugeraient jusqu’à un tiers de leur rendement. Pour en savoir plus: L’impact des frais d’investissements (Question Retraite) et 
La plaie des frais financiers (Robert Pouliot, CAmagazine).

• Procédez au décaissement intelligemment. Si vous partez à la retraite avec une faible rente et que votre revenu provient surtout de vos actifs et de votre épargne, par exemple un régime enregistré d’épargne retraite (REER), prenez le temps de réfléchir à la durée pendant laquelle vous effectuerez votre décaissement. Allez-vous viser 20 ans, 25 ans, 30 ans? Pour éviter le risque de survivre à ses économies, mieux vaut anticiper une durée de vie potentielle plus longue que l’espérance de vie statistique.

• Déplacez-vous à peu de frais. Les usagers de 65 ans et plus peuvent bénéficier d’un rabais sur le prix des titres de transport dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, Longueuil, Laval, Québec et Sherbrooke.

• Profitez des gratuités. À partir de 65 ans, vous avez droit à un examen annuel complet de la vue gratuit. Pour cela, il suffit de présenter votre carte d’assurance maladie à votre optométriste. Enfin, être membre du Réseau FADOQ permet d’obtenir certains rabais sur les lunettes d’ordonnance et de soleil.


• Magasinez vos médicaments. Faites-le surtout si vous dépendez d’un régime privé d’assurance médicaments. Comme l’a démontré une enquête de Protégez-Vous en 2011, dans le cas de certaines molécules, l’écart de prix peut aller du simple au double ! Si vous devez acheter un analgésique, par exemple, comparez le prix des différents formats. De plus, les marques maison sont souvent plus économiques que les autres.

• Utilisez les services des cliniques-écoles. Les soins dentaires coûtent souvent une petite fortune. Si vous devez subir un traitement onéreux, comparez les prix demandés par plusieurs cliniques; on note parfois de fortes différences d’un établissement à l’autre. Vous pouvez aussi utiliser les services des facultés de médecine dentaire, qui offrent au grand public des traitements à petit prix.

>> À lire sur notre site: 
Se faire soigner dans une clinique-école, ça vaut le coût?

Sources: Question Retraite et Option consommateurs.

Cet article a initialement été publié dans notre guide «Préparer sa retraite» écrit par Rémi Maillard en collaboration avec Question Retraite. Pour consulter la liste des guides que vous pouvez vous procurer, consultez notre boutique en ligne.

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