Adieu, «cenne» noire!

Par Mise en ligne : 04 février 2013

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La Monnaie royale canadienne a cessé de mettre en circulation la pièce de 1 ¢. Voyez de quelle façon cela modifiera votre façon de régler vos achats.

La production de la pièce de 1 ¢ a cessé au printemps dernier, mais ce n’est que depuis cette semaine qu’elle n’est plus distribuée. Même si on ne pourra plus «compter nos sous», le cent demeurera l'unité de base de tous les paiements et les pièces conserveront leur valeur indéfiniment.

Les transactions réglées en argent comptant peuvent désormais être arrondies, mais celles payées avec d’autres types de paiements (carte de débit, carte de crédit, chèque, virement bancaire, etc.) continueront à être réglées au montant exact. 

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Jusqu’au dernier sou

Le portefeuille de la majorité des Canadiens sera certes plus léger, mais les irréductibles utilisateurs de la «cenne» noire pourront tout de même continuer à l’utiliser dans les magasins qui voudront bien l’accepter. Les commerçants ont toutefois la possibilité de refuser ces pièces, au même titre qu’ils ont le droit, par exemple, de refuser les billets de 50 $.

Les lignes directrices émises par le gouvernement fédéral suggèrent aux entreprises d’arrondir le total de la facture au multiple de 5 ¢ le plus proche. Ainsi, l’État propose d’arrondir à la baisse les montants se terminant par 1, 2, 6 et 7 (exemple: 5,87 $ arrondi à 5,85 $), et d’arrondir à la hausse les montants se terminant par 3, 4, 8 et 9 (exemple: 5,88 $ arrondi à 5,90 $).

Pas de loi

Fait important: ces lignes directrices ne sont que des suggestions et, pour le moment, aucune loi n’encadre la façon dont les commerçants doivent arrondir les montants. Néanmoins, le gouvernement fédéral s’attend à ce que les entreprises arrondissent le montant final de manière «équitable, uniforme et transparente». 

«Des pays ayant éliminé graduellement les pièces de faible valeur – comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande – ont démontré que les pratiques équitables d’arrondissement ont été respectées», fait toutefois remarquer Stephanie Rubec, porte-parole du ministère des Finances du Canada. 

>> À voir sur le site de Protégez-Vous: notre comparateur de cartes de crédit

Un exemple, en chiffres

Lorsqu’un consommateur achète plusieurs produits en même temps et qu'il désire payer en argent comptant, le montant exact de chaque article est additionné, puis les taxes sont ajoutées et finalement le montant final de la transaction est arrondi.

Prenons l’exemple suivant: vous achetez un magazine à 3,00 $ et une barre de chocolat à 1,15 $. Le commerçant additionne le prix exact de chaque article (3,00 $ + 1,15 $ = 4,15 $), il ajoute ensuite les taxes à ce montant (4,15 $ + 0,62 $ = 4,77 $) puis il arrondit le total afin d’obtenir le montant que vous devrez payer, soit4,75 $. À noter que si vous aviez décidé de payer avec une carte de débit ou une carte de crédit, vous auriez payé le montant exact, soit 4,77 $.

Résumé des principaux points

  • Tous les droits, frais et taxes sont calculés avant l’arrondissement.
  • Lors d’une transaction contenant plusieurs articles, seul le montant total est arrondi.
  • Un commerçant peut refuser les pièces de 1 ¢ même si son client a la monnaie exacte.
  • Les pièces de 1 ¢ encore en circulation conserveront leur valeur de façon indéfinie; on pourra continuer à les utiliser dans les magasins qui choisissent de les accepter.
  • Les consommateurs peuvent continuer à déposer leurs pièces de 1 ¢ dans leurs institutions financières, mais celles-ci peuvent exiger qu’elles soient présentées sous forme de rouleaux. Puisque les pièces conserveront leur valeur indéfiniment, il n’y a pas de date limite pour les déposer.
  • Pour en savoir plus, consultez le site du ministère des Finances du Canada.
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